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C’est le printemps (1)

Ça y est, je peux le dire sans ironie: C’est le printemps. Et qui dit printemps dit sortie d’hibernation. Et qui dit sortie d’hibernation dit… Couleurs!

Si si, j’vous promets. Il est parfois possible que j’abandonne le look gothopouff dépressive et que je porte une autre couleur que du noir. Vraiment.

Aujourd’hui, la preuve numéro un, le manteau:

Manteau Desigual

Avant: Bershka
Après: Desigual

Ce manteau de mi saison a une histoire. Début mai, je suis en vacances en Bretagne, et Marmotte Narco m’embarque pour une journée shopping à Brest (même) (les Bretons comprendront) En arrivant, pause déjeuner, et je repère une blondasse à qui j’ai envie d’arracher le manteau tellement il est beau. Je me retiens, je sis civilisée. Et Marmotte Narco ne cautionne pas. Mais ce manteau me rappelle celui d’une fille que j’ai croisé tout l’hiver sur les quais du RER, et que je rêvais aussi de dépouiller.

La journée se passe, je suis sage, je n’agresse personne, on fait relativement chou blanc côté shopping, et à quelques secondes du départ…. « Ohhhhh regarde le manteau là dans la vitrine, c’est le même genre que celui de la blondasse, on rentre! » Oui, j’ai gardé la facheuse habitude de maltraiter Marmotte Narco et de le faire vivre sous un régime proche de la monarchie absolue. Il a donc obtempéré.

Desigual

Je suis rentrée, j’ai essayé, j’ai adopté, et depuis je ne le quitte plus. Même qu’on a été rêver dans la boutique londonnienne avec la Pomme, et que je pense qu’elle vous en reparlera, parce qu’on était prêtes à repartir avec la boutique entière (si on avait eu un homme riche comme sponsor) (on n’avait pas, forcément) (vie de merde)

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Non mais Primark quoi…

Le week-end dernier, j’ai fait un saut à Londres. Avec ma fidèle Pomme, qui jumpait en cadence elle aussi. Non, la Pomme n’est pas un petit animal de compagnie velu et pelucheux, et finalement je me dis que « fidèle » a une connotation « Lassie » assez prononcée. On recommence.

Le week-end dernier, j’ai fait un saut à Londres. Avec une wannabe petassista, qui jumpait en cadence elle aussi. Il faut dire qu’on avait fière allure à bousculer du touriste japonais hagard (du Nord) (je sors) parce qu’on avait environ 10 minutes de marge avant le départ du train, et pas encore franchi la douane.
Quand ils te disent d’arriver 30 minutes à l’avance, c’est du bluff.

Nous allons maintenant faire une élipse temporelle pour zapper la sieste dans l’Eurostar, la douche à l’arrivée, l’omelette au cheddar et pas mal d’autres joyeusetés pour en venir directement à l’essentiel: Primark.

Parce que depuis quelques temps j’avais comme un doute. J’entendais parler de Primark, je lisais des légendes de photos de modasses qui citaient du Primark, je voyais des sacs plastique de la marque dans le métro…

What the fuck?

A la pas si lointaine époque où je vivais en Angleterre (et où mon foie était confit à force de l’arroser d’alcools forts) j’allais à Primark pour 3 types d’achat:

- Les t-shirts à usage unique
- Les culottes à usage unique
- Les pyjamas à usage unique

Parce qu’à moins d’une livre les 3 culottes ou le t-shirt, j’étais totalement consciente qu’il ne fallait pas trop en demander non plus.

Les t-shirts me servaient pour la boxe, et après 3 lavages les coutures avaient effectué une rotation autour de la bête (c’est à dire moi) et mon nombril était à l’air. Mais vu qu’à l’époque je passais pas mal de temps à la salle de sport, avoir une stock de t-shirts permettait de laisser la machine à laver se reposer de temps en temps.

Les culottes me servaient en période « que ya que les filles qui peuvent comprendre hi hi hiii! » Des fois, perdre du sang nous rend débile. Personnellement, ce qui me fait perdre 10 points de QI et pleurer toutes les larmes de mon corps, c’est de ruiner une jolie culotte. Donc la culotte jettable a de l’avenir! De toute façon, après 2 lavages, l’élastique se barre ou le fond se découd. D’ailleurs, le string tutu ci-dessous, je le voulais, mais  Pink a dit non, et elle a eu raison (ya qu’à voir)

culotte Primark

C’est très distingué hein!

Les pyjamas, ils étaient cools hein, mais c’est juste que de l’imitation pilou en synthétique qui gratte c’est pas cool pour dormir, justement parce que ça gratte. Et que ça rétrécit au lavage. Et que ça gratte encore plus après. Et qu’au final, tu dors pas.

En gros, Primark, c’est le Tati anglais.

Et ben vois-tu, maintenant c’est hype. Les robes dont la coupe est certes pas dégueu, mais dont la matière rappelle la toile de jute version synthétique, c’est classe. Le t-shirt dont la couture commence à tourner rien qu’en soutenant ton regard, c’est tendance. La culotte / tutu / string, c’est… non mais sans déconner, c’est une blague?

Alors là, je suis perplexe. Et j’attends donc avec impatience que la modosphère commence à nous vanter les mérites de Tati. Sans dec’.

