Mulder le disait déjà dans le temps, « la vérité est ailleurs« . Et il n’avait pas tort. Des phénomènes étranges et inexpliqués se produisent, et personne n’en parle. Aujourd’hui, je brise la loi du silence.
Si je ne blogue pas demain, ne vous inquiétez pas, je compte quitter le pays après la publication de cette note, pour ma sécurité et celle de mes proches. Si vous avez une île privée (et tropicale), je veux d’ailleurs bien y faire office de chien de garde pendant 6 mois, le temps de me faire oublier (mon subconscient me dit que 15 jours suffiront, je le hais)
Nous allons donc parler de faille spatio-temporelle.
Tomber dans une telle faille signifie qu’alors que la vie autour de vous suit son cours de manière habituelle, vous êtes bloqué dans un espace temps qui n’avance pas à la même vitesse. Les personnes alentours ne sont plus conscientes de votre présence. L’environnement peut devenir hostile. Vous commencez à paniquer.
Mais ne vous inquiétez pas, la faille spatio-temporelle, si elle est une fatalité, n’est pas dangereuse.
Depuis 27 ans, je vis dans ce monde parallèle. Ce monde où je dois lutter (ou frapper) pour qu’un serveur me voit en terrasse (ou même à l’intérieur, sur son trajet) ou, à l’époque, qu’un prof aperçoive ma main levée. Dans ce féroce règne animal, je dois lutter contre l’univers tout entier, bien décidé à m’ignorer. Epuisant.
Et parfois, je tente un combo, avec ma loseuse préférée (mais elle, s’est la SNCF qui la taquine) et fais découvrir ma vie quotidienne à un public de choix.
Nous planterons le décor, au hasard, à l’Hippopotamus de Saint Lazare, la semaine dernière, un jour de grande faim.
Nos protagonistes sont conduites à une table, on leur dépose une carte, prends leur commande, leur amène les apéritifs. Et soudain…
La faille spatio-temporelle.
Le temps s’accélère pour la table de droite, qui a commandé en même temps. Deux morceaux de viande bien cuits y sont déposés.
Le temps s’accélère pour la table de gauche, a peine arrivé, son plat est déjà servi.
Le temps ralentit dans la faille, toujours rien d’autre qu’une sangria (à jeun, c’est traître)
Trois quarts d’heure plus tard (temps humain) et après un charmant « excusez-moi, on pourrait avoir nos plats? » la salade et le carpaccio arrivent (les temps de cuisson pouvant aisément être comparés à ceux des demies vaches servies à droite) La table de droit entame d’ailleurs son dessert.
Le serveur, vaguement spatio-temporellonaute, osera néanmoins demander à la fin du repas « ça a été?« , et s’entendra répondre « ça a été long. » Il ne s’excusera néanmoins pas vraiment, en raison d’un rush en cuisine permettant de servir les viandes cuites en 5 minutes, et les plats froids en 45.
Il faut cependant savoir que la victime des failles spatio-temporelles, même si elle a une tronche de pigeon, ne l’est pas non plus totalement. Une fois une nouvelle faille localisée, elle l’évitera par tous les moyens à sa disposition, afin de préserver sa santé mentale (et nerveuse) (surtout nerveuse)
La prochaine fois, nous parlerons du nouveau règlement de co-propriété et de la triste fin de l’étendage des petites culottes aux fenêtres.


Broken Heart in Paris et version rose
Je suis une loseuse de compétition, c’est un fait. S’il y a une connerie à faire, forcément, je vais la faire en beauté et en toute bonne foi. Si dans un lieu confiné se déclenche une bagarre, tu peux être sûr que ce sera sur mes pompes. Et que je me ramasserai un coup, ou du sang (les jours où je porte du blanc) (t’as déjà essayé de draguer en boîte avec un débardeur maculé d’hémoglobine? Essaye pas, ça marche pas)
Et puis un jour, j’ai rencontré mon porte-bonheur virtuel. Que moi qui gagne jamais à aucun concours, j’ai une chance monstrueuse chez elle. Trop de chance même. Qu’on va bientôt devoir faire notre coming-out si ça continue.
Le truc, c’est que Camille a fait gagner des invitations pour une soirée le 14 février. « Broken Heart in Paris » que ça s’appelle. Et j’ai gagné une des invitations pour deux personnes.
L’autre truc, c’est que le 14 février, je serai en week-end romantique avec la Marmotte Narco, sa Chère et Tendre et la femme de ma vie quelque part en pleine nature. Donc en gros, pas à Paris.
Donc je te propose, lecteur, lectrice, de te faire gagner ces invitations.
Comment?
C’est très simple. Je vais sûrement changer le design de ce blog, et je te demande ton avis avant de te faire une fracture de la rétine. Tu préfères le bleu ou le rose? Tu me réponds en argumentant ton choix (mais t’es pas obligé non plus de faire une dissertation, une ligne peut suffire), je numéroterai les commentaires pas à côté de la plaque (ouai, si tu me dis juste bonjour, ça compte pas, faut que tu répondes à la question) et enverrai un SMS à quelqu’un au pif dans mon répertoire en lui demandant de me donner un chiffre.
Quand?
T’as jusqu’à lundi soir, 20h (l’heure du blog faisant foi) pour commenter et me dire si je suis suffisamment une fille pour me permettre le rose qui fait mal (mais ya de la culotte dedans, je dis pas ça pour influencer ton choix hein). Après, j’envoie un mail au gagnant / à la gagnante pour avoir son adresse postale.