(Je songe dorénavant à mettre des extraits de chansons comme titre, pour prouver que je n’écoute pas QUE du Britney et du Lady Gaga) (mais que j’ai aussi été ado) (et que ma sous-culture musicale est un gouffre sans fond)

Je suis un peu masochiste dans l’âme. Je l’avoue, je l’assume, je le revendique même. Masochisme qui s’exprime principalement par le fait que je sois adepte du tuning corporel. Il fut un temps où je faisais un piercing par an, mais une fois les traditionnels oreilles-langue-nombril-nez ornés de brillants à faire pâlir d’envie une pétasse de clip de RnB, j’ai décidé que je n’irais pas plus loin, le reste de ma surface se refusant à tout ornement de type intrusif (pour me faire tourner de l’oeil, il suffit de me parler de piercing au téton)

Il y a 5 ans, après quelques mois de réflexions, je suis donc passée au degré supérieur (dans mon échelle de rebellitude, graduée par les diverses réactions de ma génitrice face à ce qu’elle appelle des « mutilations volontaires révélatrices d’un esprit malade. » Ma mère est une poète à ses heures, et fine psychologue) Lors de mon expatriation en Angleterre, j’ai pris mon courage à deux mains, et franchi la porte d’un tatoueur, la peur au ventre. J’avais raison. Rétrospectivement, je pense qu’il avait une formation de boucher-charcutier, et qu’il m’a encré directement dans la chair plus que dans la peau. J’en suis ressortie en sang, j’ai cicatrisé avec les draps la première nuit, et comme j’ai repris le sport trop tôt (à l’époque j’étais sportive) j’ai abîmé la bête pendant la cicatrisation. Mais tout abîmé qu’il soit, c’est une petite partie de moi. Lisez le reste de cet article »

Ça y est, je peux le dire sans ironie: C’est le printemps. Et qui dit printemps dit sortie d’hibernation. Et qui dit sortie d’hibernation dit… Couleurs!

Si si, j’vous promets. Il est parfois possible que j’abandonne le look gothopouff dépressive et que je porte une autre couleur que du noir. Vraiment.

Aujourd’hui, la preuve numéro un, le manteau:

Manteau Desigual

Avant: Bershka
Après: Desigual

Ce manteau de mi saison a une histoire. Début mai, je suis en vacances en Bretagne, et Marmotte Narco m’embarque pour une journée shopping à Brest (même) (les Bretons comprendront) En arrivant, pause déjeuner, et je repère une blondasse à qui j’ai envie d’arracher le manteau tellement il est beau. Je me retiens, je sis civilisée. Et Marmotte Narco ne cautionne pas. Mais ce manteau me rappelle celui d’une fille que j’ai croisé tout l’hiver sur les quais du RER, et que je rêvais aussi de dépouiller.

La journée se passe, je suis sage, je n’agresse personne, on fait relativement chou blanc côté shopping, et à quelques secondes du départ…. « Ohhhhh regarde le manteau là dans la vitrine, c’est le même genre que celui de la blondasse, on rentre! » Oui, j’ai gardé la facheuse habitude de maltraiter Marmotte Narco et de le faire vivre sous un régime proche de la monarchie absolue. Il a donc obtempéré.

Desigual

Je suis rentrée, j’ai essayé, j’ai adopté, et depuis je ne le quitte plus. Même qu’on a été rêver dans la boutique londonnienne avec la Pomme, et que je pense qu’elle vous en reparlera, parce qu’on était prêtes à repartir avec la boutique entière (si on avait eu un homme riche comme sponsor) (on n’avait pas, forcément) (vie de merde)

Le week-end dernier, j’ai fait un saut à Londres. Avec ma fidèle Pomme, qui jumpait en cadence elle aussi. Non, la Pomme n’est pas un petit animal de compagnie velu et pelucheux, et finalement je me dis que « fidèle » a une connotation « Lassie » assez prononcée. On recommence.

Le week-end dernier, j’ai fait un saut à Londres. Avec une wannabe petassista, qui jumpait en cadence elle aussi. Il faut dire qu’on avait fière allure à bousculer du touriste japonais hagard (du Nord) (je sors) parce qu’on avait environ 10 minutes de marge avant le départ du train, et pas encore franchi la douane.
Quand ils te disent d’arriver 30 minutes à l’avance, c’est du bluff.

Nous allons maintenant faire une élipse temporelle pour zapper la sieste dans l’Eurostar, la douche à l’arrivée, l’omelette au cheddar et pas mal d’autres joyeusetés pour en venir directement à l’essentiel: Primark.

Parce que depuis quelques temps j’avais comme un doute. J’entendais parler de Primark, je lisais des légendes de photos de modasses qui citaient du Primark, je voyais des sacs plastique de la marque dans le métro…

What the fuck?

