Travailler en openspace est une joie de chaque instant. Ton intimité, tu peux déjà t’asseoir dessus, surtout quand tu bosses dos au reste du monde, et que fourbement tu gardes toujours un oeil sur Twitter (l’iPhone m’a sauvé sur ce coup là, je regarde maintenant fixement le cahier que j’ai toujours près de mon clavier, et dans lequel est dissimulé la bête)
Pour compenser cette invasion dans ta vie privée, tu partages également celle de tes collègues, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que le licenciement vous sépare.

Au retour de ses vacances d’été, le futur père de mes enfants (appellation d’origine unilatérale, il n’est pas encore au courant, mais c’est pour son bien que je planifie son avenir sans lui en parler) semblait chafouin, bien que reboosté et avec un DCM (débit connerie/minute) bien supérieur à la normale. Grâce à la magie de l’openspace, j’ai vite été mise au courant qu’il venait de se séparer de sa compagne.
On pourrait se dire, à ce moment-là, que j’ai sauté de joie et commencé à planifier nos épousailles. Sauf qu’il venait de me dire « Demande moi ce que tu veux, sauf le mariage« , et que par conséquent je boudais activement (oui, je suis professionnellement si efficace que je peux ensuite demander ce que je veux) (chef, je veux une augmentation) (ah, oui, il serait judicieux que je me rende indispensable auprès de ma hiérarchie, pas de mes collègues)
Et le sauf le mariage, j’ai vite compris pourquoi. Le divorce à l’amiable? Laissez moi rire!
Depuis plusieurs mois, je suis le témoin malgré moi de la guerre psychologique que peut devenir une séparation. Et c’est pas beau à voir, sauf pour admirer les coups bas flamboyants et les négociations gerbantes. Garde des enfants, pension alimentaire, faire chier au maximum l’autre… tout y passe.
Brutalement, mon côté Bisounours a été réduit en miettes. Pourrir la vie d’une personne qu’on a aimé et avec laquelle on a activement participé à la surpopulation de la planète me semblait être un truc de série américaine, pas de la vraie vie. Même si un ex, drapé dans sa classe naturelle et sa dignité de mâle dominant avait un jour menacé de venir me casser la gueule si je lui pétais les couilles s’expliquer en face, j’avais toujours ce fol espoir que pour le bien des enfants, les gens restaient dignes même en ne s’aimant plus.
Bisounours j’ai dit. Maintenant, Bisounours qui aurait traversé en moonwalk une autoroute au passage d’un convoi de 38 tonnes. Si je voulais faire une envolée lyrique, je dirais qu’on retrouve de la tripe sur 200 mètres, symbolisant mes illusions perdues. Mais à l’heure du café du matin, je vais éviter de m’envoler trop haut pour la survie de votre petit déjeuner. Je suis trop bonne, je sais.
L’avantage, c’est que je profite maintenant de la sagesse ancestrale de mes collègues de boulot, qui ont décidé de me guider à travers les écueils de la vie. Sachant que je ne retrouve pas le périphérique sans mon GPS, j’apprécie le geste.
L’inconvénient, c’est que je veux bien qu’on me dise que le mariage n’est pas une fin en soi et que le plus important est de trouver une personne avec qui je me vois bien partager mon patrimoine génétique, mais avec une politique de « pas avant le mariage » je fais comment, hein?
je suis témoin aussi d’une guerre divorciale, c’est affligeant…
Bein tu fais comme tout le de monde : tu fais des compromis et tu changes de politique :-/
toi aussi tu as besoin de ton GPS pour aller chercher ton pain?
Ca me rassure.
Hum, sympa d’être aux premières loges. ^^’
J’avoue que j’ai du mal à concevoir l’envie de pourrir à la vie à quelqu’un qu’on a aimé… ouais, ben le mieux serait que je garde cette inconcevabilité toute ma vie, nan ? =p
Faire des compromis, apprendre à vivre avec, se barrer. Tu as plusieurs options, mais une chose est sûre, il y aura de la souffrance de tous les côtés. Courage !
Tu m’as pourri ma vision de la vie Bisounours ! Merci bien ! ^^
Les gens oublient très vite qu’ils se sont aimés, voilà le problème.
Et ben, faut abandonner joyeusement la politique de « pas avant le mariage » ^-^
En effet, c’est navrant de se dire qu’après un couple qui s’est tellement aimé et a fait des gosses va se lincher par le biais d’avocats…
Il ne faut pas brûler ce que l’on a adoré…ou est-ce le contraire ?
Quant à la politique du « jamais avant le mariage », on sait tous que ce n’est plus la politique qui mène le monde mais la finance !
@ Annick: « Le mariage c’est résoudre à deux les problèmes qu’on n’aurait pas eus tout seul. » Sacha Guitry
@ Cho: Des comproquoi??? ^^
@ Jacinthe: Aujourd’hui j’ai traversé Paris (enfin contourné pour être exacte) sans GPS et sans me perdre (avec escale) Ben j’étais super fière de moi!
@ La Grenadine: Dès qu’il y a du (beaucoup de) fric, la combativité semble s’activer…
@ ElodieVeryPetit: Ah mais je ne compte pas divorcer hein! (Bon, ok, fiscalement, le mariage est interessant, ça peut être une bonne motivation pour se marier en premier lieu!)
@ Homecats: Tu veux que je mette un disclaimer Bisounours sur ce genre d’articles?
@ Angie: C’est tellement rassurant…
@ Maud: Chaque fois qu’un couple divorce, quelque part un Bisounours meurt.
@ Mayra: Travaillant dans la finance, que dois-je en déduire?
Ta politique est bonne, garde la
Les gens ne prennent plus le temps de se connaître et vont trop vite… Toujours trop vite, d’ailleurs.
Euh… Pour le fric, c’est un peu un vice de notre monde, sans vouloir toucher à ton domaine, la finance =)