Il aurait été étonnant, à deux mois de mon déménagement (oui, ce déménagement continue de reculer, et si j’avance quand il recule… bref) que je ne vive pas au moins une dernière fois l’un de ces moments qui ont fait de moi la warrior que je suis aujourd’hui. Celle qui insulte les boîtes de conserve à ouverture facile. Qui a parfois contemplé pendant 15 jours une bouteille de jus d’orange avant de réussir à l’ouvrir. Qui pleure sur Twitter dès qu’elle se casse un ongle. Bref, la candidate idéale dans le rôle du boulet à Koh Lanta (tiens, ça me rappelle qu’il faut qu’on parle Koh Lanta un de ces jours)
Mais un Koh Lanta de l’extrême, genre en Sibérie, ou en Alaska, ou dans le Finistère (si t’as jamais habité Brest, tu peux pas comprendre)

Parce que pour la première fois de l’hiver… le chauffage est coupé depuis vendredi matin!
Je ne vais pas non plus me plaindre, ça fait un mois tout juste qu’il a été mis en marche (ouai, fin octobre, tu commences un peu à te les geler, j’étais à deux doigts de dire à mes propriétaires que je venais squatter leur chambre d’amis) et c’est La première panne (la première, c’est toujours émotionnant, t’as oublié comment c’était, tu ne sais pas si tu vas te rappeler comment faire face, tout ça) Enfin quand je dis panne, j’me comprends, ça signifie que la cuve est vide. La cuve vide, c’est un peu le running gag de l’immeuble, sauf que tu te gèles tellement que tes muscles faciaux ne te permettent pas de rire, ils sont congelés en un rictus qui rend le moindre mouvement particulièrement douloureux. Je soupçonne le syndic de remplir cette foutue cuve 10 litres par 10 litres, pour économiser quelques jours de chauffage par-ci par-là. C’est une technique comme une autre me direz vous. Lisez le reste de cet article »




