Je vais te parler, ô toi lectrice qui désespère de ne pas être née sans pilosité, ô toi lecteur qui ne comprend pas que les femmes ne soient pas tout le temps épilées, de mon épilation de warrior. A l’épilateur vintage.

Apparté: Le terme vintage est un terme blogo-technique issu des blogs de filles signifiant « oublié dans un placard depuis 5 ans et ressorti récemment« . Par exemple, ton survêt’ Adidas – 3 bandes – fermeture éclair jusqu’à mi-mollet, c’est du vintage (pour ne pas dire une relique) Ton sandwich d’il y a 3 mois abandonné sur le coin de ta table, c’est pas vintage, c’est une insulte à l’hygiène. Crois moi, je vis dans une décharge.

Je ne dirai pas la marque de l’épilateur, parce que sérieusement, on s’en fout, et de toute façon il ne se fait plus, et je ne touche pas des royalties à chaque fois que je fais du brand dropping, alors je ne vais quand même pas me lever pour aller vérifier dans la salle de bain. Nous l’appelerons juste l’épilateur vintage.

Tout d’abord, un petit retour en arrière s’impose. Dans ma courte existence, j’ai testé à peu près toutes les méthodes d’épilation possibles, dont l’épilateur. Il y a quelques années, j’avais donc investi. Dans un engin de torture. J’ai du l’utiliser environ 2 fois et demi. Parce que quand tu attends que tes jambes ce soit l’Amazonie (les perroquets en moins) c’est un peu du masochisme d’y aller à l’épilateur. T’as à peine commencé la première cheville que tu veux retourner dans l’utérus de ta maman, à l’époque où la vie était simple et indolore. A la fin de la première demi-jambe, tu te dis que tu vas finir au rasoir, parce que là c’est juste pas possible.

Et puis je suis partie au soleil. Pour 3 semaines. Après avoir fait une épilation à l’arrach’ dans un institut que je m’étais promis de ne plus jamais fréquenter, parce que ce n’est certes pas cher, mais c’est mal fait. Mais qui dit billet qui coûte un salaire dit restrictions budgétaires dit épilation peu chère. Donc j’ai craqué. Forcément, au bout d’une semaine, je m’acharnais sur mes jambes à la pince à épiler, et BestFriend m’a passé son épilateur, en me prévenant quand même qu’il avait tendance à slalomer entre les poils. Pas grave, au bout de 5 passages, tu es insensibilisée par les vibrations, et tout est presque parti.

De retour, j’ai donc récupéré ma bête à moi, en me disant que si je le faisais régulièrement, ça serait indolore et je serai presque parfaite. Ah ah ah! Hum hum…

Hier soir, le choix est terrible: Repassage ou épilation? J’ai pas envie de souffrir… Je vais m’épiler.

Etape 1: Les aisselles

Je suis brune, je te laisse deviner… C’est pas joli joli. Mais l’épilateur vintage est là pour me sauver.
Première tentative, je lève le bras, j’approche la bête, débroussaille environ 2 cm… et me mords la lèvre inférieure pour ne pas hurler. Mais moi warrior, moi peux le faire… Moi tends la peau, moi serre les dents, moi viens à bout du dessous de bras n°1.
Reste plus qu’à faire le second, j’ai envie de pleurer.

Etape 2: Les jambes

Après les aisselles, ça va être une partie de plaisir. La preuve, je le pose sur la papattes, je remonte, j’ai pas mal… Ah ben ouai, normal, j’ai un poil qui est parti. Les autres sont toujours sagement là. Au deuxième passage, j’en enlève un second. Je me dis que la soirée va être longue. Au 15ème passage, j’abandonne, on va dire que c’est bien fait.

Etape 3: Le maillot

Là, j’ai comme envie qu’il contourne encore les poils. Histoire de moins souffrir. Mais non, l’épilateur vintage est sadique, les poils du maillot, il accroche.
Je le dis tout de suite, le maillot américain, c’est pas toute seule que je vais le faire. Pas sans anesthésie. Donc tant pis. On prend les marques de la culotte comme repères, et on serre les dents jusqu’à ce que ça soit à peu près présentable. Et fuck le reste!

Bilan: Je suis ressortie de la salle de bain (où je m’étais pudiquement cloîtrée) en débardeur petite culotte, j’ai levé un bras et posé un pied sur la table, en ordonnant à BabySitter de lâcher sa souris et de toucher ma jambe (celle sur laquelle je suis repassée 15 fois) Il a compris au ton employé que ce n’était pas négociable, et que toute autre réponse qu’un « c’est doux, c’est neuf? » lui vaudrait un atterrissage du pied sur le nez (oui, j’exagère un peu, et alors?) Maintenant, je suis tranquille pour au moins une semaine sans réflexions du type « tu piques! » Et je boycotte à tout jamais les instituts. Je suis liiiiiibre!

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