Karma (et tympans) dans le coma

Hier, je suis sortie de chez moi. Ce qui n’est pas un évènement en soi, étant donné que je ne travaille pas à domicile, mais cette sortie n’impliquait ni travail, ni alcool, ni restaurant. Donc un petit évènement quand même.

Grâce à la femme d’un collègue qui a eu la bonne idée d’être enceinte jusqu’aux yeux en ce 11 novembre, j’ai pu récupérer deux places pour le concert de Massive Attack. Je n’étais que joie et bonheur. Pour les plus jeunes qui me lisent, Massive Attack n’est pas seulement le groupe qui a fait la musique du générique de Dr House. C’est toute une partie de mon adolescence, la partie sage, et la partie rebelle.  La faute aux rythmes hypnotiques (on y reviendra plus tard)

Massive Attack

Hier, donc, direction le Zenith avec une ex-collègue sous le bras. Nous l’appelerons ici Shakira pour des raisons d’anonymat. Shakira avait jumpé par mail quand je lui avais dit « possibles places pour Massive Attack, tu viens? » et semblait bien motivée. Je crois que sa motivation a été testée avec la première partie, par Martina Topley Bird. J’ai aimé, elle moins (faut dire qu’il y avait des trucs assez conceptuels)

A la fin de la première partie, j’étais de super bonne humeur, on n’avait personne à côté de nous, ça allait être cool… quand nos voisins ont débarqué. Deux charmants abrutis. Dont l’un assez fort. Qui forcément s’est assis à côté de moi. Et a décidé que les 25% de sa masse qui ne rentraient pas dans son siège à lui seraient parfaitement calés dans mon siège à moi. Il faut savoir que je ne supporte pas les contacts physiques avec les gens que je ne connais pas. Je peux être très tactile – limite collante – avec mes proches, mais les inconnus ou assimilés sont priés de garder leurs distances. Un contact direct et prolongé avec un parfait inconnu est le pire des supplices (après les chatouilles, mais généralement les inconnus ne tentent pas en plus de me chatouiller) J’ai donc commencé à migrer doucement vers Shakira, et allais lui demander si je pouvais venir sur ses genoux quand les deux blaireaux, après s’être levés deux fois chacun, ont décidé de migrer vers d’autres horizons. J’ai enfin pu respirer et savourer.

Alors, en vrac, wahoo. J’veux dire, il faut me crier dans le tympan gauche pour que je comprenne quoique ce soit, mais je suis heureuse. Une grosse claque. Massive Attack, dans mes souvenirs, ce sont mes échauffements de danse et le support musical de mes sevrages de somnifères (somnifères remplacées par des relaxants naturels qui eux même se marient très bien avec l’album Mezzanine) (si si, c’est cohérent) (oh, ça va, j’étais jeune hein!) Lors du concert, en regardant la salle, je me suis rendue compte que tout le monde se balançait au même rythme. Et une foule qui semble ne plus former qu’une personne, c’est très impressionnant. Une sorte de transe collective. Limite flippant. D’ailleurs, en parlant du public, c’était assez drôle de voir les looks de jour férié, sur des trentenaires qui au vu des coupes de cheveux portent plutôt du costard-cravate en semaine. Et d’entendre les cris quand l’écran a soudain affiché « Mur de Berlin: Sarko champion du monde du pipeau » (oui, t’as l’actualité pendant le concert)
J’ai été classe et distinguée, je n’ai pas crié, j’ai juste refusé de quitter ma place sans avoir entendu Karmacoma (qui fut, forcément, le dernier rappel) (et l’heure du décès de ma petite culotte)

Pour le plaisir, la version milanaise de Tear Drop

Par contre, le mec qui a fait la balance, je lui aurais bien fait bouffer la guitare électrique et son ampli, parce que sans déconner, c’était pas humain, elle vrillait les tympans. Je crois que j’ai perdu 75% de mon audition hier…

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4 Responses to “Karma (et tympans) dans le coma”

  1. annick dit :

    je les ai vus à bruxelles, salle bondée, l’horreur et effectivement beaucoup trop fort les guitares (et le reste aussi d’ailleurs). bref, je n’ai pas adoré, je préfère les écouter chez moi tranquille au volume qui me convient.

  2. Vicky dit :

    @ Annick: J’ai beaucoup aimé les versions live, mais le son, ce fut violent…

  3. J’aime à imaginer le gros inconnu te chatouillant ;o)

  4. Vicky dit :

    @ Ausecours: Sadique! J’en ai des frissons (de dégoût) rien que d’y penser!

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