Beaucoup de choses sont dites sur les banquiers, et généralement, c’est pas joli à entendre. Je le sais, je passe mon temps à dire que les agios, c’est pas de ma faute, j’ai refusé de bosser avec la clientèle de cas sociaux toujours débiteurs je ne travaille qu’avec les banques (oui, les banques sont clientes les unes chez les autres, tu crois que quand t’envoies de l’argent au Nicaragua, un banquier y va avec sa petite pirogue? Non, il fait un virement (ceci est la version simplifiée hein)) Et le pire dans ce capitalisme sauvage, c’est que ces enflures sont grassement payées pour faire souffrir le français moyen qui est à découvert 25 jours par mois, et qu’en plus, ils touchent des bonus.

Lolons ensemble sur ce dernier point. Si si, j’insiste, on lole tous en cœur. Voilà, merci beaucoup.

Money

Hier, mes bonus des deux dernières années passées à trimer pour une banque dont la renommée n’est plus à refaire tant on a pleuré des larmes de sang en lisant la presse un certain matin de janvier 2008, je disais donc, mes bonus arrivaient à expiration. Enfin pas vraiment mes bonus, parce que de bonus, je n’en ai point eu. Le bonus est un truc de trader. Pour les autres, ce sont des primes. Et des petits cadeaux surprise, comme ça, pour te remercier de te lever chaque matin et de vendre ton âme sur l’autel des flux financiers internationaux. Ma prime après deux ans d’ancienneté était d’un montant à 2 chiffres, ce jour-là, devant l’air satisfait de ma chef m’annonçant que ça avait augmenté depuis l’année précédente, j’ai commencé à lorgner les offres d’emploi. Et dans les cadeaux divers et variés, il y a eu le crayon corporate… et des chèques cadeaux. Lisez le reste de cet article »

Des fois, ma génitrice m’effraie. Comme par exemple quand elle a demandé « vous ne fournissez pas le mari avec l’appartement? » à la charmante demoiselle avec qui on allait faire une visite.

J’ai eu envie de mourir.

J’ai allumé une clope de stress (c’était l’époque où je pouvais encore) (depuis je découpe des patchs en forme de fleur, d’étoile, de coeur, de mésange, et je me les colle dessus) (ils me rendent malade, l’envie de vomir coupant l’envie de fumer)

La demoiselle a été cool elle a dit que si elle en trouvait un elle se le gardait. Et aussi qu’elle commençait les patchs le 1er octobre. J’y ai presque vu un signe, le destin, mon âme soeur, et après la nicotine a fait effet et je me suis rappelée qu’on était là pour parler business.

Dans ma to do list des vacances, j’ai donc rajouté « signer la promesse de vente« , et dans celle d’après les vacances, il y a « trouver une banque qui ne me veut pas avec du gravier et du verre pilé » (et je suis bien placée pour savoir que tous les banquiers sont de vilains méchants), « trouver des déménageurs« , « faire toutes les formalités au plus vite« , « décider de ma future adresse« , et « péter la gueule du proprio » s’il change d’avis pendant la nuit.

Sans déconner,  pourquoi c’est le jour où je pars en vacances (donc loin de Paris) que j’apprends que mon offre est acceptée?

Les enfants, je suis contrite. J’avais décidé de me couper du monde réel. J’avais décidé de vouer ma vie à la virtualité. J’avais décidé de ne plus parler qu’à des humanoïdes en pixels. J’avais acheté Les Sims 3, pensant me détendre.

Tu parles…

En ce moment, j’ai envie d’une trêve dans la réalité. A un petit détail près (enfin 2 si on compte le beau temps, mais les transports en communs surchauffés me font hésiter sur la positivité de ce détail) j’ai l’impression que tout va de travers. Ou que je suis en mode lent, et le reste du monde en avance rapide. Ou que tout mon entourage a décidé de s’unir/se reproduire (voire peut-être les deux mais je ne suis pas au courant) J’en ai donc conclu que vivre parmi les Sims me reposerait.

Tu parles (encore…)

Les Sims 3

Les Sims et moi, c’est une grande histoire. J’ai été la pyromane la plus redoutée de l’époque de Sim City (j’enlevais les casernes de pompiers, carrément, pour voir si tout le monde pouvait mourir en un seul incendie) (de mémoire, la réponse est plutôt non, certains sont increvables) J’ai tenté désespérément de faire s’accoupler deux femelles dans la première version des Sims (franc fiasco) J’ai même acheté Singles rien que pour voir si un Sim-like était aussi coincé qu’il en a l’air (la réponse est oui, même en passant leur vie nus, mes colocataires avaient toujours beaucoup de respect l’un pour l’autre) J’ai même joué aux Sims sur PSP, ma Simette étant une nymphomane qui sautait tout ce qui bougeait, peu importe le sexe, la position sociale ou l’âge, ça m’a traumatisé.
Mais tout ça, j’avais zappé dans le feu de la carte bancaire un samedi au Virgin (parce que niveau prix, ils se sont pas gêné EA, faut le dire quand même) Lisez le reste de cet article »

J’ai décidé de ne plus sortir de chez moi, de ne plus laisser personne y entrer, et de dorénavant vivre les volets fermés, en me faisant livrer mes courses sur le palier.

