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Guide d’optimisation de la raclette en société

J’aurais vraiment voulu attaquer 2010 sur un sujet glamour et pailleté. Vraiment. Mais Wordpress ayant eu la bonne idée de ne pas sauvegarder la tartine que je venais de pondre, et ma motivation étant inversement proportionnelle à mon niveau de stress (je me planque d’un notaire, c’est épuisant) je publie donc la note prévue ensuite.

Bonheur, joie, santé, amour et emprunt immobilier pour tous en 2010
(si quelqu’un veut m’offrir du Lexomil, je suis preneuse, je vais tourner au périmé, ce qui me rassure moyen bof)
(j’ai des désirs simple, merci de le noter)

Pour les fêtes, BestFriend était de passage en France, son Australien sous le bras, et qui dit BestFriend en France, et Australien en découverte de notre beau pays, dit que je me suis incrustée pour la soirée raclette traditionnelle. Et j’ai découvert que certaines personnes auraient bien besoin d’un cours d’optimisation de la raclette. Comme je ne suis qu’amour et calories, je m’y colle. Ne me remerciez pas. C’est tout naturel.

Tout est question d’organisation

Il y a 2 façons d’appréhender la raclette. Comme un sprint, ou comme une course d’endurance.
Le sprinteur considère que « premier arrivé premier servi » tandis que l’endurant fait durer le plaisir en dégustant lentement. Le résultat final est le même, on déboutonne discrètement son jean super slim en soupirant d’aise, la différence est que le sprinteur est déjà calé au moment où on se rend compte qu’il n’y a plus assez de pommes de terre / fromage (les deux ne tombant jamais en rupture de stock simultanément) (et je ne parle même pas de la charcuterie)

Comme vous l’aurez peut-être deviné, je suis une sprinteuse. A croire que j’ai été affamée dans mon enfance. N’empêche que je ne connais jamais le moment où le plus lent se retrouve seul face à une patate sans fromage, ou avec un stock de fromage et plus l’ombre d’une pomme de terre. Je suis rapide et organisée.

Dans les starting blocks

racletteTout commence lors du placement des plats sur la table. Nous partirons ici du principe que vous utilisez une machine de type téfalesque, bref, pas le machin sur lequel tu colles le demi fromage, parce que tout le monde n’habite pas dans un restaurant d’altitude. Vous avez donc à votre disposition des parts de fromage, joliment disposées dans une assiette. Débrouillez vous pour être près de ce plat. L’important dans la raclette, c’est le fromage, et si vous voulez maintenir un rythme soutenu sans vous faire griller à chaque fois que vous vous resservez, évitez d’avoir à vous lever pour vous resservir. C’est du bon sens.

Les hostilités à proprement parler commencent dès le branchement de l’appareil. Alors que le reste de la tablée attend en bavardant que la chose chauffe, mettez déjà votre poêlon sous la résistance. Ainsi, quand vous y placerez ultérieurement votre premier fromage, il sera déjà chaud et votre premier morceau sera le premier fondu. Vous gagnerez ainsi de précieuses secondes.

Si vous êtes chez des gens qui servent les pommes de terre dans leur tenue de travail (c’est à dire pas épluchées) et que vous êtes une gauchère contrariée tendance boulet ultime, jouez la décontraction, et expliquez que vous commencez l’épluchage au plus vite, pour que tout le monde ai mangé un minimum avant de devoir vous conduire aux urgences (aux environs de la troisième patate, le couteau rippe, le doigt reste statique, le sang fuse, l’assemblée s’immobilise, vous vous rappelez cette émouvante scène de Twilight, tout va bien)

Ne pas faiblir

Pour la suite, garder le rythme est mon seul conseil. Ne laissez jamais votre poêlon vide. Ayez toujours un fromage en action. Si vous sentez que votre voisin(e) est le maillon faible de la soirée, n’hésitez pas à squatter son poêlon (voire son fromage) quand il/elle relâche le rythme.

Si vous suivez ces conseils, vous devriez être le premier ou la première à déclarer forfait, bien avant la rupture de stock et le KO général. Si vous avez été discret lors de vos ravitaillements, vous ne passerez pas pour le/la goinfre de service. Généralement, c’est là que je foire, on me met toujours le plus petit plat à côté, ça se voit que je le ruine à moi toute seule…

PS (sans rapport avec la choucroute raclette) Je répondrai aux commentaire, lirai les blogs, commenterai de façon fine et pertinente et répondrai aux mails en attente depuis trop longtemps dès que j’aurais satisfait les hommes qui se bousculent à mes pieds enfin signé pour ce foutu appart retrouvé une vie équilibrée plus de deux neurones actifs simultanément.

