Non, on ne va pas causer yaourt, promis, tout bêtement parce que je ne suis absolument plus au courant des dernières tendances de l’industrie laitière depuis que ma période yaourt est passé. La période yaourt fut suivie de la période sauce soja – période la plus longue de toute l’histoire de ma monomanie alimentaire – qui elle-même voit la fin de son règne absolu suite à l’introduction du pesto. Mais trêve de déséquilibre alimentaire, j’ai dit qu’on causait pas yaourt, ni pesto.

Le sujet du jour est « Pensez-vous que l’humeur d’une personne peut se deviner à la façon dont cette dernière s’est habillée? »

Réponse en 2 copies double maximum, j’ai pas envie de passer le week-end à corriger. Lisez le reste de cet article »

… Alors je vous parle de Londres (oui, le truc de modasse arrive, mais je maîtrise pas le déclencheur de mon APN et puis j’ai besoin d’un décor très classe et distingué, donc ça sera ce week-end et pas avant, merci de votre compréhension)

Pas qu’à la base je sois hype. Pour moi l’Angleterre ce n’est pas Londres. Ce serait plutôt l’Hadrian wall sous la pluie, de la verdure, des moutons partout, et une pinte de Carling pour finir la journée. Par extension, c’est des week-end en Écosse (ou comment toujours atterrir dans un trou paumé (mais avec une auberge de jeunesse sortie de nulle part)) ou encore un stock de chaussures inépuisables. Il faut savoir que le Royaume-Uni est le temple de la mode de plutôt mauvais goût, et côté chaussures, j’y frôle à chaque fois l’orgasme.

Mais dans mon boulot, ils ont décidé que Londres était le centre du monde civilisé. J’ai essayé d’expliquer que je connaissais, mais que par contre New York ou Singapour, je voulais bien visiter, à chaque fois je me retrouve à Londres. Tous frais payés, on va pas non plus trop râler.

Je vous fais donc partager la vue que j’avais de la fenêtre de ma chambre:

En pleine nuit, nous noterons que mon téléphone portable fait des photos minables
(même si en petit en fait ça rend bien)

En plein jour, nous noterons que le temps n’était pas fantastique
(même que je me suis pris une averse mémorable)

Comme il faut bien compenser la vue, sachez que j’ai du faire du charme à mon banquier pour qu’on modifie un peu mon plafond de paiement par carte, parce que faire l’avance des frais dans un hôtel avec une vue pareille, ça file la migraine. Sachez également que j’ai failli rester coincée dans l’ascenseur avec un charmant monsieur qui a bien senti qu’on ne réaliserait aucun fantasme vu la tronche que j’ai tiré quand la cabine est restée en suspension au milieu de nulle part. Sachez enfin que malgré le prix de la nuit, une femme de chambre a débarqué à 7h30 du matin (pas tout compris, j’ai grogné, elle a eu peur, elle est partie)

Nous concluerons en disant que je pourrais bosser pour une boîte qui m’enverrait dormir dans un Formule 1 à Evry, et que ça serait bien pire. Nous dirons également que les probabilités de croiser la soeur de BestFriend sur le quai à St Pancras étaient faibles, mais bien réelles. Nous finirons en validant que les meilleurs shampooings au monde se trouvent en Angleterre, mais que c’est vraiment pas ça côté bouffe.

Internaute, là, j’ai envie de taper sur quelqu’un, et comme j’ai pas pu avec le gentil monsieur UPS ni avec la greluche Dell payée pour être odieuse, nous allons extérioriser ensemble ici. Parce que ça va me soulager. Et que là j’en ai besoin, je sens poindre les larmes d’énervement.

Il y a quelques jours, je choisissais le portable de mes rêves chez Dell. Je l’aimais déjà. Il était rouge, c’est dire!

Comme la date de livraison est un vendredi, je me dis que je vais mettre mon adresse personnelle en adresse de livraison, comme ça, même si je rate le premier passage, je serai là pour le second, le samedi. Et ça fait moins désordre que de se faire livrer sa vie au boulot.

Ben j’ai été conne.

Parce qu’il faut lire les petites lignes.
Dell se couvre, Dell te donne une date prévisionnelle qui comprend les risques de tremblements de terre et de tsunami en Pologne. Oui, d’après UPS, le colis vient de Pologne. En gros, Dell voit large.

Donc quand UPS appelle le lundi pour me dire qu’il sont passés et qu’ils repasseront encore 2 fois avant que mon colis soit renvoyé au dépot puis chez Dell, je fais rapidos le calcul… Passages lundi-mardi-mercredi, gardé 5 jours… pile le week-end où je ne suis pas là (y en a 2 dans l’année…)

Pas de problème, appellons UPS pour changer l’adresse de livraison (comme expliqué par le gentil livreur au téléphone)

Ben j’ai été conne.

