En ce moment, bloguer est compliqué, et ce pour deux raisons:

  • Je suis sous haute surveillance: 2 articles de suite où je parle de la Miniature, et me voilà accusée de sombrer dans le blog à chat.
  • La Miniature accapare mon attention, mon énergie et mon clavier. Parce que des doigts qui bougent…

J’ai donc craqué ce soir, ouvert une boîte de dinde aux haricots verts avec tous les nutriments essentiels nécessaires à la santé, croissance et vitalité de ma fille (le plus fervent anti-chat de mon entourage ayant réalisé que la chose était désormais permanente et que mon instinct maternel était en plein boom la nomme maintenant ainsi), j’ai lolé sur la vitalité en me demandant s’ils en vendaient enrichie au lexomil, et depuis, je peux accéder totalement à me clavier, une masse inerte ronflant sur ma poitrine (et ne réagissant même pas quand mon bras frôle son nez)

D’où l’utilité d’avoir des seins conséquents, la bête grandissant, il faut de la place, du confort et de l’adhérence. Et de la pâtée pour chaton, pour caler la bête.

Maintenant que le contexte est posé, parlons week-end, classe, glamour, paillettes, famille.

Ce week-end, j’emmenais ma femme virtuelle en Bretagne, sur ordre de mon ancêtre maternelle qui m’avait répété 3 fois que « Nina peut venir à ma sauterie d’anniversaire » puis 5 fois « Nina viendra avec toi n’est-ce pas? » pour 10 fois « tu me confirmeras si tu peux venir, et si Nina a son congé elle aussi« .

Nous partîmes donc chaton dessus sacs dessous pour la verdoyante Bretagne, optimistes au point d’embarquer des maillots (on ne se moque pas) et totalement insouciante pour ma part concernant les retrouvailles entre Nina et Marmotte Narco. Et forcément…

« Je me suis réveillée cette nuit avec une sensation humide, c’était la chatte de Vicky qui se frottait à moi » Nina (la Miniature étant en période Bisounours léchouilleur)

« Non mais j’aime pas les moules j’y peux rien chuis pas comme toi » Marmotte Narco (alors qu’une partie de la famille devait s’interroger sur mon orientation sexuelle) Lisez le reste de cet article »

Normalement, quand je sens que quelque chose me marche sur la tronche puis me mord le coude, ça signifie qu’il est quasiment 6h du matin et que quelques secondes plus tard, mon lit va être inondé. C’est fou comme en une semaine on peut prendre ses petites habitudes.

tweetee

Là, la bête dort. Mais pas pour longtemps.

Cette nuit, j’ai senti que c’était différent. D’abord parce qu’il faisait encore nuit noire, et que c’était bizarre quand même. Ensuite parce que ça remuait plus que d’habitude. Enfin parce que je me suis réveillé en faisant un bond quand mon coude a subi une attaque d’une rare violence.

kaos-chaton-00028J’ai instincitivement chopé la miniature, trainé les pieds jusqu’à la litière, déposé l’animal dedans, avant de retourner me coucher, en me disant que le soleil avait dû oublier de se lever, que l’ami Ricoré pionçait toujours, et que moi grumphf quoi couette dodo bonheur.

Trois secondes plus tard la bête atterrissait toutes griffes dehors sur mon oreille. Deuxième carpé. Déposage par terre. Attaque d’un bras. Attrapage par la peau du cou. Déposage dans sa boîte à chaussures préférée. Tentative d’arrachage d’un orteil. Attrapage par la peau du cou. Déposage de la bête par terre. Saut sur ma tête…

Là, j’ai eu une illumination, je me suis rappelée un conseil de Nina. J’ai tendu le bras. Chopé le brumisateur. Décroché la furie de mon avant-bras. Brumisé son museau d’un geste ferme et décidé.

Soudain, le temps s’est arrêté, la bête immobilisée. Je n’osais plus respirer. J’ai posé la micro-chose sur le lit, délicatement. Je l’ai sentie se déplacer, furtivement. J’ai entendu le boum signifiant qu’elle était descendue du lit.

Puis plus rien. Le calme. Le silence. L’angoisse. J’ai regardé l’heure: 3h.

Elle a boudé toute la nuit (j’ai culpabilisé, forcément) et n’est revenue me marcher dessus en me léchant l’oeil qu’à 7h. Depuis, je culpabilise. J’ai traumatisé mon chat. Qui n’ose même plus faire pipi au lit le matin du coup, ce dont avec le recul je ne vais pas me plaindre, non non, vraiment!

