J’aime bien Facebook. Grâce à ce réseau social, je peux surveiller la fertilité de mes copines de lycée (qui se porte bien, merci) les évolutions capillaires de mes copines de fac, et souhaiter faire bouffer leur clavier aux adeptes de Farmville.
Facebook ne me vole pas ma vie privée. Je pars du principe que si je ne veux pas que Facebook sache quelque chose, et par extension mes « amis » (parce que bon, soyons honnêtes, en vrai j’ai pas 124 amis proches hein) et bien… je ne le mets par sur l’Internet mondial.
Par exemple, mon statut affectif. Que mes collègues, mes copines de maternelle, mes clients sachent que je suis en couple avec Machin, puis célibataire, puis que c’est compliqué, puis que je tente l’open relationship avec Bidule, puis que ça redevient compliqué, et que revient Machin… ça me dérange un peu. Je pourrais certes filtrer qui voit quoi à l’aide de listes, ce que je fais pour les albums photos (rapport toujours aux clients, et aux photos de vacances, et au maillot de bain triangle…) mais les gens qui auraient alors accès à cette information sont les personnes à qui je vais de toute façon en parler, de vive voix, parce qu’elles me sont assez proches pour être tenues au courant de ma vie privée.
De plus, par pur altruisme, je refuse de potentiellement traumatiser mes « amis. » Parce que je ne me suis toujours pas remise de la rupture de potes d’IUT, qui devaient, afin que l’équilibre cosmique ne soit pas foutu en l’air, finir leurs jours ensemble (au moins.) Mon monde s’est écroulé le jour où j’ai découvert qu’elle était célibataire, et lui en relationship avec une autre (bien moins jolie.) Je refuse de faire vivre ça à mon entourage virtuel, et préfère expliquer aux gens que je vois une fois tous les 3 ans que nan, avec Machin ça n’a pas franchement collé, et que Bidule, mieux vaut ne pas en parler devant moi, rapport qu’on pourrait alors croire que je gère mal un syndrôme de la Tourette. Lisez le reste de cet article »


