Posts Tagged ‘cheveux’

Génitrice, le best of

10 – Tu viens me chercher à la clinique? Il suffit que tu sortes du métro à Porte Maillot et que tu te perdes 20 minutes. C’est pas compliqué, je n’ai eu aucun problème en taxi.

9 – Il fait trop chaud ici, c’est insupportable, je ne vais pas fermer l’oeil de la nuit, tu aurais un t-shirt à me prêter, tu as de l’eau quelque part, tu peux éteindre la lumière je suis fatiguée…

8 – Je suppose qu’on mange au resto, t’as pas fait la vaisselle…

7 – Tu as retrouvé la feuille de sécu que tu as perdu il y a un an?

6 – Je peux me laver les dents sans que ton chat ne grimpe dans le lavabo? Elle n’a pas d’eau dans sa gamelle? D’ailleurs, tu as vu qu’elle met des croquettes partout? Je trouve qu’elle a grossi.

5 – Mais tu manges quoi toi? Ton frigo est vide à chaque fois que je viens. Tu manges suffisamment? Tes 5 fruits et légumes?

4 – Tu devrais continuer les cartons, dans 2 mois tu déménages, il est temps de te préparer, garde 2 tenues, et ta brosse à dent, le reste tu emballes.

3 – Ton chat ne m’aime pas, pourquoi elle me regarde méchamment?

2 – Savais-tu que tu avais des petites cuillères? Je demande, vu qu’elles ont l’air d’habiter dans l’évier, et que c’est un endroit que tu ne fréquentes pas…

1Aaaahhh mais tu as fait quoi à tes cheveux? C’est quoi ces mèches blondes? Non mais c’est surprenant, faut s’y habituer, ya une mèche super claire là… Oh mon dieu… Ca te va mieux que le noir que tu fais d’habitude.

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Blondes have more fun

J’aurais jamais cru dire ça un jour, mais c’est vrai. La blondeur, ça peut te changer une vie. J’avais eu un aperçu il y a quelques années, quand j’avais réussi à convaincre un coiffeur de me mécher la tignasse en châtain clair. Je me trouvais particulièrement bonnasse, en toute modestie. Là, j’ai posé mes fesses sur un fauteuil, attendu le « on fait quoi? » et répondu « un truc blond« . Ya eu comme un moment de flottement. Rapport que j’ai plutôt un cheveux de gothopouff au naturel, et que voilà, j’étais en train de dire une grosse connerie. Le coiffeur est resté stoïque, il a compris que je disais pas ça juste pour tester ses limites, mais qu’il y avait une véritable recherche artistique et une quête de mon moi profond derrière. Enfin il s’est surtout dit que j’allais payer le tout un bras, donc que je pouvais lui demander du bleu banane, il le ferait sans broncher. Oui, je suis tombée amoureuse de mon coloriste (parce que ouai, j’ai décidé que l’un des avantages d’être financièrement indépendante, c’est que je pouvais me payer un coloriste et un coiffeur dignes de ce nom) (JCVD que je l’appelle depuis, le coiffeur, tellement je comprends rien à ce qu’il dit, vu que c’est un mélange de français, d’anglais, et de dialogue de mec bourré, mais n’empêche qu’il m’a coupé les cheveux en fonction de mes lunettes, et ça a été comme une révélation de son génie, ou de ma myopie)

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Au bout de 30 secondes sous la merdasse chauffante qui active la décoloration des poils de tête, j’ai commencé à me liquéfier, avoir de la buée sur le carreau gauche, et pleurer parce qu’il avait dit « 20 minoutes dé pause » et que j’allais jamais tenir. J’ai tenu. Il a rincé. Il a séché. Il a coiffé, raidi, laqué. J’ai tenté de lui rouler une pelle par surprise, mais j’ai pas réussi, parce que je ne voulais pas lâcher mon reflet dans le miroir. Il a quand même prévenu que c’était concept parfois, rapport qu’il y avait des restes de gothopouffitude ultime aux pointes (parce que oui, parfois, j’ai aidé la nature à faire plus noir que noir, et que oui, aussi, je laisse pousser mes cheveux) (dès que je me serai débarrassée de mon torticolis chronique, je ponctuerai toutes mes phrases d’un ample mouvement de tête supra-glamour qui laissera la personne en face de moi éblouie par tant de grâce et de souplesse cervicale) Lire la suite »

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Vicky, cobaye pileux

Ou: J’ai testé pour vous… la lumière pulsée

Ma génitrice a décidé de mener une guerre sans merci aux poils. Ouai, c’est un truc de famille, du masochisme congénital, de l’allergie pileuse, mais chez nous, l’épilation est une affaire d’état, le poil est l’ennemi du parti (je lis actuellement 1984 de George Orwell, ça laisse des séquelles) et un jour, nous anéantirons totalement la partie pileuse de notre mammiférosité (ceci n’est pas un vrai mot, je sais)

Ma génitrice a donc décidé d’investir dans un truc à lumière pulsée. Le machin qu’est censé te faire oublier ce qu’est une bande de cire froide, et rendre au rasoir son usage exclusivement masculin. Le truc qui te vend du rêve quoi.

Mais ma génitrice n’est pas folle. Elle a choisi un cobaye pour tester l’appareil parce que « tu comprends comme ça je te fais les réglages et tout et on voit si ça marche. » Et puis comme ça si quelqu’un doit y laisser des lambeaux de peau, accessoirement, ce sera moi.

