(Je songe dorénavant à mettre des extraits de chansons comme titre, pour prouver que je n’écoute pas QUE du Britney et du Lady Gaga) (mais que j’ai aussi été ado) (et que ma sous-culture musicale est un gouffre sans fond)

Je suis un peu masochiste dans l’âme. Je l’avoue, je l’assume, je le revendique même. Masochisme qui s’exprime principalement par le fait que je sois adepte du tuning corporel. Il fut un temps où je faisais un piercing par an, mais une fois les traditionnels oreilles-langue-nombril-nez ornés de brillants à faire pâlir d’envie une pétasse de clip de RnB, j’ai décidé que je n’irais pas plus loin, le reste de ma surface se refusant à tout ornement de type intrusif (pour me faire tourner de l’oeil, il suffit de me parler de piercing au téton)

Il y a 5 ans, après quelques mois de réflexions, je suis donc passée au degré supérieur (dans mon échelle de rebellitude, graduée par les diverses réactions de ma génitrice face à ce qu’elle appelle des « mutilations volontaires révélatrices d’un esprit malade. » Ma mère est une poète à ses heures, et fine psychologue) Lors de mon expatriation en Angleterre, j’ai pris mon courage à deux mains, et franchi la porte d’un tatoueur, la peur au ventre. J’avais raison. Rétrospectivement, je pense qu’il avait une formation de boucher-charcutier, et qu’il m’a encré directement dans la chair plus que dans la peau. J’en suis ressortie en sang, j’ai cicatrisé avec les draps la première nuit, et comme j’ai repris le sport trop tôt (à l’époque j’étais sportive) j’ai abîmé la bête pendant la cicatrisation. Mais tout abîmé qu’il soit, c’est une petite partie de moi. Lisez le reste de cet article »

Quand tu signes enfin devant de ton sang une cinqcentaine de feuilles chez le notaire, tu penses que le plus dur est derrière toi. Tu as quand même affronté des agents immobiliers et des banquiers pour en arriver là, et tu as survécu, ça a un petit côté Highlander, tu te sens la reine du monde et tu te dis que plus rien de mal ne peut t’arriver.

Et bien si.

J’ai de l’eau chaude dans la cuisine (mais pas de froide)

J’ai de l’eau froide dans la salle de bain (mais pas de chaude)

Impossible de débrancher l’arrivée d’eau du lave-vaisselle (cadeau des anciens locataires) qui fuit si on l’ouvre.

L’arrivée d’eau de la machine à laver fuit.

Tout comme l’évier.

La porte de la douche tient par la vertu du Saint Esprit, ma génitrice m’a conseillé de ne même pas essayer de la fermer.

Je crois que j’ai acheté une piscine au huitième étage.

J’aurais vraiment voulu attaquer 2010 sur un sujet glamour et pailleté. Vraiment. Mais WordPress ayant eu la bonne idée de ne pas sauvegarder la tartine que je venais de pondre, et ma motivation étant inversement proportionnelle à mon niveau de stress (je me planque d’un notaire, c’est épuisant) je publie donc la note prévue ensuite.

Bonheur, joie, santé, amour et emprunt immobilier pour tous en 2010
(si quelqu’un veut m’offrir du Lexomil, je suis preneuse, je vais tourner au périmé, ce qui me rassure moyen bof)
(j’ai des désirs simple, merci de le noter)

Pour les fêtes, BestFriend était de passage en France, son Australien sous le bras, et qui dit BestFriend en France, et Australien en découverte de notre beau pays, dit que je me suis incrustée pour la soirée raclette traditionnelle. Et j’ai découvert que certaines personnes auraient bien besoin d’un cours d’optimisation de la raclette. Comme je ne suis qu’amour et calories, je m’y colle. Ne me remerciez pas. C’est tout naturel.

Tout est question d’organisation

Il y a 2 façons d’appréhender la raclette. Comme un sprint, ou comme une course d’endurance.
Le sprinteur considère que « premier arrivé premier servi » tandis que l’endurant fait durer le plaisir en dégustant lentement. Le résultat final est le même, on déboutonne discrètement son jean super slim en soupirant d’aise, la différence est que le sprinteur est déjà calé au moment où on se rend compte qu’il n’y a plus assez de pommes de terre / fromage (les deux ne tombant jamais en rupture de stock simultanément) (et je ne parle même pas de la charcuterie)

Comme vous l’aurez peut-être deviné, je suis une sprinteuse. A croire que j’ai été affamée dans mon enfance. N’empêche que je ne connais jamais le moment où le plus lent se retrouve seul face à une patate sans fromage, ou avec un stock de fromage et plus l’ombre d’une pomme de terre. Je suis rapide et organisée.

Dans les starting blocks

racletteTout commence lors du placement des plats sur la table. Nous partirons ici du principe que vous utilisez une machine de type téfalesque, bref, pas le machin sur lequel tu colles le demi fromage, parce que tout le monde n’habite pas dans un restaurant d’altitude. Vous avez donc à votre disposition des parts de fromage, joliment disposées dans une assiette. Débrouillez vous pour être près de ce plat. L’important dans la raclette, c’est le fromage, et si vous voulez maintenir un rythme soutenu sans vous faire griller à chaque fois que vous vous resservez, évitez d’avoir à vous lever pour vous resservir. C’est du bon sens.

Les hostilités à proprement parler commencent dès le branchement de l’appareil. Alors que le reste de la tablée attend en bavardant que la chose chauffe, mettez déjà votre poêlon sous la résistance. Ainsi, quand vous y placerez ultérieurement votre premier fromage, il sera déjà chaud et votre premier morceau sera le premier fondu. Vous gagnerez ainsi de précieuses secondes.