Bon, autant vous le dire tout de suite, aujourd’hui, il y a eu tension dramatique, au moment où pour la première fois de ma vie j’ai chopé un chaton par la peau du cou en lui disant « Ah non, pas là! » avant de la poser dans sa litière.

Mais revenons en arrière.

Je vous ai bien saoulé avec mon chatonthon. Ne niez pas, je le sais. Et je commençais à désespérer, quand j’ai eu vent d’une portée en Bretagne (les demi-frères et demi-sœurs de la bestiole psychopathe qui squatte chez mes géniteurs) Et puis mardi, sur Twitter, soudain… Camille parle de chatons abandonnés, poste un lien, et j’atteris chez Mimnor. Mimnor qui explique que 4 petites boules de poils ont été déposées devant la clinique vétérinaire et qu’elles cherchent une famille. Et là… Comment dire… J’ai envoyé un message à Pink (oui, ya du lien, mais ce chat est le pur produit d’une collaboration virtuelle) en jumpant sur ma chaise de bureau. Message qui devait donner « Hiii chaton Hiiii mail Hiiii je serai ton esclave pour le restant de mes jours » Bref, un truc super cohérent, et tout plein de Hiiiiiis. Elle me confirme que chatons il y a, que les gris sont des femelles, qu’elle a dit que je passerai. Je ne suis alors qu’amour.

Là, j’ai les fils qui se sont touchés, et le marathon a commencé. Parce que je pensais avoir le temps de préparer l’arrivée de bébé, mais que la veille pour le lendemain, c’est quand même du sport.

En duplex avec mes géniteurs, j’ai foncé au Leclerc le plus proche « parce qu’ils ont la litière la plus mieux. » Ouai, mais pas de bac à  litière, et pas les croquette qu’on me souffle dans l’oreillette.

Pas grave, yaka aller au Carrouf le plus proche. Ce qui sous entend se retrouver vers 20h sur l’autoroute. Suicidaire. J’ai survécu. Sans même taper sur les camions qui s’amusaient à klaxonner dans les tunnels (et c’est pourtant pas l’envie qui me manquait) Je trouve le bac, les croquettes, mais ô drame, pas de sac de transport.

Appel paniqué à So Long « Dis t’aurais pas le sac de transport du chat enrobé » (il faut toujours ménager la susceptibilité des chats pondéralement bien portants) Elle me dit que non, mais dans un élan de générosité propose de shoppinguer pour moi le lendemain. Je crois que je lui ai dit que j’avais sauvagement envie de lui faire l’amour, là maintenant de suite.

Nina est ensuite arrivée en renfort pour remettre l’appartement en état. Et y avait du boulot. Mais nous fûmes bonnes. Dans le sens efficace. Et aussi parce qu’elle portait un joli short, et que j’avais laissé tomber l’idée d’être classe, et par la même occasion le pantalon, pour faire le ménage en culotte.

Le lendemain, je réalise que de gamelle je n’ai point (j’ai zappé) et je textote la suite de ma liste de courses. So Long reste zen et courtoise. A la troisième animalerie (la première ayant fermé et la seconde considérant qu’un chat doit voyager en Vuitton minimum) elle a du me détester. A 14h30 elle effectuait la livraison au boulot. A 15h je filais chez l’ophtalmo, mon nécessaire de survie sous le bras.

A 18h et des bananes je maudissais les transports en commun parisiens. A 19h je récupérais une copine (qui n’a pas de blog, incroyable) ayant accepté de m’accompagner dans cette mission. A 19h25 je pleurais dans les bouchons tout en demandant à la copine en question d’appeler Pink pour qu’elle prévienne le vétérinaire (dont je n’avais pas le numéro, oublié sur mon bureau) (minute blonde qui se payait en direct live) que j’arrivais, et que présentement je faisais des tentatives de Moïse-like, ma mer rouge étant constituée d’automobilistes remplis de mauvaise volonté et d’une connaissance approximative du code de la route.

Vers 19h45 nous arrivions, dégoulinantes de sueur après un sprint d’anthologie.

Et c’est ainsi que j’adoptais Tweetee (Tweet n’étant pas assez féminin à mon goût) qui oui, s’appelle bien comme ça en référence à Twitter, parce que son adoption s’est organisée dessus, et qu’honnêtement ce chat est plus blogosphérique que le blogueur le plus influent.

Je finirai par linker Vanessa (qui ne se plaint pas mais constate) qui voulait ses photos de chaton. La question étant: Est-ce compatible avec la bitchitude de faire des Hiiii à la vue d’un bébé chat?