Pourquoi?

missdetectiveParce que Facebook me surveille. Si si.

Il y a un peu plus de deux ans de ça, j’étais jeune et fraîche je m’ennuyais sec et trompais ma solitude en parlant philosophie sur un site spécialement dédié aux gens cultivés qui ont envie de philosopher le soir au fond des bois.
En gros, je trainais sur Meetic parce que j’avais décidé de ne pas mourir seule et débile, et que donc je voulais voir la chose par moi-même. J’ai pas été déçue, crois-moi, après ma 20ème insulte parce que je ne répondais pas à « salu sa va? » j’ai enfin trouvé comment désactiver le chat. Ce fut une libération.

Après, ya pas que du cas social non plus hein, ya aussi du normal, du psychologiquement relativement stable, du chiant à mourir, du bonnasse… Comme dans la vraie vie quoi, sauf que là, tu vois pas vraiment la personne, tu vois qu’une photo qui date d’il y a 10 ans, et qui a été photoshopée. La mienne n’ayant pas été photoshopée, mais datant un peu effectivement (mais je suis toujours brune aux yeux marrons, donc je ne vois pas le problème) (et puis MOI, la photo d’archive ne servait pas à masquer une calvitie naissante)

Bref, Meetic, blablatage, dragouillage, papouillage (mais pas avant le mariage comme d’hab quoi) (des fois je me demande si je suis vraiment crédible), on dit bonjour à BabySitter si aujourd’hui est le jour où il passe sur ce blog, il sera content, bref, toujours est-il que j’ai croisé brièvement une personne, genre une fois, qu’après ce fut un silence radio bilatéral, la vie reprit son cours, je repris mes esprits et décidais de me consacrer corps et âme à ma carrière. Ou presque.

Et hier, alors que je faisais un petit passage sur Facebook histoire de voir qui m’a envoyé des invitations pour des quizzs à la con (réponse: plus personne, vu que je les fais jamais) je vois que Facebook me suggère de nouveaux amis. Ah, voyons voir, ya qui dans le tas?

Tiens, celui-là, le nom me dit rien. Ah si, le prénom, éventuellement… Voyons la photo…

Ptain, Facebook vient de retrouver pour moi (et sans que je lui demande quoique ce soit) une personne rencontrée sur un site pour adultes qui s’ennuient, personne qui n’apparait pas dans mon carnet d’adresses mail (sauf celui MSN, qui n’est rattaché à aucun compte) et avec qui je n’ai personne en commun (parce que sinon ça ferait bizarre de le découvrir comme ça)

Depuis, j’ai peur, et j’ai donc décidé de ne plus sortir de chez moi tant que les espions de Facebook ne se seront pas retirés. Je vais également checher tous les micros et caméras qui doivent être dissimulés dans l’appartement.

Dimanche, j’ai découvert ce que c’est que d’être traquée.

Et si tu veux flipper encore plus, vas chez Tribulanne, ça dépasse les frontières du réel (et le mec est courageux, il ne se présente pas quand il la croise…)

Aujourd’hui, nous allons mêler culture et confiture, c’est dimanche, c’est cadeau. Aujourd’hui, nous allons apprendre comment briller dans les dîners en ville.

Le contexte: Un dîner en ville (ou en campagne) une assistance triée sur le volet (roulant du garage) et quelques bouteilles de vins.

Le Sujet: Le film que la moitié des personnes présentes ont vu dernièrement au cinéma, et où chacun y va de sa petite analyse, qui étrangement ressemble à la critique de Télérama.

La phrase percutante: à caser quand vous n’avez pas vu le film mais souhaitez tout de même passer pour une personne cultivée (et confiturée) « Ça reste néanmoins bien moins républicain que Crossroads »

Observer les réaction.

J’assume totalement le choix de Crossroads, film ô combien cultissime dans lequel Britney Spears montre toute l’étendue de son talent. De plus, cette petite merveille du septième art est le parfait exemple du film républicain.

Mais qu’est-ce qu’un film républicain? (Voir ici aussi) Lisez le reste de cet article »

Improve the web with Nofollow Reciprocity.
Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes