En ce non-jour coincé quelque part entre un jour férié, un jeudi et le week-end, et qui surtout est un vendredi 13, j’ai envie de n’être qu’amour et partage. Ça va me détendre suite au traumatisme subi sur un célèbre site de vente de pompes en ligne qui a eu l’outrecuidance de planter alors que je cliquais sur « ajouter au panier », puis de m’informer qu’une grognasse venait de piquer la dernière paire de bottes que je convoitais en 38, avant de me dire gentiment qu’il n’y aurait pas de réassort sur ce modèle. Que j’ai donc pris en marron, parce qu’il devenait impossible que je vive sans ces beautés fatales aux pieds, et que l’hiver approche, qu’il me faut des bottes qui ne fassent pas … (complétez avec ce que vous voulez, je n’ai jamais su comment je devais l’interpréter) et dont le talon n’ait pas décidé de se désolidariser de la semelle. Maintenant, il ne me reste qu’à revoir toute ma garde-robe pour trouver si j’ai un seul truc mettable avec des bottes marrons, mais c’est une autre histoire.

Bisounours

Je disais donc, en ce non-jour, j’ai envie de partager avec vous quelques découvertes récentes et moins récentes, quelques blogs très distingués que je lis, et qui pour certains ont des flux RSS (ce n’est pas sale) que Feevy refuse de reconnaitre. Feevy, c’est le truc qui me sert à avoir une wannabe blogroll dynamique sur le côté, là, avec les petites images et tout et tout. Oui, je sais, c’est beau, mais ça marche pas tout le temps.

Et puis comme ça, on va dire que je fais un #FollowFriday même si ce n’est pas sur Twitter, c’est l’intention qui compte. Lisez le reste de cet article »

On dit beaucoup de choses sur les blogueuses et leur chat, il est grand temps de rétablir la vérité. En tant qu’heureuse maîtresse d’une boule de poils (enfin je serais heureuse si je pouvais dormir la nuit) je vais donc faire l’anti « billet anti-chat » et j’en suis fière, j’assume et je me montre forte face à l’adversité.

Une telle volonté de convaincre est suspecte, je vous l’accorde.

gravity

L’accessoire ultime de la blogueuse: le chat

Certains pensent que la blogueuse est plus prédisposée que la moyenne à avoir un félin d’appartement (le tigre étant un félin trop encombrant et trop aléatoire comportementalement parlant, tu lui fais une gratouille sur le ventre, il mordille, t’as plus de bras, tu blogues plus, c’est dommage) C’est totalement faux. La blogueuse se contente de vivre dans un univers totalement égocentré, où elle raconte sa dernière journée de shopping, sa dernière soirée entre copines, sa dernière rupture avec l’homme de sa vie qui en fait était un crevard comme-tous-les-autres-monde-de-merde, et forcément, dans sa vie, il y a son chat. Là où les collègues, les connaissances et les inconnus ne vont pas juger utile de préciser qu’ils détestent changer la litière de leur animal de compagnie, la blogueuse t’en fera une note pleine d’envolées lyriques (la litière c’est fantastique / mais quand tu la changes tes narines piquent / Friskies je te nique) et sur environ 3 pages Word. Parce que le blog est un espace d’expression personnel où tous les aspects de la vie seront abordés (sauf parfois la sexualité, faut pas déconner, pas avant le mariage)
La blogueuse n’a pas plus de chat que la moyenne nationale, c’est juste qu’il fait partie de son univers, et que si tu la lis, c’est pour son univers, sinon elle te ban ton ip, te défollowe sur Twitter et balance que t’es un mauvais coup à toute la blogosphère. Ne nie pas, tu l’as cherché.

