Epil fail
Ca fait longtemps qu’on n’a pas parlé épilation et règles douloureuses par ici, et je trouve que ça manque. Nous allons donc faire le combo en 2 jours. De rien, c’est cadeau, si tu es un homme hétérosexuel, tu risques d’être un peu traumatisé, je m’excuse d’avance.
Le gang des esthéticiennes a un discours bien rôdé: « Ohhh mais le rasoir c’est mal! Après c’est pire, douloureux, y en a plus et on fait tout pour que vous souffriez un maximum en les enlevant au ralenti! » L’esthéticienne peut être sadique, c’est pourquoi il est important d’être en bons termes avec la personne qui tient la pince à épiler. Surtout quand c’est dans une zone proche de ton intimité.

J’aurais dû me douter que ça allait merder. J’aurais vraiment dû.
La galère de l’épilation commence dès la prise de rendez-vous. Qu’il faut réussir à caser lors de l’absence de tout l’open space, afin que le bureau au complet ne soit pas au courant que samedi prochain, tu te fais déboiser l’Amazonie. J’aime mes collègues, je travaille dans une atmosphère testostéronée, on ne va pas en rajouter une couche. Lors de la prise de rendez-vous, vient la question fatidique: « Quel type d’épilation? » La novice répondra « Euh… de la chatte… » ce que la dame au téléphone a bien compris. Ce qu’elle veut savoir, c’est si tu veux te faire épiler sans enlever ton shorty, ou si tu penses que le poil est l’ennemi et qu’il faut l’éradiquer. Car ces deux opérations ne prennent pas le même temps.
Après avoir bafouillé mes instructions légèrement confuses, la madame a soupiré et m’a dit « écoutez, on note déforestation, vous verrez sur place. » Ok, soit.
En arrivant le jour J, j’étais de bonne humeur. Sûrement un reste d’alcool dans le sang. Ou alors le fait que je venais de caser mes fesses dans LE jean improbable, et que j’arrivais encore à respirer. Joie, bonheur et félicité.
Ce que j’avais oublié, c’est que j’avais dit ok pour un truc assez radical, et que je devais expliquer sur place ce que je voulais exactement. Pas super à l’aise dans des positions improbables, en pleine discussion avec l’esthéticienne – « Vous n’avez pas trop chaud? Vous voulez que j’ouvre la fenêtre? » « Votre vis-à-vis doit apprécier la vue… Non merci ça ira » – à qui je déclarais ma flamme (sans déconner, cette fille est un cadeau du ciel, j’ai pas eu trop mal!) je n’ai pas suivi l’avancement du chantier. Jusqu’au moment où j’ai jeté un œil… et hurlé STOP.
J’avais oublié que le grand problème de l’Amazonie, c’est la déforestation….
Vous m’excuserez, il faut que j’aille dévisser toutes les ampoules de mon appartement afin de réduire tout risque de choc post-traumatique….














