Posts Tagged ‘enfants’

Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants… et divorcèrent

Travailler en openspace est une joie de chaque instant. Ton intimité, tu peux déjà t’asseoir dessus, surtout quand tu bosses dos au reste du monde, et que fourbement tu gardes toujours un oeil sur Twitter (l’iPhone m’a sauvé sur ce coup là, je regarde maintenant fixement le cahier que j’ai toujours près de mon clavier, et dans lequel est dissimulé la bête)
Pour compenser cette invasion dans ta vie privée, tu partages également celle de tes collègues, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que le licenciement vous sépare.

les Noces Funèbres

Au retour de ses vacances d’été, le futur père de mes enfants (appellation d’origine unilatérale, il n’est pas encore au courant, mais c’est pour son bien que je planifie son avenir sans lui en parler) semblait chafouin, bien que reboosté et avec un DCM (débit connerie/minute) bien supérieur à la normale. Grâce à la magie de l’openspace, j’ai vite été mise au courant qu’il venait de se séparer de sa compagne.

On pourrait se dire, à ce moment-là, que j’ai sauté de joie et commencé à planifier nos épousailles. Sauf qu’il venait de me dire « Demande moi ce que tu veux, sauf le mariage« , et que par conséquent je boudais activement (oui, je suis professionnellement si efficace que je peux ensuite demander ce que je veux) (chef, je veux une augmentation) (ah, oui, il serait judicieux que je me rende indispensable auprès de ma hiérarchie, pas de mes collègues)

Et le sauf le mariage, j’ai vite compris pourquoi. Le divorce à l’amiable? Laissez moi rire! Lire la suite »

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Urgences

Le problème de la garde d’enfants, c’est que s’il arrive quelque chose, tu es responsable, tu dois rendre des comptes, expliquer pourquoi le petit Brian s’est maquillé à l’indélébile, pourquoi la petite Priscilla a fait un piercing avec l’agrafeuse. Le problème de la garde d’enfants, c’est que parfois ils se font mal tout seul et avant de t’être confié, mais comme tu n’es pas un monstre, tu ne peux pas dire que ce n’était pas sous ta responsabilité donc ranafoutre.
Et tu te retrouves aux urgences, de bon matin, pas franchement réveillée, pleine d’optimisme sur le fait que ça va aller vite.

Tant de candeur et de naïveté mérite un lol

La première heure, tu réussis à canaliser la terreur que tu accompagnes, à coup de menaces, gros yeux, « si tu n’es pas sage je t’abandonne ici, » en lui donnant un bonbon, en le faisant dessiner, en lui disant que tout va bien se passer et que ça va être rapide. Oui, tu mens, mais tu sens déjà que ça va être long.

La deuxième heure, tu fais le « SMS à un ami » pour lui dire que t’es debout un matin avant 15h, le week-end, et que ça force le respect. Ce n’est pas une question, c’est une affirmation. Tu tentes de canaliser la terreur hyperactive qui trouve que la salle d’attente manque de jouet. Tu luttes pour ne pas tourner de l’œil à la vue des diverses pathologies qui débarquent. Tu maudis ta petite nature quand tu sens ta tension chuter à la vue d’une personne qui rend sa liberté à son petit déjeuner (émétophobie, que du bonheur au quotidien) Tu prends les paris sur qui pètera un plomb en premier. Tu te renseignes sur les horaires d’arrivée des autres, et tu as envie de pleurer.

La troisième heure, tu grignotes des cochonneries parce que tu n’as pas mangé depuis quasiment 24h (manger c’est tricher) en maudissant le meilleur système de santé au monde. Tu as arrêté d’espérer sortir de là avec toute ta santé mentale. Tu surveilles du coin de l’œil la terreur avant qu’elle ne décide d’explorer seule l’hôpital.

A l’approche de la quatrième heure, tu te casses, c’est pas faisable d’attendre autant avec un enfant en bas âge, et en te disant que la prochaine fois, il faut juste qu’il y ai du sang, visible, de préférence abondant, pour pouvoir espérer ne pas y passer la journée.