Comme la perspective de me débarrasser de ma fourrure était quand même ‘achement tentante, et que de toute façon je suis déjà dépigmentée de la tronche et d’un bout de jambe , j’ai dit « on y va, fais chauffer la bête! » Au pire j’aurai les dessous de bras raccord avec ma tâche de naissance, ça fera un rappel de couleur.

Bon, je le dis direct, ya des fois, je suis chochotte. Genre quand on s’attaque à mes poils 2 jours avant mes règles, je pleure (cette fois-ci, 2 jours avant mes règles, je pleure quand on me dit bonjour, c’est pas plus classe) Genre que ça fait pas mal normalement, juste une petite sensation de gène. Ben 2 jours avant mes règles, j’ai quand même été bien gênée à certains endroits. Mais j’ai survécu.

Genre un mois après mon unique séance (suis partie de Bretagne avant qu’elle s’attaque aux cheveux) je suis perplexe devant ma glace, à poil et les bras en l’air, en me demandant où est passé ma portugaisité naturelle. C’est pas encore parfait, mais j’avais pas été comme ça depuis l’école primaire! (si je te diais à quel âge j’ai commencé à m’épiler, tu me prendrais pour une tarée)

Depuis, j’me demande si c’est convenable de faire une photo à poil du coup. T’en penses quoi?

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Crise de nerfs et brasse coulée

Mon subconscient est en ébullition. Ça doit être le fait de vivre dans l’ordre et la rigueur, ou d’inhaler du parfum d’intérieur à la framboise chimique qui me fait planer, je sais pas. Dernièrement, je dormais comme une bûche, et je me remets à rêver. Et ça me perturbe.

Ça a commencé par une sieste d’une heure pendant laquelle j’ai tenté de me coiffer. Ouai. Une heure pour réussir à faire tenir 3 épingles dans ce qu’il reste de mes cheveux. Pour rappel, mon cheveu filasse et raplapla n’était sauvé que par son abondance, et dernièrement, l’abondance a un peu fini éparpillée partout, en bouchant la douche. Donc pour me coiffer, ça me prend 2 minutes 30, brushing inclus. Au bout d’une heure, je me suis réveillée tellement j’étais énervée de pas réussir à faire un chignon. Faut dire qu’un chignon avec un carré qui a légèrement repoussé, c’est pas évident. L’avantage, c’est quand même qu’en rêve, tu peux passer une heure les bras en l’air sans subir une invasion de fourmis, c’est appréciable.

Si ça en était resté là, ça aurait été vivable, mais en m’aidant à faire du ménage, une amie que nous appelerons Mandarine pour préserver son anonymat a trouvé un cadre, avec une photo dedans, ce qui m’a valu un regard désapprobateur et une séance de morale. Enfouie dans un carton, se trouvait une photo de moi (version hamster jovial) et de l’ex (celui qui s’est barré avec une plus mieux que moi) (tu noteras que je suis encore prudente, je ne le traite pas d’enculé, et sa nana je ne dirai pas que c’est une pouffiasse, rapport que la dernière fois ça avait fini en menaces par mail) (c’est beau la liberté d’expression) (bon, après, te demande pas pourquoi tu peux pas me lire du bureau, c’est tout simplement parce que j’ai sous-entendu 2 parenthèses avant que mon ex était un connard) (ce qui soit dit en passant était vrai) (et soyons réaliste, les chances qu’il lise encore ceci sont très minces) (ou alors ça devient pathétique) (pas trop saoulant mes parenthèses?) Lire la suite »

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Comment sympatiser avec ses voisins

De bonnes relations de voisinage sont essentielles à une vie saine et harmonieuse. Côté vie saine et harmonieuse, je ne suis peut-être pas un exemple, mais j’y travaille. Par exemple, en faisant mes courses, j’ai acheté des légumes. Ouai, des vrais, pas des tomates de chez McDo. Parfois, je m’impressionne. Mais ce n’est pas le sujet. Pour des relations saines et harmonieuses dans votre immeuble, il faut se comporter en voisin idéal. Ne pas passer l’aspi à 8h du mat’ le dimanche (ça c’est pour ma voisine du dessus) ne pas laisser les fenêtres des paliers ouvertes (ça c’est pour tout les autres) et ne pas écouter de la musique de merde (ça c’est pour l’immeuble d’à côté.)

Mais pour se faire apprécier de ses voisins, rien de tel que de passer pour la fille de joie du quartier (tant que vous ne ramenez pas la jeunesse du quartier chez vous, bien entendu)

Démonstration par l’exemple

Un samedi soir, alors que vous vous ennuyez, demandez à votre moitié si vous pouvez passer faire un petit bonsoir. A réception de la réponse positive, commencez la partie technique du programme tout en regardant l’épisode inédit de Medium.

- Saisissez-vous de votre épilateur et traquez le moindre signe de votre cousinage avec nos amis les bêtes. La gambette doit être douce, lisse et imberbe.

- Courez dans la salle de bain, pour faire un gommage et un masque d’alien. Le teint doit être frais, lisse, en gros celui d’une jeune fille en fleur élevée dans de verts pâturages.

- Pendant la pause du masque d’alien, resaisissez-vous de l’épilateur pour dégager la zone appelée du maillot. Cette zone doit être douce, lisse, etc…

- Criez un bon coup, parce que voilà quoi, le maillot à l’épilateur, c’est tout bonnement du masochisme. La crème anesthésiante vous aidera à l’avenir à être douce, lisse et épilée. Lire la suite »

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