Si vous êtes chez des gens qui servent les pommes de terre dans leur tenue de travail (c’est à dire pas épluchées) et que vous êtes une gauchère contrariée tendance boulet ultime, jouez la décontraction, et expliquez que vous commencez l’épluchage au plus vite, pour que tout le monde ai mangé un minimum avant de devoir vous conduire aux urgences (aux environs de la troisième patate, le couteau rippe, le doigt reste statique, le sang fuse, l’assemblée s’immobilise, vous vous rappelez cette émouvante scène de Twilight, tout va bien)

Ne pas faiblir

Pour la suite, garder le rythme est mon seul conseil. Ne laissez jamais votre poêlon vide. Ayez toujours un fromage en action. Si vous sentez que votre voisin(e) est le maillon faible de la soirée, n’hésitez pas à squatter son poêlon (voire son fromage) quand il/elle relâche le rythme.

Si vous suivez ces conseils, vous devriez être le premier ou la première à déclarer forfait, bien avant la rupture de stock et le KO général. Si vous avez été discret lors de vos ravitaillements, vous ne passerez pas pour le/la goinfre de service. Généralement, c’est là que je foire, on me met toujours le plus petit plat à côté, ça se voit que je le ruine à moi toute seule…

PS (sans rapport avec la choucroute raclette) Je répondrai aux commentaire, lirai les blogs, commenterai de façon fine et pertinente et répondrai aux mails en attente depuis trop longtemps dès que j’aurais satisfait les hommes qui se bousculent à mes pieds enfin signé pour ce foutu appart retrouvé une vie équilibrée plus de deux neurones actifs simultanément.

Le problème de la garde d’enfants, c’est que s’il arrive quelque chose, tu es responsable, tu dois rendre des comptes, expliquer pourquoi le petit Brian s’est maquillé à l’indélébile, pourquoi la petite Priscilla a fait un piercing avec l’agrafeuse. Le problème de la garde d’enfants, c’est que parfois ils se font mal tout seul et avant de t’être confié, mais comme tu n’es pas un monstre, tu ne peux pas dire que ce n’était pas sous ta responsabilité donc ranafoutre.
Et tu te retrouves aux urgences, de bon matin, pas franchement réveillée, pleine d’optimisme sur le fait que ça va aller vite.

Tant de candeur et de naïveté mérite un lol

La première heure, tu réussis à canaliser la terreur que tu accompagnes, à coup de menaces, gros yeux, « si tu n’es pas sage je t’abandonne ici, » en lui donnant un bonbon, en le faisant dessiner, en lui disant que tout va bien se passer et que ça va être rapide. Oui, tu mens, mais tu sens déjà que ça va être long.

La deuxième heure, tu fais le « SMS à un ami » pour lui dire que t’es debout un matin avant 15h, le week-end, et que ça force le respect. Ce n’est pas une question, c’est une affirmation. Tu tentes de canaliser la terreur hyperactive qui trouve que la salle d’attente manque de jouet. Tu luttes pour ne pas tourner de l’œil à la vue des diverses pathologies qui débarquent. Tu maudis ta petite nature quand tu sens ta tension chuter à la vue d’une personne qui rend sa liberté à son petit déjeuner (émétophobie, que du bonheur au quotidien) Tu prends les paris sur qui pètera un plomb en premier. Tu te renseignes sur les horaires d’arrivée des autres, et tu as envie de pleurer.

La troisième heure, tu grignotes des cochonneries parce que tu n’as pas mangé depuis quasiment 24h (manger c’est tricher) en maudissant le meilleur système de santé au monde. Tu as arrêté d’espérer sortir de là avec toute ta santé mentale. Tu surveilles du coin de l’œil la terreur avant qu’elle ne décide d’explorer seule l’hôpital.

A l’approche de la quatrième heure, tu te casses, c’est pas faisable d’attendre autant avec un enfant en bas âge, et en te disant que la prochaine fois, il faut juste qu’il y ai du sang, visible, de préférence abondant, pour pouvoir espérer ne pas y passer la journée.

Samedi, je suis allée au cinéma.

On fait maintenant une pause dramatique, parce que c’est de l’évènement. A 10€20 la séance, j’y réfléchis généralement un certain nombre de fois avant d’aller m’enfermer dans le noir. Mais là, Alors que je saoulais tranquillement BabySitter pour un truc dont on reparlera plus tard, et qu’il me disait très gentiment que NON, il ne m’accompagnerait pas, parce que j’étais une grande fille et qu’il m’avait donné son point de vue, il a ajouté qu’on pouvait se faire un ciné après. Tu m’étonnes, lui, il a l’illimité. Donc j’ai eu le droit de choisir le film. Vu que je suis une fille, et que je payais ma place plein pot, de toute façon, je voulais avoir le dernier mot sur le choix du film.

J’ai commencé à regarder les programmes, et me suis rendue compte qu’il y a quand même pas mal de bouses en ce moment, à croire qu’on est censés profiter de ce début d’été en plein air, ou en tricotant des chaussettes (selon les jours)

Et puis je suis tombée sur un résumé qui m’a bien plu. Une histoire écrite après avoir entendu un fait divers à la radio: l’expansion des sociétés de nettoyage de scènes de crime (les femmes de ménage des Experts en gros) Un concours local présidé par Glenn Williamson, le producteur d’Eternal Sunshine of the Spotless Mind. Il aime l’histoire, et la propose aux producteurs de Little Miss Sunshine. Et comme il fallait bien coller à l’esprit sunshinesque, le film s’appelle… Sunshine Cleaning.

sunshine1 Lisez le reste de cet article »

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