Je ne sais pas ce que j’ai fait pour mériter ça (enfin si, je sais, je me suis moquée) mais toujours est-il que ma chère et tendre m’a refilé un questionnaire à la con sadique pour une quiche cinématographique, et que je m’y colle donc.

Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?

Beaucoup de films dans ma jeunesse, ce qui ne m’a pas particulièrement traumatisée vu qu’aucun titre ne me vient à l’esprit… On va dire l’Amant et le Nom de la rose, le jour où j’ai regardé en cachette les VHS, j’ai été bien contente que mes parents ne soient pas à côté (j’ai toujours beaucoup de mal avec les scènes de sexe à l’écran quand mes géniteurs sont dans le coin)

Une scène fétiche ou qui vous hante ?

Patricia Arquette enroulée dans une couette et pleurant sous un panneau publicitaire dans True Romance, avant d’avouer à Christian Slater qu’elle ne l’a pas abordé par hasard

True Romance

Alabama: J’suis pas l’genre à être ouvreuse, j’suis call-girl.
Clarence: T’es une pute?
Alabama: Non, j’suis call-girl! Y’a une différence figure toi!
[...]
Alabama: Ta gueule! J’me libère dans ma tête! Écoute je suis call-girl depuis exactement 4 jours et tu est mon 3ème client. J’veux qu’tu saches que j’suis pas une marchandise avariée. J’suis pas du tout ce qu’on appelle une pouffiasse, et j’suis vraiment une fille bien ! Et si j’me branche avec un mec, j’suis 100%… J’suis 100%… monogame. J’suis 100%… Lisez le reste de cet article »

J’aurais jamais cru dire ça un jour, mais c’est vrai. La blondeur, ça peut te changer une vie. J’avais eu un aperçu il y a quelques années, quand j’avais réussi à convaincre un coiffeur de me mécher la tignasse en châtain clair. Je me trouvais particulièrement bonnasse, en toute modestie. Là, j’ai posé mes fesses sur un fauteuil, attendu le « on fait quoi? » et répondu « un truc blond« . Ya eu comme un moment de flottement. Rapport que j’ai plutôt un cheveux de gothopouff au naturel, et que voilà, j’étais en train de dire une grosse connerie. Le coiffeur est resté stoïque, il a compris que je disais pas ça juste pour tester ses limites, mais qu’il y avait une véritable recherche artistique et une quête de mon moi profond derrière. Enfin il s’est surtout dit que j’allais payer le tout un bras, donc que je pouvais lui demander du bleu banane, il le ferait sans broncher. Oui, je suis tombée amoureuse de mon coloriste (parce que ouai, j’ai décidé que l’un des avantages d’être financièrement indépendante, c’est que je pouvais me payer un coloriste et un coiffeur dignes de ce nom) (JCVD que je l’appelle depuis, le coiffeur, tellement je comprends rien à ce qu’il dit, vu que c’est un mélange de français, d’anglais, et de dialogue de mec bourré, mais n’empêche qu’il m’a coupé les cheveux en fonction de mes lunettes, et ça a été comme une révélation de son génie, ou de ma myopie)

britney-spears-3

Au bout de 30 secondes sous la merdasse chauffante qui active la décoloration des poils de tête, j’ai commencé à me liquéfier, avoir de la buée sur le carreau gauche, et pleurer parce qu’il avait dit « 20 minoutes dé pause » et que j’allais jamais tenir. J’ai tenu. Il a rincé. Il a séché. Il a coiffé, raidi, laqué. J’ai tenté de lui rouler une pelle par surprise, mais j’ai pas réussi, parce que je ne voulais pas lâcher mon reflet dans le miroir. Il a quand même prévenu que c’était concept parfois, rapport qu’il y avait des restes de gothopouffitude ultime aux pointes (parce que oui, parfois, j’ai aidé la nature à faire plus noir que noir, et que oui, aussi, je laisse pousser mes cheveux) (dès que je me serai débarrassée de mon torticolis chronique, je ponctuerai toutes mes phrases d’un ample mouvement de tête supra-glamour qui laissera la personne en face de moi éblouie par tant de grâce et de souplesse cervicale) Lisez le reste de cet article »

Je ne pensais pas avoir le temps de raconter mon dimanche soir avant un petit moment, mais alors que vers 5h48 une masse ronronnante atterrissait dans mes cheveux, vers 5h49 je bougeais le genou et rencontrait une zone humide. La miniature a quelques problèmes d’étanchéité au réveil. Je dors du coup très souvent dans des draps fraîchement lavés. Et là, j’ai très envie d’aller ramper sous le canapé parce que je trouve injuste que la bête soit allée se planquer pour se rendormir alors qu’il ne me reste qu’un matelas sans draps et légèrement détrempé par mon rinçage.

