- Parce que je dors mal la nuit en ce moment, en raison d’un truc ronronnant/mordouillant qui alterne les phases d’amour fou (3h du matin) à celles de test intensif des limites (5h du matin) avant de revenir ronronner et griffer simultanément (7h du matin)
- Parce que je travaille dur (oui oui) et que tout travail mérite vacances (adage de feignasse)
- Parce que les absents ont toujours raison quand il s’agit de ne pas traiter les dossiers foireux. Je pensais trouver du calme, de la volupté et du farniente au boulot l’été, que nenni, j’ai jamais autant bossé.
- Parce que j’ai des cernes, et que ça ne me va pas au teint.
- Parce que je commence à avoir des boutons, et que ça ne me va pas non plus au teint.
- Parce que je veux bien être une héroïne des temps moderne, mais j’ai moi aussi mes faiblesses. La principale étant que j’ai besoin de beaucoup de sommeil. Et que le travail n’est pas indispensable à ma survie (je le soupçonne même de raccourcir mon espérance de vie)
- Parce que des fois il y a un rayon de soleil, et que j’irai bien à la plage, comme ça, juste pour me rappeler ce que ça fait de marcher dans le sable. Ou même l’odeur de la crème solaire.
- Parce que je me fais engueuler en moyenne 3 fois par jour par du client énervé qui déverse sur moi sa hargne de ne pas être comme tous ses collègues en train de boire l’apéro en se bronzant l’entre-doigts de pied.
- Parce que recevoir des Out of Office dès qu’on envoie un mail est déprimant.
- Parce que je veux profiter de l’enfance de mon chat.
- Parce qu’apprendre que je vais sûrement devoir attendre octobre pour prendre des vacances est loin d’être lolifique, surtout quand tu comptes rentrer un peu en Bretagne, donc te geler, parce qu’en octobre… ben c’est l’hiver.
- Parce que je rêve de vivre en jean, basket, débardeur avec les bretelles du soutif qui dépassent, so cas social, mais so vacances pour moi…
- Parce que je viens de commencer « Le dernier Américain
» gentiment envoyé par Calmann-Lévy de la part de la team Pokanel (on en reparle bientôt) et que ça ravive mes envies de Larzac. Très beaucoup. Et j’en suis qu’aux premières pages (je pense qu’après quelques chapitres l’idée de tuer des êtres vivants pour me nourrir me fera réfléchir à deux fois au retour à l’état primitif)
Sur le dernier article, Balbc m’a gentiment fait remarquer que j’étais bien gentille de râler, mais qu’en fait j’étais encore dans la phase d’acceptation de mon super-pouvoir. Comme pour tous les super-héros, accepter d’être différent est un long processus, parfois douloureux. Déni, colère, abus de pouvoir, tout y passe avant de trouver son équilibre, et de se ranger du côté du bien, ou des forces du mal. J’hésites encore sur ce dernier point, c’est bien gentil de vouloir sauver le monde pour que les petites fleurs s’ébattent en liberté, mais ça a plus de gueule d’être totalement psychopathe. Si si.

Le truc qu’on a tendance à oublier quand on est en phase d’acceptation, c’est que tout super-pouvoir a un prix, généralement abusé par rapport aux bénéfices apportés (ya qu’à voir le prix du nouvel iPhone, c’est un complot des forces du mal)
Superman se tord comme une gonzesse en plein syndrôme prémenstruel dès qu’il croise de la kryptonite.
Je me tords de douleur comme une saucisse sur un barbecue quand je suis en présence de magnésium.
Petite joueuse me direz-vous? Je vous rappelle que je suis en phase de déni psychopathe, je dis ça pour votre intégrité physique…
Parce que du magnésium, il y en a dans tout. L’eau minérale par exemple. Une bouteille d’Evian, et j’ai le mollet qui devient une vaste crampe.
Une banane deux jours de suite? Une crampounette dans le peton (que c’est pas meugnon du tout)
Le chocolat noir? La crampe remontera dans toute la jambe.