Le seul réconfort de la blogueuse: le chat

Quand ça va mal, heureusement que Minouchou (ou Minicha) est là, parce que le chat, contrairement à l’homme, tu le caresses derrière les oreilles, il ronronne et te regarde avec tout l’amour du monde dans ses grands yeux innocents. Ben ouai, avec l’homme, c’est pas les oreilles qu’il faut viser pour parvenir au même résultat…
Ce que la blogueuse ne te dit pas, c’est que des fois son chat la gonfle, que les câlins félins ça va un moment mais après 45 minutes de sieste sur le clavier / 10 minutes de chat qui saute sur l’écran de la télé / un saut sur la tête en pleine levr… nuit, son chat elle le foutrait bien en orbite. Et que le chat, comme l’homme, des fois il veut juste avoir la paix, qu’on ne lui parle pas, qu’on le laisse pioncer devant un match de foot, et que ce serait bien urbain de faire à bouffer mettre des croquettes fraîches. Le chat peut aussi être un gros connard égocentrique. Qui en plus n’a pas le même rythme de sommeil que la blogueuse (qui parfois travaille pour payer les croquettes de cette raclure qui lui refait la déco toutes les nuits entre 4 et 5h du matin)

Le seul avenir de la blogueuse: le chat

La blogueuse n’a tellement pas de vie entre la litière, les croquettes, les câlins fusionnels qu’elle n’a pas de temps pour un semblant de vie sociale impliquant le rapprochement entre deux êtres dans cet acte fabuleux qu’est l’amour pur et véritable (dans les liens du mariage, faut pas déconner non plus) Non mais quelqu’un ici a déjà passé une semaine en tête à museau avec un félin? Ya un moment où la blogueuse a juste envie d’avoir une vraie conversation avec un être humain, au lieu de dire « Alors mon bébé, tu me racontes ta journée? » « Miaouuuuuuuuuuuuuuuuu » (signifiant « croquettes, mère indigne » ) Voire même, la blogueuse a parfois envie d’autre chose que de faire des palper-rouler à une chose qui va s’endormir sans lui rendre la pareille (même s’il arrive que des représentants du genre humain aient le même comportement…)

Bon, je vous laisse, ya le chat qui est en train de me retourner consciencieusement l’appartement, faut que j’aille lui crier tout mon amour et lui rappeler qui commande (comme à un homme quoi)

Bon, autant vous le dire tout de suite, aujourd’hui, il y a eu tension dramatique, au moment où pour la première fois de ma vie j’ai chopé un chaton par la peau du cou en lui disant « Ah non, pas là! » avant de la poser dans sa litière.

Mais revenons en arrière.

Je vous ai bien saoulé avec mon chatonthon. Ne niez pas, je le sais. Et je commençais à désespérer, quand j’ai eu vent d’une portée en Bretagne (les demi-frères et demi-sœurs de la bestiole psychopathe qui squatte chez mes géniteurs) Et puis mardi, sur Twitter, soudain… Camille parle de chatons abandonnés, poste un lien, et j’atteris chez Mimnor. Mimnor qui explique que 4 petites boules de poils ont été déposées devant la clinique vétérinaire et qu’elles cherchent une famille. Et là… Comment dire… J’ai envoyé un message à Pink (oui, ya du lien, mais ce chat est le pur produit d’une collaboration virtuelle) en jumpant sur ma chaise de bureau. Message qui devait donner « Hiii chaton Hiiii mail Hiiii je serai ton esclave pour le restant de mes jours » Bref, un truc super cohérent, et tout plein de Hiiiiiis. Elle me confirme que chatons il y a, que les gris sont des femelles, qu’elle a dit que je passerai. Je ne suis alors qu’amour.

Là, j’ai les fils qui se sont touchés, et le marathon a commencé. Parce que je pensais avoir le temps de préparer l’arrivée de bébé, mais que la veille pour le lendemain, c’est quand même du sport.

En duplex avec mes géniteurs, j’ai foncé au Leclerc le plus proche « parce qu’ils ont la litière la plus mieux. » Ouai, mais pas de bac à  litière, et pas les croquette qu’on me souffle dans l’oreillette.

Pas grave, yaka aller au Carrouf le plus proche. Ce qui sous entend se retrouver vers 20h sur l’autoroute. Suicidaire. J’ai survécu. Sans même taper sur les camions qui s’amusaient à klaxonner dans les tunnels (et c’est pourtant pas l’envie qui me manquait) Je trouve le bac, les croquettes, mais ô drame, pas de sac de transport.

