Humeur capillaire: Tafiguée

Dans les zoreilles: Devine ce que je regarde ce soir…

Être un boulet, c’est tout un art de vivre. Que je m’efforce d’appliquer au quotidien. Dernier exemple en date… hier.

Plantons le décor: Vicky en jupe au genou (fait assez rarissime pour être souligné), en petits talons, fraîche et pimpante. Sauf qu’à mi-chemin du boulot, je me sens limite pas bien. Mais limite pas bien du tout. A mi-chemin, on tortille pas, on continue, advienne que pourra.

Une demie heure plus tard, je suis agrippée à un lavabo, les jambes flageolantes, et me fais royalement escorter en fauteuil de bureau (à roulettes) jusqu’au pied de la photocopieuse, près d’une clim. Je sens vaguement qu’on me soulève les jambes, je proteste faiblement que je suis en jupe et que j’ai une dignité. On colle une poubelle dans l’axe de la porte histoire de masquer la vue aux passants du couloir. Je me sens tout de suite mieux…

Quelques minutes plus tard, l’espoir renaît parmi les bénévoles à mon chevet, je bouge! Le temps de passer à 4 pattes, de désigner une poubelle du doigt, de l’attraper et de rendre sa liberté à mon café du matin. Là, c’est le moment glamour, où je suis affalée sur la poubelle qui est devenue ma meilleure amie de la journée.
« Elle a bougé? »
« Je crois que je tiens plus assise… »

PompierUne vague d’inquiétude envahit l’assemblée: une Vicky étalée sur la moquette et qui commence à trembler, ça fait désordre. Et face au désordre, il y a la solution miracle: les pompiers. Qui me trouveront donc allongée sur la moquette, tremblante, et les pieds en l’air. Je suis toujours en jupe, je le rappelle. On me dit également que c’est méchant de faire venir les pompiers le jour où ma chef n’est pas là. J’ai comme envie de dire que Brad Pitt et Johnny Depp pourrait faire partie de l’équipe, ça ne changerait rien pour moi. Enfin si, quand j’entends les commentaires « Tétanie dans les jambes et les mains, ça commence du côté de la mâchoire… » Je me sens particulièrement séduisante aujourd’hui, ya pas à dire. Donc Brad et Johnny, coucouche panier, merci. [On m'a rappelé le lendemain que j'avais eu 5 beaux mecs aux petits soins pour moi, le fait que je n'en garde absolument aucun souvenir prouve l'état pitoyable dans lequel j'étais]

Une journée de lose ne serait pas complète sans une bonne panne d’ascenseur. Au hasard, celui qui ne se bloque jamais. Qui commence à soubresauter à mi-parcours du rez-de-chaussée. Cette matinée est fantastique.

Un semblant d’espoir renaît lors de la sortie de l’immeuble: ce n’est pas encore l’heure de la pause clope, personne aux alentours, ma dignité (ou ce qu’il en reste) reprend du poil de la bête. Le temps de grimper sur une civière et de dire au charmant jeune homme qui m’attache une sangle autour des hanches que j’ai soudainement envie de vomir. Je ruine définitivement toutes mes chances. Surtout quand il me dit « Pas sur moi hein! »

Faisons court, faisons bref, laissons de côté l’heure passée allongée dans un couloir de clinique à entendre malgré moi un médecin tentant de convaincre une dame de foutre le camp de chez elle avant que son mari ne la fracasse définitivement. J’ai envie de m’enfuir en disant que je vais bien, merci. Surtout quand le médecin en question me prend pour une anorexique finie… Parce que bizarrement, après une heure à comater allongée sur un brancard, ma tension allait mieux (pas comme ce midi ou bizarrement, j’avais l’énergie d’un pneu crevé…)

A part ça, tout va bien, je pète la forme, et j’ai réussi à traumatiser Nina en émettant l’hypothèse qu’une de ses connaissances aurait pu voir la couleur de ma culotte. Chérie, si ça peut te rassurer, je ne m’en rappelle même pas!

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2 Réponses à “Comment être un boulet professionnel”

  1. Nina dit :

    Une de mes connaissances, t’es gentille, c’est le père de mes futurs neveux et nièces ! Voire même le parrain d’un de mes enfants si leur père décide de les baptiser… En fait, je vais te dire, je vais en faire des gosses, je vais les baptiser et je te fais marraine du même gosse que lui, na ! ;)

    Nina, traumatisée

  2. Vicky dit :

    @ Nina: Pour qu’on puisse dire que la première fois que parrain et marraine se sont croisé, c’est la fois où elle lui a montré sa culotte. Ca fera de l’animation aux anniversaires…

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