Posts Tagged ‘chaton scintillant’

Je suis un monstre (quand on m’empêche de dormir)

Normalement, quand je sens que quelque chose me marche sur la tronche puis me mord le coude, ça signifie qu’il est quasiment 6h du matin et que quelques secondes plus tard, mon lit va être inondé. C’est fou comme en une semaine on peut prendre ses petites habitudes.

tweetee

Là, la bête dort. Mais pas pour longtemps.

Cette nuit, j’ai senti que c’était différent. D’abord parce qu’il faisait encore nuit noire, et que c’était bizarre quand même. Ensuite parce que ça remuait plus que d’habitude. Enfin parce que je me suis réveillé en faisant un bond quand mon coude a subi une attaque d’une rare violence.

kaos-chaton-00028J’ai instincitivement chopé la miniature, trainé les pieds jusqu’à la litière, déposé l’animal dedans, avant de retourner me coucher, en me disant que le soleil avait dû oublier de se lever, que l’ami Ricoré pionçait toujours, et que moi grumphf quoi couette dodo bonheur.

Trois secondes plus tard la bête atterrissait toutes griffes dehors sur mon oreille. Deuxième carpé. Déposage par terre. Attaque d’un bras. Attrapage par la peau du cou. Déposage dans sa boîte à chaussures préférée. Tentative d’arrachage d’un orteil. Attrapage par la peau du cou. Déposage de la bête par terre. Saut sur ma tête…

Là, j’ai eu une illumination, je me suis rappelée un conseil de Nina. J’ai tendu le bras. Chopé le brumisateur. Décroché la furie de mon avant-bras. Brumisé son museau d’un geste ferme et décidé.

Soudain, le temps s’est arrêté, la bête immobilisée. Je n’osais plus respirer. J’ai posé la micro-chose sur le lit, délicatement. Je l’ai sentie se déplacer, furtivement. J’ai entendu le boum signifiant qu’elle était descendue du lit.

Puis plus rien. Le calme. Le silence. L’angoisse. J’ai regardé l’heure: 3h.

Elle a boudé toute la nuit (j’ai culpabilisé, forcément) et n’est revenue me marcher dessus en me léchant l’oeil qu’à 7h. Depuis, je culpabilise. J’ai traumatisé mon chat. Qui n’ose même plus faire pipi au lit le matin du coup, ce dont avec le recul je ne vais pas me plaindre, non non, vraiment!

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Happy

Il y a des moments où l’on se dit qu’on peut désormais se faire renverser par un bus, piétiner par un troupeau de chatons, heurter en plein vol par une fiente de pigeon, et encore tout plein d’autres choses (mais on ne va pas non plus détailler, vu qu’en ce moment des gens meurent tous les jours et qu’on rique de m’accuser d’avoir très mauvais goût niveau lolification) (même si j’assume mon humour de merde, mais moins les trolls)

Hier soir, j’en ai vécu un.

Hier soir, j’étais à quelques mètres de Britney.

Quand j’aurai retrouvé le plein usage de mon cerveau, je vous raconterai. Pour le moment, je suis encore en mode « Hiiiii« , ce qui est relativement pénible à vivre pour mon entourage (le sourire teubé, c’est lassant à force) Même si j’en suis consciente, ça ne change rien, mais je préfère ne pas vous faire subir ça tout de suite. Parce que je serais limite capable de te coller du gif animé de chaton scintillant ou de dauphin dauphinant tellement les basses m’ont agité les neurones, et je ne crois pas que mon lectorat soit prêt pour ça. Ceci étant, il fut un temps où j’adorais les gif scintillants, heureusement pour l’humanité les blogs n’existaient pas encore (sinon, j’aurais eu un skyblog de compèt’, celà va sans dire)
Bref.
Tu vas l’avoir ton analyse de texte du spectacle de Britney, tu penses bien (avec une bonne dose de lose) (forcément) mais là, présentement, je suis encore trop émotionnée.

PS: Oui, j’assume. Si si. Pour de vrai. Donc tu peux te moquer, bave du crapaud et blanche colombe tout ça, même pas mal.

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Chatonthon – Epilogue

Bon, autant vous le dire tout de suite, aujourd’hui, il y a eu tension dramatique, au moment où pour la première fois de ma vie j’ai chopé un chaton par la peau du cou en lui disant « Ah non, pas là! » avant de la poser dans sa litière.