Appel paniqué à So Long « Dis t’aurais pas le sac de transport du chat enrobé » (il faut toujours ménager la susceptibilité des chats pondéralement bien portants) Elle me dit que non, mais dans un élan de générosité propose de shoppinguer pour moi le lendemain. Je crois que je lui ai dit que j’avais sauvagement envie de lui faire l’amour, là maintenant de suite.

Nina est ensuite arrivée en renfort pour remettre l’appartement en état. Et y avait du boulot. Mais nous fûmes bonnes. Dans le sens efficace. Et aussi parce qu’elle portait un joli short, et que j’avais laissé tomber l’idée d’être classe, et par la même occasion le pantalon, pour faire le ménage en culotte.

Le lendemain, je réalise que de gamelle je n’ai point (j’ai zappé) et je textote la suite de ma liste de courses. So Long reste zen et courtoise. A la troisième animalerie (la première ayant fermé et la seconde considérant qu’un chat doit voyager en Vuitton minimum) elle a du me détester. A 14h30 elle effectuait la livraison au boulot. A 15h je filais chez l’ophtalmo, mon nécessaire de survie sous le bras.

A 18h et des bananes je maudissais les transports en commun parisiens. A 19h je récupérais une copine (qui n’a pas de blog, incroyable) ayant accepté de m’accompagner dans cette mission. A 19h25 je pleurais dans les bouchons tout en demandant à la copine en question d’appeler Pink pour qu’elle prévienne le vétérinaire (dont je n’avais pas le numéro, oublié sur mon bureau) (minute blonde qui se payait en direct live) que j’arrivais, et que présentement je faisais des tentatives de Moïse-like, ma mer rouge étant constituée d’automobilistes remplis de mauvaise volonté et d’une connaissance approximative du code de la route.

Vers 19h45 nous arrivions, dégoulinantes de sueur après un sprint d’anthologie.

Et c’est ainsi que j’adoptais Tweetee (Tweet n’étant pas assez féminin à mon goût) qui oui, s’appelle bien comme ça en référence à Twitter, parce que son adoption s’est organisée dessus, et qu’honnêtement ce chat est plus blogosphérique que le blogueur le plus influent.

Je finirai par linker Vanessa (qui ne se plaint pas mais constate) qui voulait ses photos de chaton. La question étant: Est-ce compatible avec la bitchitude de faire des Hiiii à la vue d’un bébé chat?

Depuis, j’ai découvert qu’un pet de chaton peut plonger un humain dans un coma profond. Qu’il est effectivement possible de soulever la bête par la peau du cou, surtout quand elle vient de confondre ta couette avec sa litière. Et également que cette chatonne et moi étions destinées, parce qu’au moment où j’écris ces lignes, j’ai une miniature de félin posé sur ma tête, et occupée à jouer avec mes cheveux en ronronnant (au moins elle a arrêté de chercher à me déclencher une montée de lait) (quoique, je me demande si elle ne cherche pas dans les cheveux) Bad hair day vous avez dit?

Et parce que je vais me faire trucider si je ne mets pas de photos…

Pour finir, un grand merci aux personnes qui ont relayé le chatonthon (je tombe régulièrement sur des blogs affichant la bannière) parce qu’au final, oui, le net m’a permis de trouver le chaton de mes rêves! Même si les plus perspicaces d’entre vous auront remarqué que mon chat noir est un peu décoloré, quand même. Mais que quand je la regarde dormir (le temps de me relire, elle est descendue de ma tête et s’est assoupie) juste à côté de moi, je peux limite comprendre la joie que ressentent certaines personnes après avoir expulsé un être vivant de leur utérus.

Cet article a été écrit en collaboration avec Tweetee, malheureusement à des fins de bonne compréhension pour tous, les espaces additionnels ainsi que les divers onglets ouverts par les bons soins de la bête ont été supprimés à la relecture.

Les enfants, je suis contrite. J’avais décidé de me couper du monde réel. J’avais décidé de vouer ma vie à la virtualité. J’avais décidé de ne plus parler qu’à des humanoïdes en pixels. J’avais acheté Les Sims 3, pensant me détendre.

