C’est ce qu’on m’a demandé samedi matin, aux environs de 14h, avant de me faire faire des abdos.
Petit retour en arrière, parce que le fait que je sois levée un samedi à 14h, et que je sois prête à faire des abdos mérite quelques explications.
En ce moment, je suis une acharnée des concours. Me demandez pas pourquoi, mais c’est ma nouvelle passion du moment, avec l’écumage de forums animaliers aussi (et les galeries de photos trop choupis, mon cas ne s’arrange pas) Et aussi les envies de dire aux gens « j’aime beaucoup ce que vous portez« , mais je me retiens, par peur de me faire enfermer pour harcèlement. Ou détournement de mineurs, c’est selon, disons que je préfère la vague cosplay à la vague tektonik. Et donc, côté concours, j’ai gagné un essai de jukari chez Camille.
Ma génitrice a décidé de mener une guerre sans merci aux poils. Ouai, c’est un truc de famille, du masochisme congénital, de l’allergie pileuse, mais chez nous, l’épilation est une affaire d’état, le poil est l’ennemi du parti (je lis actuellement 1984 de George Orwell, ça laisse des séquelles) et un jour, nous anéantirons totalement la partie pileuse de notre mammiférosité (ceci n’est pas un vrai mot, je sais)
Ma génitrice a donc décidé d’investir dans un truc à lumière pulsée. Le machin qu’est censé te faire oublier ce qu’est une bande de cire froide, et rendre au rasoir son usage exclusivement masculin. Le truc qui te vend du rêve quoi.
Mais ma génitrice n’est pas folle. Elle a choisi un cobaye pour tester l’appareil parce que « tu comprends comme ça je te fais les réglages et tout et on voit si ça marche. » Et puis comme ça si quelqu’un doit y laisser des lambeaux de peau, accessoirement, ce sera moi.
Comme la perspective de me débarrasser de ma fourrure était quand même ‘achement tentante, et que de toute façon je suis déjà dépigmentée de la tronche et d’un bout de jambe , j’ai dit « on y va, fais chauffer la bête! » Au pire j’aurai les dessous de bras raccord avec ma tâche de naissance, ça fera un rappel de couleur.
Bon, je le dis direct, ya des fois, je suis chochotte. Genre quand on s’attaque à mes poils 2 jours avant mes règles, je pleure (cette fois-ci, 2 jours avant mes règles, je pleure quand on me dit bonjour, c’est pas plus classe) Genre que ça fait pas mal normalement, juste une petite sensation de gène. Ben 2 jours avant mes règles, j’ai quand même été bien gênée à certains endroits. Mais j’ai survécu.
Genre un mois après mon unique séance (suis partie de Bretagne avant qu’elle s’attaque aux cheveux) je suis perplexe devant ma glace, à poil et les bras en l’air, en me demandant où est passé ma portugaisité naturelle. C’est pas encore parfait, mais j’avais pas été comme ça depuis l’école primaire! (si je te diais à quel âge j’ai commencé à m’épiler, tu me prendrais pour une tarée)
Depuis, j’me demande si c’est convenable de faire une photo à poil du coup. T’en penses quoi?
Hier lecteur égaré, lectrice effrayée, chose indéterminée qui se repaît de mes malheur, j’ai failli tester rien que pour toi le briquet dans la machine à laver qui fait aussi sèche-linge.
Comme je ne suis pas non plus totalement débile, quand je me suis rendue compte de la présence de la chose dans une poche de mon jean, j’ai décidé que je n’avais pas envie de mourir ce jour-là.
Pour compenser, j’ai mis une pièce de 2€ dans le tambour.
Je te confirme lecteur, lectrice, chose que ça fait cling cling pendant tout le lavage, tout l’essorage, et même le séchage. Et que si tu l’attrappes dès que le sèche-linge a fini de tourner, tu te brûles.
Je vais te parler, ô toi lectrice qui désespère de ne pas être née sans pilosité, ô toi lecteur qui ne comprend pas que les femmes ne soient pas tout le temps épilées, de mon épilation de warrior. A l’épilateur vintage.
Apparté: Le terme vintage est un terme blogo-technique issu des blogs de filles signifiant « oublié dans un placard depuis 5 ans et ressorti récemment« . Par exemple, ton survêt’ Adidas – 3 bandes – fermeture éclair jusqu’à mi-mollet, c’est du vintage (pour ne pas dire une relique) Ton sandwich d’il y a 3 mois abandonné sur le coin de ta table, c’est pas vintage, c’est une insulte à l’hygiène. Crois moi, je vis dans une décharge.
Je ne dirai pas la marque de l’épilateur, parce que sérieusement, on s’en fout, et de toute façon il ne se fait plus, et je ne touche pas des royalties à chaque fois que je fais du brand dropping, alors je ne vais quand même pas me lever pour aller vérifier dans la salle de bain. Nous l’appelerons juste l’épilateur vintage.
Tout d’abord, un petit retour en arrière s’impose. Dans ma courte existence, j’ai testé à peu près toutes les méthodes d’épilation possibles, dont l’épilateur. Il y a quelques années, j’avais donc investi. Dans un engin de torture. J’ai du l’utiliser environ 2 fois et demi. Parce que quand tu attends que tes jambes ce soit l’Amazonie (les perroquets en moins) c’est un peu du masochisme d’y aller à l’épilateur. T’as à peine commencé la première cheville que tu veux retourner dans l’utérus de ta maman, à l’époque où la vie était simple et indolore. A la fin de la première demi-jambe, tu te dis que tu vas finir au rasoir, parce que là c’est juste pas possible.
Et puis je suis partie au soleil. Pour 3 semaines. Après avoir fait une épilation à l’arrach’ dans un institut que je m’étais promis de ne plus jamais fréquenter, parce que ce n’est certes pas cher, mais c’est mal fait. Mais qui dit billet qui coûte un salaire dit restrictions budgétaires dit épilation peu chère. Donc j’ai craqué. Forcément, au bout d’une semaine, je m’acharnais sur mes jambes à la pince à épiler, et BestFriend m’a passé son épilateur, en me prévenant quand même qu’il avait tendance à slalomer entre les poils. Pas grave, au bout de 5 passages, tu es insensibilisée par les vibrations, et tout est presque parti.
De retour, j’ai donc récupéré ma bête à moi, en me disant que si je le faisais régulièrement, ça serait indolore et je serai presque parfaite. Ah ah ah! Hum hum… Lisez le reste de cet article »
Quand t’es une super bloggeuse de la mort qui tue (tout moi quoi) le monde se presse à tes pieds parce que t’es vachement influente et tout. La preuve, j’ai relancé les ventes de Ptit Dop fraise.
Sortant d’une période restriction budgétaire / prise de poids (les deux ne sont pas incompatibles, j’ai décidé de ne plus m’affamer quand je suis fauchée) je me lamentais dernièrement sur le fait que ouille, j’avais pris des seins, et re-ouille, je n’entrais plus dans mes dessous de catin. Les dessous de catin, à la rigueur, c’est pas un drame, je ne les porte pas non plus tous les jours pour aller bosser, ça pourrait surprendre mes collègues de me voir me tortiller sur ma chaise en gloussant, « parce que les plumes, hi hi, ça chatouille! » Mais évidemment, pour le reste du tiroir à sous-vêtements, ça restait problématique.