La coloc de la vacuité
Déjà 15 jours que je suis homeless, l’heure d’un petit bilan…
Elles sont deux dans un studio de 30 m² avec un chat, 3 pc, un smartphone, 4 cartons. C’est la coloc de la vacuité!

Je ne vais pas vous raconter comme je suis chouchoutée et bichonnée, option « Chérie ne m’attend pas à la sortie de l’Eurostar nue sous ton trench, je vais être en retard, mais je veux une pizza chaude et un lit douillet à mon arrivée » étant donné que Nina le raconte beaucoup mieux que moi dans son bilan.
Je vais me contenter d’avouer qu’hier, j’ai fait un revival de mon adolescence, version honteuse.
Vers 17h30, alors que j’avais trainé ma carcasse du canapé à la douche en grommelant que je voulais crever par auto-décapitation, puis de la douche au canapé en disant que ça allait un peu mieux, ma colocataire a fourbement profité de mon regain d’énergie pour asséner un « ok, on fait le ménage! » sans appel.
Ah, du ménage, vraiment?
Oui, vraiment. Malgré toute ma mauvaise volonté affichée, le fait que je refuse de lâcher mon téléphone portable et que je traine de la tong avec insistance, j’ai du participer. Pascal le grand frère aurait vu dans mon comportement un cas typique de test des limites de l’autorité. Me manquait plus qu’un chewing gum à mâcher la bouche ouverte pour parfaire le tableau.
Comme 2, dans 30m², ça peut vite faire beaucoup de monde à s’activer, j’ai opté pour le défaisage/refaisage de lit, puis le pliage de linge. Activités que je maitrise. Sauf qu’à un moment, alors que je faisais une pause téléphone entre le pliage de deux chaussettes, j’ai entendu quelqu’un parler derrière moi. Genre juste derrière. Genre j’étais grillée en pleine non activité. Pour arranger le tout, j’ai eu un tel regard coupable que mon cas est devenu indéfendable. Même si j’étais vachement plus courageuse que le chat, planqué sous le lit.
Comme tout ado qui se respecte, après avoir consciencieusement glandé, et regardé les autres s’activer, vint le moment à 19h (pile) où j’ai osé un « C’est quand qu’on mange? J’ai faim! »
Mon excuse? Je suis malade, d’abord! (j’avais dit que ça ferait mal quand j’allais relâcher la pression, ben je suis malade)