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Pourquoi je devrais vraiment avoir des vacances

  • Parce que je dors mal la nuit en ce moment, en raison d’un truc ronronnant/mordouillant qui alterne les phases d’amour fou (3h du matin) à celles de test intensif des limites (5h du matin) avant de revenir ronronner et griffer simultanément (7h du matin)
  • Parce que je travaille dur (oui oui) et que tout travail mérite vacances (adage de feignasse)
  • Parce que les absents ont toujours raison quand il s’agit de ne pas traiter les dossiers foireux. Je pensais trouver du calme, de la volupté et du farniente au boulot l’été, que nenni, j’ai jamais autant bossé.
  • Parce que j’ai des cernes, et que ça ne me va pas au teint.
  • Parce que je commence à avoir des boutons, et que ça ne me va pas non plus au teint.
  • Parce que je veux bien être une héroïne des temps moderne, mais j’ai moi aussi mes faiblesses. La principale étant que j’ai besoin de beaucoup de sommeil. Et que le travail n’est pas indispensable à ma survie (je le soupçonne même de raccourcir mon espérance de vie)
  • Parce que des fois il y a un rayon de soleil, et que j’irai bien à la plage, comme ça, juste pour me rappeler ce que ça fait de marcher dans le sable. Ou même l’odeur de la crème solaire.
  • Parce que je me fais engueuler en moyenne 3 fois par jour par du client énervé qui déverse sur moi sa hargne de ne pas être comme tous ses collègues en train de boire l’apéro en se bronzant l’entre-doigts de pied.
  • Parce que recevoir des Out of Office dès qu’on envoie un mail est déprimant.
  • Parce que je veux profiter de l’enfance de mon chat.
  • Parce qu’apprendre que je vais sûrement devoir attendre octobre pour prendre des vacances est loin d’être lolifique, surtout quand tu comptes rentrer un peu en Bretagne, donc te geler, parce qu’en octobre… ben c’est l’hiver.
  • Parce que je rêve de vivre en jean, basket, débardeur avec les bretelles du soutif qui dépassent, so cas social, mais so vacances pour moi…
  • Parce que je viens de commencer « Le dernier Américain » gentiment envoyé par Calmann-Lévy de la part de la team Pokanel (on en reparle bientôt) et que ça ravive mes envies de Larzac. Très beaucoup. Et j’en suis qu’aux premières pages (je pense qu’après quelques chapitres l’idée de tuer des êtres vivants pour me nourrir me fera réfléchir à deux fois au retour à l’état primitif)
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Et pourtant j’ai rangé

Mais justement, quand je range, je ne retrouve plus rien.

Six mois que je cherche un jean dans mon appartement plutôt rangé selon mes standards personnels.

Jean

Le seul qui ne soit pas troué aux niveau des fesses (c’est plus la mode grunge hein, on est d’accord?) et/ou sans forme (on est en période camouflage ou affichage du cuissot?) et/ou déchiqueté par les frottements répétés sur les trottoirs (ouai, là c’est tendancieux)
Celui qui est taille basse mais pas trop, parce qu’on peut ne porter que du taille basse sans vouloir montrer au monde entier la couture de sa culotte (je parle même pas de la ficelle du string, j’ai des principes)
Celui qui fait presque croire que j’ai des fesses (mais presque, un jour, je me remettrai au sport et j’aurai un cul de déesse, en attendant, je cache ou triche)
Celui qui galbe le cuissot (comme si j’avais du muscle) mais tombe nonchalamment à partir du genou, parce que j’ai le mollet qui aime batifoler en liberté.
Celui qui tombe au millimètre avec mes chaussures à talon (toutes mes chaussures à talon, c’est ça le plus beau)

Demain soir, je retourne le placard, le tas de fringues à trier qui jonche la mezzanine, le tas qui attend d’être repassé (depuis un certain temps pour certains trucs) le fond du panier à linge (tapissé d’écharpes, aucune idée de comment elles ont atterri là) et les divers coins de mon appartement (qui heureusement est relativement rectangulaire)

Ou alors je retourne acheter le même, ça sera plus simple.