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Pourquoi je devrais vraiment avoir des vacances

  • Parce que je dors mal la nuit en ce moment, en raison d’un truc ronronnant/mordouillant qui alterne les phases d’amour fou (3h du matin) à celles de test intensif des limites (5h du matin) avant de revenir ronronner et griffer simultanément (7h du matin)
  • Parce que je travaille dur (oui oui) et que tout travail mérite vacances (adage de feignasse)
  • Parce que les absents ont toujours raison quand il s’agit de ne pas traiter les dossiers foireux. Je pensais trouver du calme, de la volupté et du farniente au boulot l’été, que nenni, j’ai jamais autant bossé.
  • Parce que j’ai des cernes, et que ça ne me va pas au teint.
  • Parce que je commence à avoir des boutons, et que ça ne me va pas non plus au teint.
  • Parce que je veux bien être une héroïne des temps moderne, mais j’ai moi aussi mes faiblesses. La principale étant que j’ai besoin de beaucoup de sommeil. Et que le travail n’est pas indispensable à ma survie (je le soupçonne même de raccourcir mon espérance de vie)
  • Parce que des fois il y a un rayon de soleil, et que j’irai bien à la plage, comme ça, juste pour me rappeler ce que ça fait de marcher dans le sable. Ou même l’odeur de la crème solaire.
  • Parce que je me fais engueuler en moyenne 3 fois par jour par du client énervé qui déverse sur moi sa hargne de ne pas être comme tous ses collègues en train de boire l’apéro en se bronzant l’entre-doigts de pied.
  • Parce que recevoir des Out of Office dès qu’on envoie un mail est déprimant.
  • Parce que je veux profiter de l’enfance de mon chat.
  • Parce qu’apprendre que je vais sûrement devoir attendre octobre pour prendre des vacances est loin d’être lolifique, surtout quand tu comptes rentrer un peu en Bretagne, donc te geler, parce qu’en octobre… ben c’est l’hiver.
  • Parce que je rêve de vivre en jean, basket, débardeur avec les bretelles du soutif qui dépassent, so cas social, mais so vacances pour moi…
  • Parce que je viens de commencer « Le dernier Américain » gentiment envoyé par Calmann-Lévy de la part de la team Pokanel (on en reparle bientôt) et que ça ravive mes envies de Larzac. Très beaucoup. Et j’en suis qu’aux premières pages (je pense qu’après quelques chapitres l’idée de tuer des êtres vivants pour me nourrir me fera réfléchir à deux fois au retour à l’état primitif)
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Pourquoi il ne faut pas que je me reproduise

Après le smartphone, je continue les listes afin de me ramener à la raison le jour où j’aurai la bonne idée de vouloir perpétuer mon patrimoine génétique. Ce qui aurait plutôt tendance à nuire à la survie de l’espèce.

Pourquoi faire des enfants c’est le mal?

- C’est fragile et ça demande de l’attention. Contrairement à un tamagotchi, tu ne peux pas l’éteindre quand tu pars en vacances et que tu n’as pas le temps de t’en occuper. Et si tu te rates, ya pas de bouton reset.
Contrairement à un chat, avant un certain âge, tu ne peux pas le laisser seul la journée avec un bol de croquettes et le décrocher des rideaux le soir.
Contrairement à un chat, toujours, sa litière n’est pas dans la cuisine, mais collé directement à ses fesses pendant de longs mois, et nécessite donc d’être changée régulièrement.
Contrairement à un animal, tu ne peux pas lui crier « Y en a marre maintenant arrête tes conneries et dégage te planquer dans ton carton sous le lit. » Enfin si, tu peux, mais tu te ramasses la DDASS.

- Je serai tout le temps stressée. Mais pourquoi il pleure? C’est la litière? Maloventre? La nourriture? Trop chaud? Trop froid? Les crocs qui poussent? L’esprit de contradiction maternel dont il a hérité et qui se réveille déjà? Juste le plaisir de me réveiller au milieu de la nuit?

- A force de tuer des plantes vertes, j’ai comme un doute sur ma capacité à m’occuper d’une chose vivante plus d’un mois sans que ça se finisse dans d’atroces souffrances. Et un enfant qui souffre, c’est ‘achement plus bruyant qu’une plante. Lire la suite »

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Ce film est si… républicain

Aujourd’hui, nous allons mêler culture et confiture, c’est dimanche, c’est cadeau. Aujourd’hui, nous allons apprendre comment briller dans les dîners en ville.

Le contexte: Un dîner en ville (ou en campagne) une assistance triée sur le volet (roulant du garage) et quelques bouteilles de vins.

Le Sujet: Le film que la moitié des personnes présentes ont vu dernièrement au cinéma, et où chacun y va de sa petite analyse, qui étrangement ressemble à la critique de Télérama.

La phrase percutante: à caser quand vous n’avez pas vu le film mais souhaitez tout de même passer pour une personne cultivée (et confiturée) « Ça reste néanmoins bien moins républicain que Crossroads »

Observer les réaction.

J’assume totalement le choix de Crossroads, film ô combien cultissime dans lequel Britney Spears montre toute l’étendue de son talent. De plus, cette petite merveille du septième art est le parfait exemple du film républicain.

Mais qu’est-ce qu’un film républicain? (Voir ici aussi) Lire la suite »

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