Finalement, l’imprévisible ne l’est pas tant que ça (imprévisible, pour ceux que je risque de perdre dès la première phrase)

Dimanche, j’organisais un groupe de soutien bloggesque pour me convaincre que je pouvais sacrifier ma solvabilité ainsi que ma crédibilité sur l’autel de mon adoration des chaussures (Amen)

Rouflaquette forcément, lundi, j’avais une légère douleur handicapante du côté du tendon d’achille droit (le gauche allait très bien, merci pour lui)
Et par conséquence, aujourd’hui, soit mardi, j’ai élégamment traversé Paris en faisant des grimaces dès que ledit tendon d’achille entrait en fonction. Soit dès que je posais le pied par terre. Lisez le reste de cet article »

Plus jamais je parle de karma, le mien est une saloperie qui a décidé de me pourrir la vie, et sournoisement en plus. Mais paraît que je l’ai bien cherché aussi. Alors en vrac…

- Première panne de chauffage de l’hiver. Je peux même pas pleurer, mes larmes se transforment en stalactites après un trajet d’environ 2cm sur ma joue. Je rappelle que chez moi, c’est du simple vitrage.

- D’ailleurs il fait bon que quand j’ai quelqu’un dans mon lit, je prête donc un oreiller et un bout de couette en échange d’un peu de chaleur humaine et du droit de coller mes pieds glacés sur des mollets chauds. Il n’y a aucune proposition sexuelle là-dessous, je dors avec un pyjama Petit Bateau en velour d’une couleur indéfinissable.

- J’ai appris ce matin que je repartais à Londres dans la semaine.

- J’ai du organiser un périple à Londres en une matinée et me coltiner un call center rempli de gens qui parlaient pas le même anglais que moi (et me prenaient au passage pour une demeurée)

- Dans un 4* anglais, il y a de fortes chances pour que j’ai du chauffage.

- Et une baignoire.

- J’ai presque pas eu de retard ce matin malgré une grève des transports.

- Mais j’ai quand même laissé passer un train alors que je me gelais sur pattes (quelle idée de se mettre en robe aussi, demain je sors le pantalon de ski)

- J’étais assise dans mon RER du soir.

- Un monsieur pas tout seul dans sa tête se frottait les parties intimes contre mon épaule durant tout le trajet. Ca, c’était pas drôle du tout, faut pas croire, je l’ai super mal vécu.

- J’ai des chips et des bonbons chez moi.

- Je pousse un hurlement de douleur dès que je mets un truc sucré dans ma bouche.

- Mon dentiste me dit que mes dents vont très bien, et que je ne devrais pas avoir mal.

Cher intérieur de moi-même,

Tous les deux, il faut qu’on parle. Vraiment. Je crois qu’on a trop attendu, qu’on a laissé trop de non dits s’installer, et comme je ne réagissais pas, tu as cru comprendre que tu pouvais faire ce que tu voulais.

Au début, je n’ai rien dit, je me suis dit que ça te passerait, qu’étant une partie de mon corps tu allais vite comprendre que tu ne pouvais pas faire ta loi sur ton territoire au mépris des autres organes. Parce qu’en débit de ta souveraineté géographique sur mes organes génitaux, je te signale que tu fais partie d’un ensemble, et que ce serait sympathique pour les autres parties de mon anatomie de la jouer un peu collectif. Pour changer.

Tu t’es certes réveillé tard, et ça explique peut-être ta vengeance actuelle. T’aurais-je frustré dans ta jeunesse? Considères-tu que je t’ai empêché de t’épanouir il y a quelques années? C’est pour ça que tu m’en fais baver depuis? Pourrais-tu revoir ce différend avec l’horloge biologique, qui est bien plus coupable que le reste de ma personne?

Passent encore les règles douloureuses, on s’y fait. Enfin sauf quand le seul truc qui soulage c’est l’aspirine. Qui est reconnue pour ne pas faire bon ménage avec les périodes hémorragiques. Mais face à la douleur, je suis faible. Lisez le reste de cet article »

Je vieillis. Chaque jour un peu plus. Vous me croyez à peine, je le sais, car mon lectorat n’est qu’amour et adoration, que des compliments, je suis fantastique, je le sais, grâce à vous. Bon, ok, j’exagère un peu, mais l’idée est là quand même: je viens de me rendre compte que je vieillis. Rapport au gros traumatisme que j’ai subi dernièrement. Mais pour l’expliquer, nous allons ensemble revenir en arrière.

Depuis quelque temps, la rumeur de mon anorexie (mwarf) a semblé se répandre un peu partout. Moi, habituée à ingurgiter à longueur de journée des petites quantités, me suis retrouvée surveillée, mon assiette analysée, limite mes calories comptées. Et crois moi lecteur, c’est chiant de devoir te justifier que oui t’enlèves le cornichon de ton cheese parce que t’aimes pas ça, et non pas pour les 12 pauvres calories que vont t’apporter 100g du truc vert et spongieux que Ronald fout (lui-même) dans ta junk food. Ronald et moi, on n’a pas les mêmes valeurs, il les aime dopés aux hormones, je les préfère fermes et croquants. Un point c’est tout. Lisez le reste de cet article »

Oui, depuis le temps que je vous parle dans les « j’ai testé pour vous » de poils et des différentes techniques pour les arracher, je me devais, dans un but purement scientifique, de tester le truc ultime. La technique radicale. Le must suprême. La destruction massive.

Ce midi, comme je m’ennuyais, j’ai décidé d’aller me faire épiler par une professionnelle. Une vraie, une diplômée de grande école d’arracheuse de poil (ça claque hein! D’ailleurs le diplôme est affiché sur le mur)

Arrivée sur la table de torture, la question qui tue « Et pour le maillot, on fait quoi? » Ben ouai, pour les jambes, c’est classique, on éradique. Le maillot, c’est plus délicat. Classique, brésilien, américain… Faut maîtriser la géographie pour tout suivre. Bon, tentons l’américain. Comme ça, au hasard…

« Euh… Vu l’épilation choisie, va falloir enlever votre culotte » Lisez le reste de cet article »

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