Pour rentabiliser ce moment de solitude, et parce que mon hystérie britnesque est un peu retombée, nous allons donc parler de mon dimanche soir.

britney

Pour commencer, la prochaine fois que je dis « on a qu’à y aller en voiture« , qu’on m’abatte. Si si, j’insiste. J’ai frôlé la dépression nerveuse, failli mordre la Pomme qui n’avait rien demandé à personne et tentait de copiloter de son mieux, et failli pleurer une ou deux fois, comme ça, par principe. D’un autre côté, la première partie prévue était Sliimy, et ça nous arrangeait de rater ça (non parce qu’un mec qui reprend une reprise, ça a tendance à m’énerver) (il a repris le Womanizer de Lilly Allen en bref) Au final, impossible de dire si Sliimy il y eut, quand nous sommes royalement arrivées (en dégageant du monde de NOS places) une djette s’agitait en body et bottes de pouff. Logique.

La suite… Comment dire… J’en ai juste pris plein les yeux et les tympans.
Plein les yeux parce qu’avec les scènes au milieu de la salle, les rideaux écrans, les vidéos, il n’y a pas eu un seul temps mort. De petites vidéos entre chaque performance, une projection d’un clipounet britnesque sur fond de Sweet Dreams by Marylin Manson, des réglages techniques au poil, des cheveux de Britney attachés sur scène avant le décollage pour éviter des problèmes capillaires… Et d’ailleurs une Britney chatain. J’aime beaucoup.
Plein les tympans parce que voilà, c’était mon premier concert, et qu’il y a plus soft quand même pour commencer. J’ai senti ma tension chuter quand la musique a démarré. Que le son était trèèès fort. Mais que Radar a fond les ballons, ça a quand même de la gueule.

Seul bémol, l’ambiance que j’ai trouvé relativement mitigée. La Pomme et moi nous agitions, mon voisin était visiblement là pour faire plaisir à sa copine, comme pas mal de monde apparemment. Alors que merde, Britney quoi! Ça peut paraître neuneu, mais c’était vraiment la soirée revival de mon adolescence. Alors même si oui, il y a beaucoup de playback (qui s’est particulièrement entendu sur Toxic, le démarrage étant vraiment du live) quel show a côté! Et puis maintenant, je peux passer le reste de ma vie à faire des lessives de draps, j’ai vu Britney pour de vrai, et ça, dans mon monde, c’est priceless.

Je vous laisse, le réveil vient de sonner, il est temps de me lever…

Ailleurs
Nous attendons les résumés de PinkLady et Lil’Virgo
Citizen L a déjà partagé ses impressions
Quelques photos sur le site officiel de Britney

Il y a des moments où l’on se dit qu’on peut désormais se faire renverser par un bus, piétiner par un troupeau de chatons, heurter en plein vol par une fiente de pigeon, et encore tout plein d’autres choses (mais on ne va pas non plus détailler, vu qu’en ce moment des gens meurent tous les jours et qu’on rique de m’accuser d’avoir très mauvais goût niveau lolification) (même si j’assume mon humour de merde, mais moins les trolls)

Hier soir, j’en ai vécu un.

Hier soir, j’étais à quelques mètres de Britney.

Quand j’aurai retrouvé le plein usage de mon cerveau, je vous raconterai. Pour le moment, je suis encore en mode « Hiiiii« , ce qui est relativement pénible à vivre pour mon entourage (le sourire teubé, c’est lassant à force) Même si j’en suis consciente, ça ne change rien, mais je préfère ne pas vous faire subir ça tout de suite. Parce que je serais limite capable de te coller du gif animé de chaton scintillant ou de dauphin dauphinant tellement les basses m’ont agité les neurones, et je ne crois pas que mon lectorat soit prêt pour ça. Ceci étant, il fut un temps où j’adorais les gif scintillants, heureusement pour l’humanité les blogs n’existaient pas encore (sinon, j’aurais eu un skyblog de compèt’, celà va sans dire)
Bref.
Tu vas l’avoir ton analyse de texte du spectacle de Britney, tu penses bien (avec une bonne dose de lose) (forcément) mais là, présentement, je suis encore trop émotionnée.