Sinon, chez Topshop, il y avait des coiffes d’indiens. Ouai, le bandeau avec des plumes. A mettre sur la tête. Et à vendre. On fait lol ensemble dites?

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Paraît qu’c'est hype…

… Alors je vous parle de Londres (oui, le truc de modasse arrive, mais je maîtrise pas le déclencheur de mon APN et puis j’ai besoin d’un décor très classe et distingué, donc ça sera ce week-end et pas avant, merci de votre compréhension)

Pas qu’à la base je sois hype. Pour moi l’Angleterre ce n’est pas Londres. Ce serait plutôt l’Hadrian wall sous la pluie, de la verdure, des moutons partout, et une pinte de Carling pour finir la journée. Par extension, c’est des week-end en Écosse (ou comment toujours atterrir dans un trou paumé (mais avec une auberge de jeunesse sortie de nulle part)) ou encore un stock de chaussures inépuisables. Il faut savoir que le Royaume-Uni est le temple de la mode de plutôt mauvais goût, et côté chaussures, j’y frôle à chaque fois l’orgasme.

Mais dans mon boulot, ils ont décidé que Londres était le centre du monde civilisé. J’ai essayé d’expliquer que je connaissais, mais que par contre New York ou Singapour, je voulais bien visiter, à chaque fois je me retrouve à Londres. Tous frais payés, on va pas non plus trop râler.

Je vous fais donc partager la vue que j’avais de la fenêtre de ma chambre:

En pleine nuit, nous noterons que mon téléphone portable fait des photos minables
(même si en petit en fait ça rend bien)

En plein jour, nous noterons que le temps n’était pas fantastique
(même que je me suis pris une averse mémorable)

Comme il faut bien compenser la vue, sachez que j’ai du faire du charme à mon banquier pour qu’on modifie un peu mon plafond de paiement par carte, parce que faire l’avance des frais dans un hôtel avec une vue pareille, ça file la migraine. Sachez également que j’ai failli rester coincée dans l’ascenseur avec un charmant monsieur qui a bien senti qu’on ne réaliserait aucun fantasme vu la tronche que j’ai tiré quand la cabine est restée en suspension au milieu de nulle part. Sachez enfin que malgré le prix de la nuit, une femme de chambre a débarqué à 7h30 du matin (pas tout compris, j’ai grogné, elle a eu peur, elle est partie)

Nous concluerons en disant que je pourrais bosser pour une boîte qui m’enverrait dormir dans un Formule 1 à Evry, et que ça serait bien pire. Nous dirons également que les probabilités de croiser la soeur de BestFriend sur le quai à St Pancras étaient faibles, mais bien réelles. Nous finirons en validant que les meilleurs shampooings au monde se trouvent en Angleterre, mais que c’est vraiment pas ça côté bouffe.

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Programme des réjouissances

Suite au sondage, nous allons donc disserter (dans l’ordre)

De mode (sauf que ce week-end, ya pa eu photo, donc en gros on va être au chômage technique) 34%
De Nouvelle Star, et se demander si on peut survivre sans regarder l’émission (on parle de survie bloguesque là hein) 32%
De Dell, d’UPS, et de ma prochaine carrière de tueuse à gage 21%
Du fruit de mes amours avec Dell, quand même 6%
De pollen, d’allergie, et de la lose du début de printemps 6%

Mais en attendant, je suis , alors j’peux pas…

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Pour commencer la semaine en beauté

Plus jamais je parle de karma, le mien est une saloperie qui a décidé de me pourrir la vie, et sournoisement en plus. Mais paraît que je l’ai bien cherché aussi. Alors en vrac…

- Première panne de chauffage de l’hiver. Je peux même pas pleurer, mes larmes se transforment en stalactites après un trajet d’environ 2cm sur ma joue. Je rappelle que chez moi, c’est du simple vitrage.

- D’ailleurs il fait bon que quand j’ai quelqu’un dans mon lit, je prête donc un oreiller et un bout de couette en échange d’un peu de chaleur humaine et du droit de coller mes pieds glacés sur des mollets chauds. Il n’y a aucune proposition sexuelle là-dessous, je dors avec un pyjama Petit Bateau en velour d’une couleur indéfinissable.

- J’ai appris ce matin que je repartais à Londres dans la semaine.

- J’ai du organiser un périple à Londres en une matinée et me coltiner un call center rempli de gens qui parlaient pas le même anglais que moi (et me prenaient au passage pour une demeurée)

- Dans un 4* anglais, il y a de fortes chances pour que j’ai du chauffage.

- Et une baignoire.

- J’ai presque pas eu de retard ce matin malgré une grève des transports.

- Mais j’ai quand même laissé passer un train alors que je me gelais sur pattes (quelle idée de se mettre en robe aussi, demain je sors le pantalon de ski)

- J’étais assise dans mon RER du soir.

- Un monsieur pas tout seul dans sa tête se frottait les parties intimes contre mon épaule durant tout le trajet. Ca, c’était pas drôle du tout, faut pas croire, je l’ai super mal vécu.

- J’ai des chips et des bonbons chez moi.

- Je pousse un hurlement de douleur dès que je mets un truc sucré dans ma bouche.

- Mon dentiste me dit que mes dents vont très bien, et que je ne devrais pas avoir mal.

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