Mais revenons en arrière.

Je vous ai bien saoulé avec mon chatonthon. Ne niez pas, je le sais. Et je commençais à désespérer, quand j’ai eu vent d’une portée en Bretagne (les demi-frères et demi-sœurs de la bestiole psychopathe qui squatte chez mes géniteurs) Et puis mardi, sur Twitter, soudain… Camille parle de chatons abandonnés, poste un lien, et j’atteris chez Mimnor. Mimnor qui explique que 4 petites boules de poils ont été déposées devant la clinique vétérinaire et qu’elles cherchent une famille. Et là… Comment dire… J’ai envoyé un message à Pink (oui, ya du lien, mais ce chat est le pur produit d’une collaboration virtuelle) en jumpant sur ma chaise de bureau. Message qui devait donner « Hiii chaton Hiiii mail Hiiii je serai ton esclave pour le restant de mes jours » Bref, un truc super cohérent, et tout plein de Hiiiiiis. Elle me confirme que chatons il y a, que les gris sont des femelles, qu’elle a dit que je passerai. Je ne suis alors qu’amour.

Là, j’ai les fils qui se sont touchés, et le marathon a commencé. Parce que je pensais avoir le temps de préparer l’arrivée de bébé, mais que la veille pour le lendemain, c’est quand même du sport.

En duplex avec mes géniteurs, j’ai foncé au Leclerc le plus proche « parce qu’ils ont la litière la plus mieux. » Ouai, mais pas de bac à  litière, et pas les croquette qu’on me souffle dans l’oreillette.

Pas grave, yaka aller au Carrouf le plus proche. Ce qui sous entend se retrouver vers 20h sur l’autoroute. Suicidaire. J’ai survécu. Sans même taper sur les camions qui s’amusaient à klaxonner dans les tunnels (et c’est pourtant pas l’envie qui me manquait) Je trouve le bac, les croquettes, mais ô drame, pas de sac de transport.

Appel paniqué à So Long « Dis t’aurais pas le sac de transport du chat enrobé » (il faut toujours ménager la susceptibilité des chats pondéralement bien portants) Elle me dit que non, mais dans un élan de générosité propose de shoppinguer pour moi le lendemain. Je crois que je lui ai dit que j’avais sauvagement envie de lui faire l’amour, là maintenant de suite.

Nina est ensuite arrivée en renfort pour remettre l’appartement en état. Et y avait du boulot. Mais nous fûmes bonnes. Dans le sens efficace. Et aussi parce qu’elle portait un joli short, et que j’avais laissé tomber l’idée d’être classe, et par la même occasion le pantalon, pour faire le ménage en culotte.

Le lendemain, je réalise que de gamelle je n’ai point (j’ai zappé) et je textote la suite de ma liste de courses. So Long reste zen et courtoise. A la troisième animalerie (la première ayant fermé et la seconde considérant qu’un chat doit voyager en Vuitton minimum) elle a du me détester. A 14h30 elle effectuait la livraison au boulot. A 15h je filais chez l’ophtalmo, mon nécessaire de survie sous le bras.

A 18h et des bananes je maudissais les transports en commun parisiens. A 19h je récupérais une copine (qui n’a pas de blog, incroyable) ayant accepté de m’accompagner dans cette mission. A 19h25 je pleurais dans les bouchons tout en demandant à la copine en question d’appeler Pink pour qu’elle prévienne le vétérinaire (dont je n’avais pas le numéro, oublié sur mon bureau) (minute blonde qui se payait en direct live) que j’arrivais, et que présentement je faisais des tentatives de Moïse-like, ma mer rouge étant constituée d’automobilistes remplis de mauvaise volonté et d’une connaissance approximative du code de la route.

Vers 19h45 nous arrivions, dégoulinantes de sueur après un sprint d’anthologie.

Et c’est ainsi que j’adoptais Tweetee (Tweet n’étant pas assez féminin à mon goût) qui oui, s’appelle bien comme ça en référence à Twitter, parce que son adoption s’est organisée dessus, et qu’honnêtement ce chat est plus blogosphérique que le blogueur le plus influent.

Je finirai par linker Vanessa (qui ne se plaint pas mais constate) qui voulait ses photos de chaton. La question étant: Est-ce compatible avec la bitchitude de faire des Hiiii à la vue d’un bébé chat?

