Un peu de lubrifiant dans ce monde de brutes
Ceci sera très décousu, mais on a l’habitude.
Il y a peu, je twittais un truc super spirituel: « Depuis le temps que j’essaye de pas me conduire en connasse, j’aime croire au karma, comme une espèce de capote cosmique » Tu remarqueras lecteur que je suis parfois philosophe, surtout le soir, à jeun, avec un frigo vide. Je me demande d’ailleurs ce soir si on peut utiliser du lubrifiant parfum piña colada sur une capote cosmique. Ça me perturbe de me promener avec du lubrifiant dans mon sac à main.

J’ai par exemple été gentille quand j’ai parlé de cinéma d’auteur, et ça me ramène un Googlenaute par jour. Finalement je me dis que ce film était peut-être un chef d’œuvre du genre et que j’aurais du le regarder.
Grâce à Facebook, j’ai (encore) pris un coup de vieux. Genre quand tu reçois un « I got married, what about you? » à la rigueur, ça passe. Mais quand depuis l’été t’as entendu ça 3 fois (dont 2 fois en VF, faut pas déconner non plus) tu sais plus quoi répondre au what about you. Je pense changer mon « interested in man » en « woman », histoire de voir si quelqu’un relève et me parle encore mariage. J’ai rien contre les gens heureux, mais s’ils pouvaient éviter de me rappeler que j’arrive à un âge où on se marie, et où on envisage de faire des gosses, moi ça m’arrangerait en fait. Je suis très bien dans ma vie d’ado attardée, je déteste ne pas me sentir en phase avec mon environnement. Et là, mon environnement, clairement, il me cherche.
En parlant d’environnement hostiles, j’ai eu une conversation super instructive avec un chauffeur de taxi, qui a décidé de me psychanalyser en 3 minutes. Ca a donné:
« Vous avez des enfants? »
Mais what the fuck quoi!
« Vous ne devez pas en avoir, pour rentrer par l’Eurostar à cette heure-ci… »
C’est pas non plus comme si je rentrais à 3h du mat’ et ronde comme une queue de pelle hein…
« Je ne juge pas hein, je peux comprendre qu’on préfère sa carrière à une vie de famille! »
Ca me fait penser qu’il faut définitivement que j’aborde le sujet des cartes de visite un de ces jours, il en va de ma crédibilité professionnelle.
« Mais un jour on se retrouve seul, et il est trop tard »
Je suis tombée sur un optimiste…
« Il n’y a pas que le travail dans la vie, l’épanouissement ne passe pas par là. »
Je travaille avec des anglophones, tu veux que je t’explique que je suis pleinement épanouie dès qu’ils parlent français et que je frôle l’orgasme dès le matin quand on me dit bonjour avec un accent qui donne envie de leur arracher la cravate et d’inaugurer la photocopieuse comme lit d’appoint?
« Et puis ça ne se fait pas tout seul un enfant… »
Je sais depuis… toujours que les enfants n’arrivent poas en cigogne mais en passant par des endroits que tu vois à la télé uniquement dans:
A – Les films porno
B – Les films sur l’accouchement
Je crois que l’option B est plus traumatisante que la A. J’ai eu une enfance difficile, et une mère sage-femme.
« Quoique certaines le font, si elles y arrivent… »
Je résume donc: Physiquement, j’arrive à un âge où on me demande si j’ai des gosses, mais on devine vite qu’en fait, il est totalement improbable que j’en ai, vu que je mène une vie de dépravée et que mon seul refuge semble être le travail, ce qui tombe plutôt bien parce que ma seule chance de me reproduire un jour sera que j’abandonne l’idée que quelqu’un me supporte et que je fasse un gosse toute seule.
Là, bizarrement, je me suis dit que ma capote cosmique venait de péter.
PS: Le lubrifiant parfum piña colada est sans sucre, je peux vraiment pas l’utiliser comme sirop?










Mais dear, si je te l’ai donné ce lubrifiant, c’est pour que tu t’en serves comme…et bé comme lubrifiant parfumé. (suis-je anormale d’être dégoûtée à l’idée de le goûter comme sirop et de trouver normal de le goûter dans le cadre de son utilisation normale ? Hein?)