PS: Oui, j’assume. Si si. Pour de vrai. Donc tu peux te moquer, bave du crapaud et blanche colombe tout ça, même pas mal.

Vois-tu lecteur, j’écris parfois à des fins de relecture ultérieure, comme une lettre ouverte à un moi du futur qui s’apprêterait à faire une connerie, et qui rencontre son moi du passé qui lui rappelle le chemin de la sagesse.

Faut que j’arrête la pâtisserie marocaine au petit déjeuner, ça ne me réussit pas.

Mais il sera sûrement bon de me rappeler un jour prochain ce moment de lucidité où j’ai décidé de fuir les sirènes du capitalisme et de la surconsommation. Limite j’ai envie d’en faire un truc récurrent.

Pourquoi le téléphone intelligent c’est le mal?

- C’est fragile. Je raye les petits écrans de portable. Je raye les écrans d’ipod. Je raye tout. Ben ouai, pour ouvrir ma porte, il me faut des clés, et les clés, c’est le mal pour toute chose rayable se trouvant à proximité immédiate dans le sac à main. Autant dire que mes clés adoreraient se faire un écran d’iphone, mais que ça m’embêterait un petit peu quand même…

- Je serai tout le temps connectée. J’ai une cyber dépendance de type 1, je ne résiste pas si on me met devant un ordinateur avec une connexion. Mais sans ordinateur ni connexion, je survis. Je peux passer une semaine sans lire mes mails en cas d’isolement et d’absence de wifi. Mais concrètement, si on me fout entre les mains un truc qui permet d’être connectée en continu… Je ne vais plus jamais être loin de ma boîte mail / Twitter / Facebook (quoique)… Mauvais pour mon sommeil (multiples vérifications nocturnes) ma vie sociale (arriver chez quelqu’un et coller son nez direct dans son iphone, c’est d’un plaisant) et mon équilibre psychologique. A force, j’ai peur de prendre le téléphone pour une de mes extrémités, « oui, je suis née avec« , et ça craint.

- A force de tuer / perdre les portables régulièrement, je n’ai plus de points de fidélité, et ces petites choses coûtent la peau des fesses. Et je garde la peau de mes fesses pour des choses qui en valent vraiment la peine, genre aller au concert de Britney. Chacun ses priorités.

- Tout le monde en a un. Alors bonjour l’originalité. Un peu comme le Nokia 3310 à l’époque, quand en soirée tout le monde le posait sur la table basse et qu’au moment de partir on ne savait plus lequel était à qui. Mon petit Sony Ericsson rouge se démarque bien parmi les gros pépères multifonction, pas de problème pour le reconnaître!

- Le tactile, moi, j’y crois pas. J’ai testé le tactile made by LG, et crois moi, ce ne fut pas convaincant. Ok, ça date. Mais avec des boutons, au moins, tu sais sur quoi tu bourrines, il est toujours meilleur pour la gestion de la colère de sentir un bouton s’enfoncer sur son doigt que de sauter à pieds joints sur une surface lisse.

- Je devrais changer de forfait, et t’en connais encore beaucoup des gens qui ont un forfait Ola? Ben voilà. Mon vieux forfait, je l’aime d’amour, et même les vendeurs le reconnaissent: « gardez-le, vous ne trouverez pas mieux. » Même si je n’ai pas accès au web, et que quand ma pensionnaire allait sur le wap (en piétinant le téléphone dont j’avais oublié de bloquer le clavier pendant ma sieste) c’était du hors forfait (Nina, ton chat me doit 1€33)

- J’ai une lose sans nom avec les téléphones, il est donc prévisible que toute tentative de frime avec un monstre de technologie se soldera par une panne (mais non c’est pas de ta faute) une noyade (ne jamais mettre une téléphone dans une poche arrière de jean) un vol (mon côté oie blanche) ou un bris (oh, tiens, ça casse quand ça tombe!)

Improve the web with Nofollow Reciprocity.
Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes