Ceci est une non-note. Nina va me taper dessus de faire ça, parce qu’on a quand même quelques sujets de désaccord dans notre amour idyllique. Elle dit qu’American Apparel, c’est le mal. Je soutiens que les dessous American Apparel, c’est le bien. Je t’aurais bien fait un topo photo à l’appui, mais là j’ai pas le courage (et un appart à ranger)

Alors lectrice (et -teur aussi, sait-on jamais) je te propose de bénéficier de -20% sur leur boutique en ligne, jusqu’au 1er décembre. Parce que si tu es déjà allé(e) dans leur vraie boutique à Paris et que tu es un peu comme moi, susceptible des oreilles et que t’aimes pas te faire bousculer par des vendeurs bien trop pressés pour s’excuser, leur site c’est que du bonheur. Pour les fesses (le reste, j’ai pas essayé) (parce que c’est parfois un peu trop… ou pas assez… bref, j’adhère pas à tout) Lisez le reste de cet article »

Internaute, je pourrais te raconter que je me suis allongée dans 3 lits différents ce week-end (en plus du mien) et qu’il est désormais officiel dans tous les magasins de literie d’Île de France (ou presque) que je suis lesbienne, mais en fait tu serais déçu, parce que là tu t’attends à du sexe, et torride en plus (rapport à ma lesbianitude) mais en fait c’était particulièrement abstinent, que veux-tu, j’ai toujours mes règles qui commencent le week-end (et ce blog me sert de pense-bête quand je ne me rappelle plus la date de mes dernières règles, c’est particulièrement pratique et sooooo 2.0) Et en plus je suis toujours malade, et pour la première fois de ma vie j’ai ronflé, alors tu te doutes bien que du sexe, y en a pas eu des masses. Mais beaucoup de mots tendres, d’yeux doux, et de sensualité sur la moquette. La moquette, c’est le mal, je te déconseille de faire des cochonneries avec (ou, c’était pas dessus, c’était avec) (et ça s’est sensuellement fini dans le local poubelle, ça fait rêver hein) parce que même avec le nez bouché, tu peux faire une petite allergie.

Donc comme je ne te raconterai pas comment j’ai été surprise au lit avec une fille (mais bon, pas n’importe laquelle, c’est pas comme si c’était un one shot de toute façon, bref passons) je vais te raconter comment j’ai chopé la crève. Ca fait moins rêver, je sais, mais je vais t’illustrer ça avec de la photo home made qui déchire sa maman (ou pas, et là, clairement pas, mais je vends mon truc, que veux-tu, crise financière, morosité ambiante, note de frais à la con, je fais ce que je peux) Même que je vais faire comme si j’étais une bloggeuse modasse et te montrer une photo hyper sexy de ma tenue où tu verras ma culotte (mais t’es gentil, tu scrolles pas direct à la fin, tu lis avant!) Lisez le reste de cet article »

Cher intérieur de moi-même,

Tous les deux, il faut qu’on parle. Vraiment. Je crois qu’on a trop attendu, qu’on a laissé trop de non dits s’installer, et comme je ne réagissais pas, tu as cru comprendre que tu pouvais faire ce que tu voulais.

Au début, je n’ai rien dit, je me suis dit que ça te passerait, qu’étant une partie de mon corps tu allais vite comprendre que tu ne pouvais pas faire ta loi sur ton territoire au mépris des autres organes. Parce qu’en débit de ta souveraineté géographique sur mes organes génitaux, je te signale que tu fais partie d’un ensemble, et que ce serait sympathique pour les autres parties de mon anatomie de la jouer un peu collectif. Pour changer.

Tu t’es certes réveillé tard, et ça explique peut-être ta vengeance actuelle. T’aurais-je frustré dans ta jeunesse? Considères-tu que je t’ai empêché de t’épanouir il y a quelques années? C’est pour ça que tu m’en fais baver depuis? Pourrais-tu revoir ce différend avec l’horloge biologique, qui est bien plus coupable que le reste de ma personne?

Passent encore les règles douloureuses, on s’y fait. Enfin sauf quand le seul truc qui soulage c’est l’aspirine. Qui est reconnue pour ne pas faire bon ménage avec les périodes hémorragiques. Mais face à la douleur, je suis faible. Lisez le reste de cet article »

Humeur capillaire: Sanguinaire

Dans les zoreilles: Le doux bourdonnement du PC

Nan mais c’est dingue, dès que je dis à mon frère de me lâcher avec son humour pas drôle (après lui avoir balancé une vacherie de derrière les fagots) que je refuse de ranger ma chambre (parce que, ok, j’ai entassé mes fringues sur mon lit, mais je n’ai quand même pas forcé mon frère à venir dormir dans mon lit, pas de ma faute s’il préfère ma literie et si je squatte la chambre d’amis parce que le lit y est plus grand!) que je n’ai pas envie de bouger mes fesses (pour changer) et que je dis que l’eau de la piscine est vraiment trop froide, et que je vais dans le sauna tout de suite où je m’énerve, on me demande si j’ai mes règles.

C’est fou quand même
Comme si je ne pouvais pas avoir de caractère
sans que ça soit lié à mes hormones femelles.
Comme si je ne pouvais pas donner mon avis
sans que ça soit dicté par mes ovaires.
Comme si le fait que j’ai un vagin rendait excusable mon humeur imprévisible
(ça par contre, c’est plutôt pratique!)

D’un coup, je comprends à quoi sert (entre autres) la pillule: réguler ces foutues montagnes russes émotionnelles. Parce qu’avec la pillule, règles ou pas, on est d’humeur égale (c’est à dire plutôt mauvaise dans mon cas) On a pas l’impression qu’on va perdre une partie de son ventre (parce qu’on va se l’enlever soi même au couteau de cuisine tellement ça fait maaaaaaaaaaaaaaaaaaaal) Evidemment, ça permet aussi de ne pas avoir envie de fraises pendant 9 mois. Détail non négligeable.

Quand on arrête la pillule, ça donne l’impression d’avoir 15 ans (j’ai été assez tardive dans mon développement, on m’appelait la planche…)

« Merdeuhhhhhhhhh je crois que je saigne, t’aurais pas un tampon? » Parce qu’avec la pilulle, quand t’as mangé le dernier bonbon, tu sais que ça va pas tarder. Au naturel, en fait, tu sais jamais quand ça va tomber, parce que noter ce genre de choses, on y pense jamais.

« Maman j’ai mal au ventre, t’aurais un Spasfon » Parce que oui, ça fait mal au ventre. Fallait bien qu’en plus d’être contraignant ça soit douloureux… Et dire que tout ça, je suis sûre que c’est pour punir Eve d’avoir bouffé une pomme… « Grâce à toi, les femmes enfanteront dans la douleur, et d’ailleurs on va même les faire jongler tous les mois histoire de… »

« Dis, j’ai pas débordé? » Parce que ça saigne pas beaucoup, puis beaucoup, puis… Le blanc, ça fait longtemps qu’on le porte plus ces jours là, mais même le jean n’est pas infaillible…

La prochaine fois, merci de me faire revenir sous forme d’homme. J’en ai marre d’être une nana.

Et m’énervez pas, j’ai mes règles!

Ce matin, debout de bonne heure et de mauvaise humeur (manque de sommeil) parce que j’ai un rendez-vous, et pas des plus agreables… Le gyneco. Qu’on se le dise, je n’ai pas peur des medecins, ni meme des dentistes, du moment qu’ils n’ont pas une aiguille a la main… Mais le gyneco, ce n’est jamais vraiment un moment de plaisir, mais quand faut y aller… En fait, je n’ai pas trop le choix, le pharmacien refusant de donner mes pilules a ma mere parce que ca fait 6 mois qu’elle vient les chercher sans ordonnance. Elle a la flemme de faire une ordonnance parait-il, je la soupconne plutot de vouloir sadiquement m’infliger une prise de sang!

Donc ce matin, je debarque a l’hopital pour mon rendez-vous. L’avantage d’avoir une mere surveillante du service maternite, c’est que j’ai des rendez-vous pris en 15 jours avec Dr K., l’ancien chef de service super gentil. L’inconvenient, c’est que tout le monde me connait la-bas…

Avec ma chance, j’ai eu le droit a l’integrale! Lisez ceci messieurs pour savoir ce a quoi vous echappez (petits veinards va!) Lisez le reste de cet article »

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