Sinon, la dernière fois qu’un mec m’a fait le plan de « l’amour, dans la vie, c’est important », il ressemblait à Jacques Toubon et me regardait comme une femme au régime regarde un pot de nutella… J’ai répondu par « je descends là ».
amusant message qui m’a donné envie de mettre mon grain de poivre bien qu’inconnu en ces contrées. tout ceci est drole et très juste en plus. on fait moins ce genre de commentaires aux mâles comme moi, pourtant en extrème fin de vingtaine. mais certains le font malgré tout, et je tiens à dire que tout comme une chanson des stones, get off of my cloud, et je rajouterais une insulte derrière. pourquoi ces personnes si bien sous tous rapports ne peuvent ils pas nous laisser en paix et ne pas vouloir nous imposer leur modèle suranné et insupportable qui montre jour après jour ses limites?
ceci étant dit, et pour être moi même décousu, ce qui est encore plus insupportable c’est d’aller seul à l’opéra, un crime pour la peine.
Si ça se trouve le mec était en train de parler de sa vie à lui. Tu sais un peu comme dans les films où une personne parle et d’un coup elle parle de sa vie à elle en ayant l’air de parler de la vie de quelqu’un d’autre.
Moi une fois c’est carrément une nana que je connais qui m’a dit ça. Bonjour la déprime…
Du coup maintenant je ne m’entoure que d’ados attardés comme ça ils me prennent pas la tête eux. Limite c’est plutôt « mais t’as le temps ohlala »
Au fait chérie, faudrait qu’on se mette en mariée sur facebook
@ PinkLady: Tu veux vraiment que je décrive le cadre d’une utilisation normale? Parce que personnellement, c’est plus au sud que ça se passe. Mais bon…
@ F: Je n’avais jamais pensé à l’Opéra (shame on me, je sais) et là d’un coup j’ai une vague de nostalgie qui m’envahit (bon, d’un autre côté, tant que c’est pas le Lac des Cygnes, je peux survivre)
@ Tatiana: Ah non, il avait des enfants (lui!) Je vais donc garder mon entourage proche habituel qui a le bon goût de ne pas chercher à se reproduire dans l’immédiat. C’est plus reposant!
@ Nina: Etant donné que je ne sexe pas avant le mariage, ça veut dire qu’on va avoir une nuit de noces après?
“Il n’y a pas que le travail dans la vie, l’épanouissement ne passe pas par là.”
De mon point de vue ils ne passent pas non plus par les enfants…
ouais ben n’empêche qu’à l’opéra je m’y suis retrouvé tout seul malgré une belle invitation dans les règles de l’art. au final j’ai fini avec de la bière sur ma veste et trempé jusqu’au bout des cheveux. y a pas à dire les gars qui vont au stade de foot ont plus de chance que moi (après tout j’y étais samedi et ça s’est en effet mieux passé, et j’étais pas seul en plus).
@ E.: Serait-il possible que je t’emmène dorénavant partout avec moi, pour que tu verbalises ce que je n’ai pas les ovaires de répondre aux heureux parents?
@ F: Nous allons donc faire l’alphabet dans les commentaires, j’aime beaucoup. Bon, cessons de plaisanter, tu peux m’expliquer comment tu peux te retrouver à prendre une douche à la bière à l’opéra? Parce que j’ai comme l’impression d’avoir raté un épisode…
Lubrifiant à la pina colada ? Avec ou sans alcool ?
@ Angie: Je dirai sans alcool, pas eu de gueule de bois…
Je te fais un tarif préférentiel si tu veux!
Je te compte pas les « non je ne compte pas me marier, pourquoi faire? »
deux personnes parlant dans une langue inconnue (terrienne j’imagine même si non idientifiable) aimaient plus la bière que l’opéra. la dite cannette de bière (de 50cl faut pas déconner avec ces choses là) a bien sur fini par faire une chute en plein milieu du troisième acte, et son contenu a tapissé le sol copieusement. evidemment pour ne pas géner mes camarades de soirée j’avais mis ma veste à mes pieds, bien mal m’en a pris.
@ E.: Je prends, dis moi où je dois signer!
@ F: Avoue que tu fais exprès de venir juste derrière E… Et faire entrer de la bière à l’Opéra, j’ai envie de dire… que c’est une honte!
je ne le fais que pour vous faire sourire ma dame. à l’occasion vient voir les bétises que j’écris sur mon brand new blog. nina m’a convaincu de basculer sur un truc standard et « d’abandonner myspace ».
@ F: Bonne initiative m’sieur!