Londres – la suite – et l’invasion des hérissons

Internaute, je pourrais te raconter que je me suis allongée dans 3 lits différents ce week-end (en plus du mien) et qu’il est désormais officiel dans tous les magasins de literie d’Île de France (ou presque) que je suis lesbienne, mais en fait tu serais déçu, parce que là tu t’attends à du sexe, et torride en plus (rapport à ma lesbianitude) mais en fait c’était particulièrement abstinent, que veux-tu, j’ai toujours mes règles qui commencent le week-end (et ce blog me sert de pense-bête quand je ne me rappelle plus la date de mes dernières règles, c’est particulièrement pratique et sooooo 2.0) Et en plus je suis toujours malade, et pour la première fois de ma vie j’ai ronflé, alors tu te doutes bien que du sexe, y en a pas eu des masses. Mais beaucoup de mots tendres, d’yeux doux, et de sensualité sur la moquette. La moquette, c’est le mal, je te déconseille de faire des cochonneries avec (ou, c’était pas dessus, c’était avec) (et ça s’est sensuellement fini dans le local poubelle, ça fait rêver hein) parce que même avec le nez bouché, tu peux faire une petite allergie.

Donc comme je ne te raconterai pas comment j’ai été surprise au lit avec une fille (mais bon, pas n’importe laquelle, c’est pas comme si c’était un one shot de toute façon, bref passons) je vais te raconter comment j’ai chopé la crève. Ca fait moins rêver, je sais, mais je vais t’illustrer ça avec de la photo home made qui déchire sa maman (ou pas, et là, clairement pas, mais je vends mon truc, que veux-tu, crise financière, morosité ambiante, note de frais à la con, je fais ce que je peux) Même que je vais faire comme si j’étais une bloggeuse modasse et te montrer une photo hyper sexy de ma tenue où tu verras ma culotte (mais t’es gentil, tu scrolles pas direct à la fin, tu lis avant!)

La dernière fois, j’en étais donc restée à ma rencontre avec la police anglaise qui avait décidé que je venais tuer la famille royale. Comme si j’étais capable de tuer William (qui est l’homme de ma vie si Jensen ne se décide pas rapidement à me demander en mariage – ma patience a des limites) ou même de blesser qui que ce soit avec ma non-force légendaire. Mais bon…

Une fois débarrassée de ma nouvelle copine hyper physionomiste, je me suis jetée sous dans le métro londonien, pour en ressortir à Oxford Circus. Oxford Street vers 18h (ou 19h, je sais plus, j’étais totalement jetlaguée) un jour de pluie et avec une température polaire, ça veut dire bouchons, et poireautage sous la flotte avant de pouvoir avancer de quelques millimètres.

Au bout de 5 mètres, j’étais trempée jusqu’à la culotte. Rapport que je n’ai jamais de parapluie sur moi, je trouve très vulgaire d’éborgner des gens qui n’ont rien demandé. Et accessoirement, la durée de vie d’un parapluie entre mes mains est relativement courte… je les perds, ou leur casse les baleines.

10 mètres plus loin, je m’engouffrais dans le premier magasin de fringues venu, j’ai nommé Uniqlo. Parce que je commençais à sentir que j’allais pas survivre longtemps en petit chemisier, et qu’il me fallait un pull. Et accessoirement quelqu’un qui puisse me donner un coup de main avec le plan du quartier. Genre la caissière. Qui ne connaissait pas le plan du quartier, mais avait repéré mon sac à main (qui est une merveille, c’est vrai) Et à l’accent, j’ai direct embrayé en français (vu qu’elle comprenait pas où je voulais aller) et là, j’ai vu son regard s’illuminer et j’ai cru qu’elle allait me sauter au cou. La psychologie du Français exilé est parfois relativement instable, je suis bien placée pour le savoir (mais mon jeu à l’époque c’était de suivre les conversations des connasses (françaises) en week-end qui pensaient que personne ne pouvait les comprendre dans la rue)