Depuis, j’ai découvert qu’un pet de chaton peut plonger un humain dans un coma profond. Qu’il est effectivement possible de soulever la bête par la peau du cou, surtout quand elle vient de confondre ta couette avec sa litière. Et également que cette chatonne et moi étions destinées, parce qu’au moment où j’écris ces lignes, j’ai une miniature de félin posé sur ma tête, et occupée à jouer avec mes cheveux en ronronnant (au moins elle a arrêté de chercher à me déclencher une montée de lait) (quoique, je me demande si elle ne cherche pas dans les cheveux) Bad hair day vous avez dit?

Et parce que je vais me faire trucider si je ne mets pas de photos…

Pour finir, un grand merci aux personnes qui ont relayé le chatonthon (je tombe régulièrement sur des blogs affichant la bannière) parce qu’au final, oui, le net m’a permis de trouver le chaton de mes rêves! Même si les plus perspicaces d’entre vous auront remarqué que mon chat noir est un peu décoloré, quand même. Mais que quand je la regarde dormir (le temps de me relire, elle est descendue de ma tête et s’est assoupie) juste à côté de moi, je peux limite comprendre la joie que ressentent certaines personnes après avoir expulsé un être vivant de leur utérus.

Cet article a été écrit en collaboration avec Tweetee, malheureusement à des fins de bonne compréhension pour tous, les espaces additionnels ainsi que les divers onglets ouverts par les bons soins de la bête ont été supprimés à la relecture.

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Peigne nouvelle génération

Après avoir voulu hurler que j’étais également une future maman à toutes les femmes enceintes qui doublaient mon caddy rempli de croquettes pour chat miniature…

Après avoir maudit cette foutue ligne de RER très prisée des gens qui sautent et des feux de camps en plein tunnel…

Après avoir hurlé contre tous les abrutis encombrant les routes de banlieue et transformant 10 minutes de trajet en 40 minutes de périple…

Après avoir couru par 32° avec une furieuse envie de crever…

Après avoir été face à un dilemme à la limite du surmontable…

Je me suis réveillée cette nuit avec un nouvel accessoire capillaire. Cette petite chose qui tient dans la main fait peigne et massage du cuir chevelu, avant d’en réanimer la circulation du bout de ses mignonnes petites griffes. Quand vous la saisissez, la chose fait un petit « Miiiii » indigné, parce que les cheveux c’est top fun, et que l’oreiller c’est confortable, et que Miiiii quoi, d’abord.

Adieu doux et paisible sommeil réparateur. Bienvenue le chat.

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Pourquoi il ne faut pas que je me reproduise

Après le smartphone, je continue les listes afin de me ramener à la raison le jour où j’aurai la bonne idée de vouloir perpétuer mon patrimoine génétique. Ce qui aurait plutôt tendance à nuire à la survie de l’espèce.

Pourquoi faire des enfants c’est le mal?

- C’est fragile et ça demande de l’attention. Contrairement à un tamagotchi, tu ne peux pas l’éteindre quand tu pars en vacances et que tu n’as pas le temps de t’en occuper. Et si tu te rates, ya pas de bouton reset.
Contrairement à un chat, avant un certain âge, tu ne peux pas le laisser seul la journée avec un bol de croquettes et le décrocher des rideaux le soir.
Contrairement à un chat, toujours, sa litière n’est pas dans la cuisine, mais collé directement à ses fesses pendant de longs mois, et nécessite donc d’être changée régulièrement.
Contrairement à un animal, tu ne peux pas lui crier « Y en a marre maintenant arrête tes conneries et dégage te planquer dans ton carton sous le lit. » Enfin si, tu peux, mais tu te ramasses la DDASS.

- Je serai tout le temps stressée. Mais pourquoi il pleure? C’est la litière? Maloventre? La nourriture? Trop chaud? Trop froid? Les crocs qui poussent? L’esprit de contradiction maternel dont il a hérité et qui se réveille déjà? Juste le plaisir de me réveiller au milieu de la nuit?

- A force de tuer des plantes vertes, j’ai comme un doute sur ma capacité à m’occuper d’une chose vivante plus d’un mois sans que ça se finisse dans d’atroces souffrances. Et un enfant qui souffre, c’est ‘achement plus bruyant qu’une plante. Lire la suite »

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