Tu parles…

En ce moment, j’ai envie d’une trêve dans la réalité. A un petit détail près (enfin 2 si on compte le beau temps, mais les transports en communs surchauffés me font hésiter sur la positivité de ce détail) j’ai l’impression que tout va de travers. Ou que je suis en mode lent, et le reste du monde en avance rapide. Ou que tout mon entourage a décidé de s’unir/se reproduire (voire peut-être les deux mais je ne suis pas au courant) J’en ai donc conclu que vivre parmi les Sims me reposerait.

Tu parles (encore…)

Les Sims 3

Les Sims et moi, c’est une grande histoire. J’ai été la pyromane la plus redoutée de l’époque de Sim City (j’enlevais les casernes de pompiers, carrément, pour voir si tout le monde pouvait mourir en un seul incendie) (de mémoire, la réponse est plutôt non, certains sont increvables) J’ai tenté désespérément de faire s’accoupler deux femelles dans la première version des Sims (franc fiasco) J’ai même acheté Singles rien que pour voir si un Sim-like était aussi coincé qu’il en a l’air (la réponse est oui, même en passant leur vie nus, mes colocataires avaient toujours beaucoup de respect l’un pour l’autre) J’ai même joué aux Sims sur PSP, ma Simette étant une nymphomane qui sautait tout ce qui bougeait, peu importe le sexe, la position sociale ou l’âge, ça m’a traumatisé.
Mais tout ça, j’avais zappé dans le feu de la carte bancaire un samedi au Virgin (parce que niveau prix, ils se sont pas gêné EA, faut le dire quand même) Lisez le reste de cet article »

- J’ai du partager toutes mes boîtes de thon. Et c’est un peu mon alimentation de base. Et j’aime pas partager. Mais je l’ai fait. Je pense mériter une médaille.

- Un chat, c’est relativement calme quand tu ne le vois que le soir. Mais quand tu passes un long week-end en sa compagnie, tu assistes à tous les moments de folie de la bête. Quand elle court en diagonale dans l’appartement en miaoutant. Quand elle saute partout sans raison apparente. Quand elle décrète qu’il lui des câlins toutes les 2 heures la nuit.

- J’ai calé mon rythme de sommeil sur celui du chat, abandonné l’idée de dormir la nuit, et siesté en sa compagnie l’après-midi.

- Le miaulement est comme un pleur d’enfant: tu sais que quelque chose ne va pas, mais tu ne sais pas quoi. Tu vérifies la gamelle, l’eau, la couverture à dodo, la litière pour localiser d’où vient le problème.

- En parlant de litière, je préconise l’application d’essence de lavande ou de baume du tigre sous les narines avant de s’occuper de la chose. Sinon, t’y laisses ton petit dej’.

- Tu apprends à prendre le temps. Quand la bête se pose les fesses sur le clavier du portable, les pattes sur ton épaule, et ronronne, tu es parti pour un quart d’heure de câlins, c’est comme ça et pas autrement. Ça te fait relativiser, et c’est fou ce que ça repose!

- Tu apprends qu’un chat oublie vite qu’il fait la gueule. Quand tu rentres tard, tu es accueillie par des miaulements indignés, et la bête met environ 30 secondes avant de venir faire le câlin normalement immédiat. Et tu passes le reste de la soirée à vérifier la gamelle, l’eau, la couverture à dodo, la litière…

- De toute façon, tu culpabilises de la laisser seule, alors tu ne sors plus.

- Tu t’habitues à te faire réveiller par une patte posée sur ton nez, ou une moustache qui te frôle la joue, ou un poids sur ta hanche (quand tu dors sur le côté) et c’est drôlement plus cool que le réveil.

- Tu as toujours l’appareil photo à portée de main, et tu fais environ 200 photos en une semaine. Et encore, le chat a fini par se planquer sous le lit pour avoir la paix.

- Tu te dis que tu ne veux pas la rendre, parce que tant d’amour, de câlins et de douceur, c’est tellement bon…

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