Je suis donc repartie, mon pull dans son sac, toujours trempée jusqu’à la culotte (mais toujours rien de sexuel), à la recherche de la fuckin’ street introuvable dans laquelle je devais tourner. Et en cours de route j’ai trouvé un Boots alors j’ai investi dans du shampooing, faut pas croire que mon poil de tête doux et soyeux soit uniquement lié à ma bonne nature capillaire, il y a aussi beaucoup de shampooings même pas commercialisés en France qui font de ma chevelure une arme de séduction massive (demande au caissier du Monop’ si tu me crois pas)

Bref, je raccourcis, parce que tu t’en fous de savoir que j’ai du marcher dans toutes les flaques qui se trouvaient sur ma route, j’ai finalement trouvé le bungalow où je devais poser mes bagages pour la nuit. Enfin le bungalow… avec de riches étrangères en robe de soirée et un sol tellement propre et brillant que j’ai failli demander des patins en entrant. Je ne faisais pas du tout tâche dans ce décor avec mon look de labrador détrempé. En tout cas, à la réception, ils ont fait semblant de pas voir.

Ensuite, j’ai découvert le paradis.

Ca ressemble à ça:

Chez moi, j’ai un carré de douche, et quand tu ouvres la porte de la douche en question après usage, t’as toute l’eau qui dégouline dans la salle de bain, alors t’es gentil, pour moi ça c’est le paradis.

C’est après que les choses sont un peu parties en vrille. Rapport que leur climatisation réversible était pas super motivée pour faire du chaud, et moi un peu congelée quand même. Je m’excuse donc auprès des femmes de ménage, oui, j’occupais seule une chambre avec 2 lits « single ». Mais défaire les deux lits pour superposer 2 couettes, c’était pas juste pour vous emmerder (et justifier la note de frais hallucinante) c’était vraiment parce que je caillais.

Et même avec les deux couettes, je me suis réveillée le lendemain matin avec un troupeau de hérissons dans la gorge.

Le plus drôle? J’ai passé la journée entière à me cailler sous une clim défectueuse qui balançait que de l’air glacé juste au dessus de ma tête. Je crois que c’est à ce moment-là que les hérissons ont rameuté tous leurs potes…

Et chose promise, chose due, the photo où tu découvriras mon sens aigüe de la mode, mon goût sûr en matière de pyjama, la chose qui me sert de contraception en ce moment, une vue panoramique de mes seins et un aperçu de ma petite culotte:

Rendez-vous sur Hellocoton !

Articles relatifs

6 Responses to “Londres – la suite – et l’invasion des hérissons”

  1. Pinklady dit :

    La baignoire, c la vie. Le jour où je suis riche, je m’en offre une avec jacuzzi intégré (je te la prêterai si tu veux, en échange de ton t shirt Bourriquet)

  2. Tatiana dit :

    On fait tout pareil en ce moment : les règles le WE, la crève due à la pluie. Mais petite différence moi j’ai une baignoire chez moi ;) (tu me déteste là hein ? )

  3. Angie dit :

    Ou qu’ils sont tes slips ? On voit rien…

    Tu serais pas cousine avec Steevy toi ?

  4. Nina dit :

    Y a que moi qui ai droit de voir sa culotte, non mais.

  5. MissBrownie dit :

    Tu utilises la même expression que mon TiBiscuit : « Des hérissons dans la gorge » :-D
    Attention une attaque de hérissons peut devenir très dangereuse! Mon TiBiscuit en a fait les frais cet été!

  6. Vicky dit :

    @ PinkLady: Rohhh espèce de voleuse de bourriquet!!!

    @ Tatiana: Oui, un peu quand même. Mais je nous sens connectées…

    @ Angie: C’est le truc rouge qu’on aperçoit en bas… Je suis pudique que veux-tu (et pas épilée, aussi)
    Pour Stevy, je te trouve drôlement méchante toi quand même!

    @ Nina: Toi et So Long (pas de jalousie les filles!)

    @ MissBrownie: La dernière attaque de hérissons hivernale dont j’ai été victime a trainé sur plus d’un an… Je croise les doigts pour que ça ne recommence jamais!

Leave a Reply