Alors là, je m’insurge quand même: Superman il peut voler, voir à travers les murs, entendre une mouche péter à 10 km de distance, et porter 2 packs d’eau avec un seul petit doigt. Et quand il croise un bout de météorite, il a la migraine. Ben ça va hein, j’en croise pas souvent des météorites, alors je ne vais pas le plaindre non plus!
Alors que du magnésium, c’est pas comme s’il y en avait partout, nooooon. Les compléments de vitamine? J’peux pas, je n’ai le droit qu’à la vitamine C pure, parce que tous les « super compléments multi-vitaminés que tu vas péter la forme après tu vas voir c’est trop cool« , ils contiennent toujours du magnésium. Toujours. Un pharmacien l’a vérifié pour moi. Sur tout ce qu’il avait en stock. Avant que je reparte en disant que « non, c’est gentil, mais si ya du magnésium, je peux pas. »
Le plus drôle, c’est que le magnésium est censé éviter les crampes. Sauf pour de rares cas sociaux chez qui ça a l’effet inverse. Ma génitrice par exemple, qui a eu la gentillesse de me refiler ça dans mon package génétique. J’aurais préféré les yeux verts si on m’avait laissé le choix.
Mulder le disait déjà dans le temps, « la vérité est ailleurs« . Et il n’avait pas tort. Des phénomènes étranges et inexpliqués se produisent, et personne n’en parle. Aujourd’hui, je brise la loi du silence.
Si je ne blogue pas demain, ne vous inquiétez pas, je compte quitter le pays après la publication de cette note, pour ma sécurité et celle de mes proches. Si vous avez une île privée (et tropicale), je veux d’ailleurs bien y faire office de chien de garde pendant 6 mois, le temps de me faire oublier (mon subconscient me dit que 15 jours suffiront, je le hais)
Nous allons donc parler de faille spatio-temporelle.
Tomber dans une telle faille signifie qu’alors que la vie autour de vous suit son cours de manière habituelle, vous êtes bloqué dans un espace temps qui n’avance pas à la même vitesse. Les personnes alentours ne sont plus conscientes de votre présence. L’environnement peut devenir hostile. Vous commencez à paniquer.
Mais ne vous inquiétez pas, la faille spatio-temporelle, si elle est une fatalité, n’est pas dangereuse.
Depuis 27 ans, je vis dans ce monde parallèle. Ce monde où je dois lutter (ou frapper) pour qu’un serveur me voit en terrasse (ou même à l’intérieur, sur son trajet) ou, à l’époque, qu’un prof aperçoive ma main levée. Dans ce féroce règne animal, je dois lutter contre l’univers tout entier, bien décidé à m’ignorer. Epuisant.
Et parfois, je tente un combo, avec ma loseuse préférée (mais elle, s’est la SNCF qui la taquine) et fais découvrir ma vie quotidienne à un public de choix.
Nous planterons le décor, au hasard, à l’Hippopotamus de Saint Lazare, la semaine dernière, un jour de grande faim.
Nos protagonistes sont conduites à une table, on leur dépose une carte, prends leur commande, leur amène les apéritifs. Et soudain…
La faille spatio-temporelle.
Le temps s’accélère pour la table de droite, qui a commandé en même temps. Deux morceaux de viande bien cuits y sont déposés.
Le temps s’accélère pour la table de gauche, a peine arrivé, son plat est déjà servi.
Le temps ralentit dans la faille, toujours rien d’autre qu’une sangria (à jeun, c’est traître)
Trois quarts d’heure plus tard (temps humain) et après un charmant « excusez-moi, on pourrait avoir nos plats? » la salade et le carpaccio arrivent (les temps de cuisson pouvant aisément être comparés à ceux des demies vaches servies à droite) La table de droit entame d’ailleurs son dessert.
Le serveur, vaguement spatio-temporellonaute, osera néanmoins demander à la fin du repas « ça a été?« , et s’entendra répondre « ça a été long. » Il ne s’excusera néanmoins pas vraiment, en raison d’un rush en cuisine permettant de servir les viandes cuites en 5 minutes, et les plats froids en 45.