Parce qu’il faut lire les petites lignes.
En raison du montant de la commande, l’adresse de livraison ne pourra être changée. De toute façon, à la commande, si mon adresse de livraison n’était pas mon adresse habituelle, il fallait que ma banque connaisse cette autre adresse. Ma banque (et ex-employeur) ne connait pas mon adresse professionnelle, étant donné que la seule qui les regarde, c’est mon adresse perso.

Au point d’énervement où j’en étais, j’ai appelé le service client Dell.

Ben j’ai été conne.

Parce que je me suis ramassé dans les dents que « Madame, on ne peut rien faire vous serez remboursée. »
C’est tout? C’est tout.
J’ai essayé d’argumenter sur le fait que la date de livraison prévisionnelle était un vendredi ou un samedi donc je pensais être chez moi, la réponse fut « on ne travaille pas le samedi. » Comme si j’en avais quelque chose à foutre. Et comme si UPS était l’une de leurs filiales (donc au repos le samedi)
J’ai trouvé absolument fantastique le souci de la satisfaction du client. Mon collègue pas loin il a rigolé quand il m’a entendu murmurer « connasse » en raccrochant.

Moralité: Soit je pose un RTT mardi (pas possible vu qu’il y a une réunion au sommet) ou mercredi (pas possible vu que ma chef télétravaille le mercredi), soit j’attends 8 jours que mon colis reparte vers les entrepots Dell, à peu près autant qu’ils localisent le retour, encore deux fois plus qu’ils se décident à me rembourser, et un temps aléatoire avant que ce ptain de crédit soit fait à mon compte.

Parce qu’en fait, chez Dell, ils en ont rien à foutre de perdre une commande, une cliente, ou quoique ce soit. C’est comme ça et on ne peut rien faire.

Je présente aujourd’hui toutes mes excuses aux services clients que j’ai pu malmener ces dernières années. Parce que le record d’amabilité inversement proportionnelle à la facture vient d’être remporté haut la main par le service client Dell.

Connasse.

Cette année, je suis forte. Je ne fais pas les soldes. Par « je ne fais pas les soldes« , je sous-entends que je ne mets pas mon adorable postérieur (je suis de bonne humeur, mon derrière étant rentrée dans un jean passé plusieurs fois au sèche-linge et que je gardais comme motivation à l’anorexie) ni mes délicats petons (qui n’ont pas supporté 2 jours de Doc Martens, les tapettes) dans ces antres du Diable que sont les magasins en période de soldes.

Ouai, j’suis super forte.

Et même pas fauchée.

J’ai donc pris la merveilleuse résolution de ne pas aller claquer un Smic dans des fringues moches qui, de toute façon, sorties de leur contexte (c’est à dire au milieu de trucs encore plus moches) se révèleront être totalement immettables. Je suis la spécialiste de l’erreur de jugement shoppinguesque, c’est un fait, et une catastrophe.

Le problème, c’est que si je ne vais pas aux soldes, les soldes viendront à moi. Sous la forme de ces foutus sites de ventes privées. J’ai bien essayé de me raisonner, de dire à ma conscience que maybe c’était pas une bonne idea, mais ma conscience m’a rappelé que:
1 – Ça faisait radasse de me trimballer avec toujours le même pantalon depuis l’épidémie (mortelle) visant les fermetures éclair
2 – Je ne déplaçais pas mon postérieur, vu qu’il était gentiment posé sur la même chaise que d’habitude Lisez le reste de cet article »

Comme les plus fidèles d’entre vous (c’est à dire ceux qui sont venus plus de 2 fois ici) le savent, je travaille pour le grand capital, et parmi les pires. Ces parasites de la société qui mériteraient d’être exterminés un par un, par le feu, les flammes, ou n’importe quelle torture douloureuse. Limite l’eau bénite. Mais ça mouille.

Je fais partie de ceux dont tu rêves de péter la gueule. Avec ou sans préméditation. Du moment que ça fait mal, qu’il y a du sang, des larmes, et pas de sexe.

Je bosse dans le secteur bancaire. D’où le pas de sexe, parce qu’on est frigide dans le métier, tu te doutes bien.

Je viens de perdre les lecteurs récents qui ne pensaient pas que j’étais capable de tomber aussi bas. Et bien si, il faut bien nourrir les plantes vertes, et soit je vendais mon corps, soit je vendais mon âme. Comme je ne suis pas connue pour mon dynamisme en période de fatigue (ni en période de pleine forme d’ailleurs) j’ai choisi de vendre mon âme.

Le pire, c’est que j’aime ça. Même pas honte de le dire. Lisez le reste de cet article »

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