(Je songe dorénavant à mettre des extraits de chansons comme titre, pour prouver que je n’écoute pas QUE du Britney et du Lady Gaga) (mais que j’ai aussi été ado) (et que ma sous-culture musicale est un gouffre sans fond)
Je suis un peu masochiste dans l’âme. Je l’avoue, je l’assume, je le revendique même. Masochisme qui s’exprime principalement par le fait que je sois adepte du tuning corporel. Il fut un temps où je faisais un piercing par an, mais une fois les traditionnels oreilles-langue-nombril-nez ornés de brillants à faire pâlir d’envie une pétasse de clip de RnB, j’ai décidé que je n’irais pas plus loin, le reste de ma surface se refusant à tout ornement de type intrusif (pour me faire tourner de l’oeil, il suffit de me parler de piercing au téton)
Il y a 5 ans, après quelques mois de réflexions, je suis donc passée au degré supérieur (dans mon échelle de rebellitude, graduée par les diverses réactions de ma génitrice face à ce qu’elle appelle des « mutilations volontaires révélatrices d’un esprit malade. » Ma mère est une poète à ses heures, et fine psychologue) Lors de mon expatriation en Angleterre, j’ai pris mon courage à deux mains, et franchi la porte d’un tatoueur, la peur au ventre. J’avais raison. Rétrospectivement, je pense qu’il avait une formation de boucher-charcutier, et qu’il m’a encré directement dans la chair plus que dans la peau. J’en suis ressortie en sang, j’ai cicatrisé avec les draps la première nuit, et comme j’ai repris le sport trop tôt (à l’époque j’étais sportive) j’ai abîmé la bête pendant la cicatrisation. Mais tout abîmé qu’il soit, c’est une petite partie de moi. Lisez le reste de cet article »