Il faut cependant savoir que la victime des failles spatio-temporelles, même si elle a une tronche de pigeon, ne l’est pas non plus totalement. Une fois une nouvelle faille localisée, elle l’évitera par tous les moyens à sa disposition, afin de préserver sa santé mentale (et nerveuse) (surtout nerveuse)
La prochaine fois, nous parlerons du nouveau règlement de co-propriété et de la triste fin de l’étendage des petites culottes aux fenêtres.
L’évènement de la journée a failli être « il fait beau, genre du vrai soleil, la pluie a cessé en Bretagne, je ne suis que bonheur« .

Mais en fait, j’ai pas trop le temps, étant en plein débat avec Marmotte Narco qui me soutient que Zac Efron est trop beau. Je ne suis pas d’accord. Il ne veut pas en démordre. Je vais tester son apnée dans la cuvette des toilettes pour qu’il entende raison. Je reviens peut-être après.
Petites insultes entre amis
Aujourd’hui je suis colère. Comme de plus en plus souvent quand je lis l’actualité. Sur internet. Où des internautes peuvent laisser des commentaires.
Pourtant, j’évite certains sites. Le Post par exemple est un torchon où le niveau des commentaires ne dépasse pas celui des billets. Enfin la dernière fois que j’ai lu, parce que depuis un certain temps, je n’y vais plus, tant de bêtise condensée en un seul endroit, c’est mauvais pour ma tension.
Rue89, par contre, j’aime bien. On n’est pas dans un café du commerce, le ton est agréable et les commentaires parfois même intéressants, même si le point Sarkozy y est systématiquement atteind. Mais des fois, ça m’énerve. Grave. Par exemple aujourd’hui.
Pour ceux qui ne seraient pas au courant, Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille, porte actuellement plainte contre tous ceux qui lui ont tapé dessus sur DailyMotion. Permier cas cité par Rue89: la plainte pour « injures publiques envers un membre du ministère » contre une internaute qui avait commenté « Hou la menteuse. » Là, j’avoue que je n’ai pas trop compris le pourquoi du comment. Injures??? C’est pas un peu fort là? Ya pas moyen de se retourner contre Dorothée?
Mais ce qui m’a mis la rate au court-bouillon, c’est ce témoignage d’un « Corrézien anonyme ». Déjà, Rue89, soyez chou, corrigez les fautes de grammaires quand vous publiez des témoignages, car non, ça n’ajoute pas au pittoresque. Bref, ce Corrézien est lui aussi poursuivi pour « injures publiques envers un membre du ministère », et se défend en expliquant que pour lui, traiter une personne qu’on ne connaît pas de connasse est un gros mot, pas une injure. What the fuck?
Autant je peux comprendre qu’on trouve les mesures disproportionnées, autant l’argument me semble minable. Pour paraphraser le commentaire que j’ai laissé, dire « merde » est un gros mot; traiter quelqu’un de merde est une insulte. Bizarrement, personne ne va traiter en face son patron, son voisin, son boulanger ou n’importe qui dans un bus de connard en lui expliquant que ce n’est absolument pas une insulte mais juste un gros mot.
Ce qui m’énerve le plus au final, c’est cette tribune donnée à un troll qui n’assume absolument pas ses dires. Traiter quelqu’un de connasse n’est jamais constructif, ni humoristique, ni même original, et oui c’est une insulte, et oui ce n’est qu’un troll, bête et méchant, qui n’a pour seul argumentaire que les insultes. Mais c’est sur le net, c’est pas pareil tu comprends, c’est virtuel, on n’est pas obligé d’assumer…
Je vous propose donc à tous, dès demain, d’insulter chaque jour un inconnu dans la rue, à l’aide d’un juron de votre choix (les plus audacieux devront courir vite) et de lui expliquer ensuite que vous faites ça pour préserver la liberté d’expression.