A la pas si lointaine époque où je vivais en Angleterre (et où mon foie était confit à force de l’arroser d’alcools forts) j’allais à Primark pour 3 types d’achat:

- Les t-shirts à usage unique
- Les culottes à usage unique
- Les pyjamas à usage unique

Parce qu’à moins d’une livre les 3 culottes ou le t-shirt, j’étais totalement consciente qu’il ne fallait pas trop en demander non plus.

Les t-shirts me servaient pour la boxe, et après 3 lavages les coutures avaient effectué une rotation autour de la bête (c’est à dire moi) et mon nombril était à l’air. Mais vu qu’à l’époque je passais pas mal de temps à la salle de sport, avoir une stock de t-shirts permettait de laisser la machine à laver se reposer de temps en temps.

Les culottes me servaient en période « que ya que les filles qui peuvent comprendre hi hi hiii! » Des fois, perdre du sang nous rend débile. Personnellement, ce qui me fait perdre 10 points de QI et pleurer toutes les larmes de mon corps, c’est de ruiner une jolie culotte. Donc la culotte jettable a de l’avenir! De toute façon, après 2 lavages, l’élastique se barre ou le fond se découd. D’ailleurs, le string tutu ci-dessous, je le voulais, mais  Pink a dit non, et elle a eu raison (ya qu’à voir)

culotte Primark

C’est très distingué hein!

Les pyjamas, ils étaient cools hein, mais c’est juste que de l’imitation pilou en synthétique qui gratte c’est pas cool pour dormir, justement parce que ça gratte. Et que ça rétrécit au lavage. Et que ça gratte encore plus après. Et qu’au final, tu dors pas.

En gros, Primark, c’est le Tati anglais.

Et ben vois-tu, maintenant c’est hype. Les robes dont la coupe est certes pas dégueu, mais dont la matière rappelle la toile de jute version synthétique, c’est classe. Le t-shirt dont la couture commence à tourner rien qu’en soutenant ton regard, c’est tendance. La culotte / tutu / string, c’est… non mais sans déconner, c’est une blague?

Alors là, je suis perplexe. Et j’attends donc avec impatience que la modosphère commence à nous vanter les mérites de Tati. Sans dec’.

Sinon, chez Topshop, il y avait des coiffes d’indiens. Ouai, le bandeau avec des plumes. A mettre sur la tête. Et à vendre. On fait lol ensemble dites?

Parfois, il faut savoir prendre des risques. Parfois, il faut savoir sortir des sentiers battus. Parfois, il faut savoir donner de son corps pour son blog. Parfois, avoir une famille un peu spéciale aide beaucoup.

Mon oncle et ma tante sillonnent depuis quelques années le vaste monde, avec comme ligne de conduite « vas dans un pays où c’est l’été« . Quand Buffy chasse le vampire, tonton et tata chassent le sunshine. Et comme ils aiment en faire profiter leur entourage direct, ils ramènent régulièrement des petits cadeaux des quatre coins du monde.

Pour la dernière fête des mères, ma tante offrit donc à ma grand-mère un carton orné d’étranges symboles, qui contenait… une lunette de toilettes. What the fuck vous dites vous? Cadeau pourrave? Que nenni, faut voir la tête de la lunette pour comprendre la beauté de la chose.

Parce qu’ils n’ont pas pris le modèle de base en plastique blanc qui se carapate dès que tu t’asseois dessus. Ils ont ramené la Rolls du chiotte japonais, la seule lunette au monde qui nécessite qu’un électricien vienne l’installer. En Bretagne, on n’est pas tellement habitués à de la lunette qui sorte de la norme plastique + 2 vis, ça a du faire le tour du patelin cette histoire. Parce que la lunette nécessitait une adaptation de l’alimentation japonaise en vue d’un branchement sur l’électricité tricolore. Tout un programme.

Voyons donc la bête, parce que je sens que tout le monde ne saisit pas la nuance entre la lunette made in France et la lunette made in Japan.

De loin

De près

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Non, on ne va pas causer yaourt, promis, tout bêtement parce que je ne suis absolument plus au courant des dernières tendances de l’industrie laitière depuis que ma période yaourt est passé. La période yaourt fut suivie de la période sauce soja – période la plus longue de toute l’histoire de ma monomanie alimentaire – qui elle-même voit la fin de son règne absolu suite à l’introduction du pesto. Mais trêve de déséquilibre alimentaire, j’ai dit qu’on causait pas yaourt, ni pesto.

Le sujet du jour est « Pensez-vous que l’humeur d’une personne peut se deviner à la façon dont cette dernière s’est habillée? »

Réponse en 2 copies double maximum, j’ai pas envie de passer le week-end à corriger. Lisez le reste de cet article »

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