Ce qu’il y a de bien quand tu t’arrêtes de fumer, c’est d’être soutenu. Parait-il. Je commence à sérieusement en douter.

Pour la petite histoire, je suis issue d’une famille de fumeurs, même si c’est un sujet tabou depuis le décès de mon grand-père d’un cancer du poumon. Mes parents ont vaguement arrêté entre ma naissance et celle de mon frère, mais disons qu’une bande de névrotiques doit trouver un moyen de canaliser ses angoisses existentielles. La cigarette étant un moindre mal. Être sur le point de devenir la seule non fumeuse de la maison est donc un grand bonheur de chaque instant. Lisez le reste de cet article »
Des fois, ma génitrice m’effraie. Comme par exemple quand elle a demandé « vous ne fournissez pas le mari avec l’appartement? » à la charmante demoiselle avec qui on allait faire une visite.
J’ai eu envie de mourir.
J’ai allumé une clope de stress (c’était l’époque où je pouvais encore) (depuis je découpe des patchs en forme de fleur, d’étoile, de coeur, de mésange, et je me les colle dessus) (ils me rendent malade, l’envie de vomir coupant l’envie de fumer)
La demoiselle a été cool elle a dit que si elle en trouvait un elle se le gardait. Et aussi qu’elle commençait les patchs le 1er octobre. J’y ai presque vu un signe, le destin, mon âme soeur, et après la nicotine a fait effet et je me suis rappelée qu’on était là pour parler business.
Dans ma to do list des vacances, j’ai donc rajouté « signer la promesse de vente« , et dans celle d’après les vacances, il y a « trouver une banque qui ne me veut pas avec du gravier et du verre pilé » (et je suis bien placée pour savoir que tous les banquiers sont de vilains méchants), « trouver des déménageurs« , « faire toutes les formalités au plus vite« , « décider de ma future adresse« , et « péter la gueule du proprio » s’il change d’avis pendant la nuit.
Sans déconner, pourquoi c’est le jour où je pars en vacances (donc loin de Paris) que j’apprends que mon offre est acceptée?