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Once upon a time…

Il y a quelque temps, j’ai démissionné pour aller voir ailleurs si l’herbe était plus verte et la moquette moins infestée. Oui, dans mon ancien job, tu venais bosser en Doc Martens même l’été pour pas te faire bouffer, après 2 désinsectisations qui furent de grandioses échecs, on s’était un peu fait à l’idée. Mais dès que j’entendais dire « ptain, mon chat a chopé des puces« , je me demandais si j’étais passée chez la propriétaire du chat sans avoir au préalable javellisé mes fringues) (et au fait, je veux le Microbe que vous pouvez apercevoir ici, des volontaires pour le kidnapper et le teindre en gris?)

Mon ancien job, c’était un peu l’amour vache. On bossait au milieu des puces et de plantes suicidaires (qui y mettaient beaucoup de mauvaise volonté, je les arrosait régulièrement de fonds de café imbuvable, et lors des pots de départ, chaque plante avait le droit à son shot de vin blanc) dans un brouhaha à peu près équivalent à celui d’une piste d’atterrissage d’Orly, toute la journée pendus au téléphone sans kit mains libres ( »Ah ah ah très drôle tu veux pas un repose-pied non plus?« ) et avec des ascenseurs farceurs (genre qui tombent en panne quand t’es dedans avec les pompiers qui vérifient si tu continuerais pas sournoisement à hyperventiler alors qu’ils t’ont dit de te détendre)

A côté de ça, j’avais des collègues géniaux, même qu’il y en a qui me manquent (mais pas tous) et que je revois même depuis, et même qui me proposent de venir vivre chez eux (mais pas avec eux, faut pas déconner) (mais finalement ce sera non, vu que pour rendre l’appart vivable, fallait vivre dans la salle de bain) (qui est fantastique, mais non quand même) (j’ai dit combien de fois même là?)

Le gros avantage de mon ancien boulot, c’est que j’aurais pu venir en pyjama, on m’aurait rien dit. C’est d’ailleurs le running gag du groupe de survivants du bon vieux temps que je continue de voir: Discuter des différences vestimentaires entre avant, et maintenant. La dernière fois, ils m’ont pris pour une poule de luxe, j’étais contente.

Avant, j’allais bosser en jean troué, avec des baskets moches, et les jours de grande mauvaise humeur, un sweat capuche.

Et mon maquillage de gothopouff, faut pas déconner non plus.

Maintenant, je dois être aussi impeccable que la moquette. Et c’est pas peu dire. Genre mettre un pull sans trous (sauf entre Noël et le Jour de l’An, quand ya personne) Et un pantalon noir (ouai, j’en ai qu’un, et un sèche-linge) et pas de baskets. Et pas de piercing visible (j’ai pleuré ce jour-là)

La prochaine fois, j’expliquerai pourquoi des fois c’est plus cool de bosser en Amazonie que d’essayer d’être aussi clean que le décor. Parce que là, ya des Jours et des Vies qui commence, et aujourd’hui, ya Jensen!

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On va planquer la CB hein…

Cette année, je suis forte. Je ne fais pas les soldes. Par « je ne fais pas les soldes« , je sous-entends que je ne mets pas mon adorable postérieur (je suis de bonne humeur, mon derrière étant rentrée dans un jean passé plusieurs fois au sèche-linge et que je gardais comme motivation à l’anorexie) ni mes délicats petons (qui n’ont pas supporté 2 jours de Doc Martens, les tapettes) dans ces antres du Diable que sont les magasins en période de soldes.

Ouai, j’suis super forte.

Et même pas fauchée.

J’ai donc pris la merveilleuse résolution de ne pas aller claquer un Smic dans des fringues moches qui, de toute façon, sorties de leur contexte (c’est à dire au milieu de trucs encore plus moches) se révèleront être totalement immettables. Je suis la spécialiste de l’erreur de jugement shoppinguesque, c’est un fait, et une catastrophe.

Le problème, c’est que si je ne vais pas aux soldes, les soldes viendront à moi. Sous la forme de ces foutus sites de ventes privées. J’ai bien essayé de me raisonner, de dire à ma conscience que maybe c’était pas une bonne idea, mais ma conscience m’a rappelé que:
1 – Ça faisait radasse de me trimballer avec toujours le même pantalon depuis l’épidémie (mortelle) visant les fermetures éclair
2 – Je ne déplaçais pas mon postérieur, vu qu’il était gentiment posé sur la même chaise que d’habitude Lire la suite »

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