Depuis, j’ai découvert qu’un pet de chaton peut plonger un humain dans un coma profond. Qu’il est effectivement possible de soulever la bête par la peau du cou, surtout quand elle vient de confondre ta couette avec sa litière. Et également que cette chatonne et moi étions destinées, parce qu’au moment où j’écris ces lignes, j’ai une miniature de félin posé sur ma tête, et occupée à jouer avec mes cheveux en ronronnant (au moins elle a arrêté de chercher à me déclencher une montée de lait) (quoique, je me demande si elle ne cherche pas dans les cheveux) Bad hair day vous avez dit?

Et parce que je vais me faire trucider si je ne mets pas de photos…

Pour finir, un grand merci aux personnes qui ont relayé le chatonthon (je tombe régulièrement sur des blogs affichant la bannière) parce qu’au final, oui, le net m’a permis de trouver le chaton de mes rêves! Même si les plus perspicaces d’entre vous auront remarqué que mon chat noir est un peu décoloré, quand même. Mais que quand je la regarde dormir (le temps de me relire, elle est descendue de ma tête et s’est assoupie) juste à côté de moi, je peux limite comprendre la joie que ressentent certaines personnes après avoir expulsé un être vivant de leur utérus.

Cet article a été écrit en collaboration avec Tweetee, malheureusement à des fins de bonne compréhension pour tous, les espaces additionnels ainsi que les divers onglets ouverts par les bons soins de la bête ont été supprimés à la relecture.

Après avoir voulu hurler que j’étais également une future maman à toutes les femmes enceintes qui doublaient mon caddy rempli de croquettes pour chat miniature…

Après avoir maudit cette foutue ligne de RER très prisée des gens qui sautent et des feux de camps en plein tunnel…

Après avoir hurlé contre tous les abrutis encombrant les routes de banlieue et transformant 10 minutes de trajet en 40 minutes de périple…

Après avoir couru par 32° avec une furieuse envie de crever…

Après avoir été face à un dilemme à la limite du surmontable…

Je me suis réveillée cette nuit avec un nouvel accessoire capillaire. Cette petite chose qui tient dans la main fait peigne et massage du cuir chevelu, avant d’en réanimer la circulation du bout de ses mignonnes petites griffes. Quand vous la saisissez, la chose fait un petit « Miiiii » indigné, parce que les cheveux c’est top fun, et que l’oreiller c’est confortable, et que Miiiii quoi, d’abord.

Adieu doux et paisible sommeil réparateur. Bienvenue le chat.

- J’ai du partager toutes mes boîtes de thon. Et c’est un peu mon alimentation de base. Et j’aime pas partager. Mais je l’ai fait. Je pense mériter une médaille.

- Un chat, c’est relativement calme quand tu ne le vois que le soir. Mais quand tu passes un long week-end en sa compagnie, tu assistes à tous les moments de folie de la bête. Quand elle court en diagonale dans l’appartement en miaoutant. Quand elle saute partout sans raison apparente. Quand elle décrète qu’il lui des câlins toutes les 2 heures la nuit.

- J’ai calé mon rythme de sommeil sur celui du chat, abandonné l’idée de dormir la nuit, et siesté en sa compagnie l’après-midi.

- Le miaulement est comme un pleur d’enfant: tu sais que quelque chose ne va pas, mais tu ne sais pas quoi. Tu vérifies la gamelle, l’eau, la couverture à dodo, la litière pour localiser d’où vient le problème.

- En parlant de litière, je préconise l’application d’essence de lavande ou de baume du tigre sous les narines avant de s’occuper de la chose. Sinon, t’y laisses ton petit dej’.

- Tu apprends à prendre le temps. Quand la bête se pose les fesses sur le clavier du portable, les pattes sur ton épaule, et ronronne, tu es parti pour un quart d’heure de câlins, c’est comme ça et pas autrement. Ça te fait relativiser, et c’est fou ce que ça repose!

- Tu apprends qu’un chat oublie vite qu’il fait la gueule. Quand tu rentres tard, tu es accueillie par des miaulements indignés, et la bête met environ 30 secondes avant de venir faire le câlin normalement immédiat. Et tu passes le reste de la soirée à vérifier la gamelle, l’eau, la couverture à dodo, la litière…

- De toute façon, tu culpabilises de la laisser seule, alors tu ne sors plus.

- Tu t’habitues à te faire réveiller par une patte posée sur ton nez, ou une moustache qui te frôle la joue, ou un poids sur ta hanche (quand tu dors sur le côté) et c’est drôlement plus cool que le réveil.

- Tu as toujours l’appareil photo à portée de main, et tu fais environ 200 photos en une semaine. Et encore, le chat a fini par se planquer sous le lit pour avoir la paix.

- Tu te dis que tu ne veux pas la rendre, parce que tant d’amour, de câlins et de douceur, c’est tellement bon…

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