Humeur capillaire: Ca ne peut plus durer…
Dans les zoreilles: I should wear some flowers in my hair…
Il serait temps que je fasse ce foutu article de la mort qui tue (que là j’ai plus le droit de me foirer après un tel teasing je suis maaaaaaaal) sur le ventre, partie fragile de ma personne et complexe ultime de mon être (là tu peux te dire qu’aujourd’hui je fais dans le mélo et tu auras raison) mais j’ai un plus gros problème.
Le problème genre « J’veux plus sortir tant que ça ne sera pas règlé » Limite « Plutôt crever que de continuer comme ça«
J’en peux plus de mes cheveux.
Toi qui souffle au dernier rang, relis le titre du blog, tu vas comprendre (si tu ne pionçais pas aussi pendant le cours d’anglais) pourquoi j’en fais tout un article. Merci.
Mes cheveux, c’est un peu la partie visible de ma féminité. Bon, ok, dernièrement il y avait mes seins aussi, mais l’hiver approche, et avec un débardeur, un haut à manche longue, un pull 100% pure laine qui gratte et un manteau qui couvre le corps des oreilles (j’aime les manteaux à col) aux chevilles (je rêve d’un manteau très très long) mes arguments habituels sont un peu camoufflés. Et puis d’abord ils passent du statut d’armes de persuasion massive à celui très glamour « Noooooooooooooon c’est pas possible que tu fasses ce bonnet là! » Si, c’est possible, tu veux vérifier l’étiquette? Restent donc mes cheveux.
Entre eux et moi, c’est un peu comme une romance des Feux de l’Amour: On s’aime à la folie pendant un moment, ensuite c’est le divorce, on se jette des horreurs à la figure même si on ne le pense pas forcément, on se réconcilie, on vit une période fusionnelle, et d’un coup on se rappelle pourquoi on a divorcé.
En ce moment, on se supporte, c’est la période de cohabitation forcée avant que le divorce ne soit prononcé. Mais je sans que ça ne va plus durer.
Ca a commencé par de sérieuses coupes dans le budget « entretien des poils de tête« . Parce que qui dit maniaque du cheveu dit budget en conséquence. Parce que mon cheveu, Fructis, il peut pas. Ni tous les trucs trop bons pour ton poil que nous dit la pub. Mon cheveu il est fin et con, donc tu lui mets n’importe quoi dessus, et il devient fin, con et moche. Et comme je suis brune, la brillance est un peu obligatoire pour ne pas passer du stade « invisible dans la foule » à « terne et invisible dans la foule« . Je revendique mon invisibilité sociale, mais jamais ô grand jamais je n’assumerai d’être terne. Ca serait un peu comme sortir sans fond de teint un jour de sale gueule monumentale.
Mais l’avantage de la restriction budgétaire capillaire, c’est que j’ai redécouvert une petite merveille testée il y a quelques années. On va m’accuser de faire de la pub mais ranafoutre, il en va de la santé des cheveux de la blogosphère (au moins) alors je ferai face aux insultes et autres critiques peu constructives. Le P’tit Dop (oui oui, le truc pour les mômes) 2 en 1 à la fraise, c’est une merveille. Il te fait le poil soyeux, brillant et démêlé, le tout en un shampooing. C’est la propriétaire de cheveux teints depuis 10 ans qui vous parle, côté cheveux abîmés, on ne m’apprendra rien. Bon, après les produits Toni & Guy (imported from the UK à chaque visite, oui, je suis une psychopathe, et alors?) marchent aussi du feu de Buddha (je varie les blasphèmes) mais c’est un autre budget.
Ça a continué avec de gentilles remarques sur « Tes cheveux me chatouillent« . Oserais-tu donc dire que ma féminité flamboyante te met mal à l’aise? Ah non, tu veux juste dire que mes cheveux te font chier. Ok, mais regarde comme ils sont doux et soyeux et que d’un ample mouvement de tête je les replace derrière mes épaules sans me cogner la tête contre le mur/plafond/lit t’as vu j’suis trop forte! Enfin bref, chéri, ya pas moyen que je ratiboise ça, les hommes sont censés aimer quand des cheveux leur caressent doucement et sensuellement le torse alors tu vas t’adapter. Je ne couperai pas. Merci.
Bref, là, ça sent le craquage. Mon look de Crazy Horse n’est plus qu’un vague souvenir. Mon carré nickel tombe maintenant jusqu’aux épaules (il semblerait que je sois en période « Moi, ton cheveu, je pousse vite et je ne tombe pas« , pourvu que ça dure) Ma frange a été massacrée par mon coiffeur qui devait être de mauvaise humeur. Et puis d’abord maintenant, Paris est peuplé de Putafranges qui se ressemblent toutes, je refuse d’entrer dans le moule. Et de porter un slim. Non mais c’est vrai, quand j’ai demandé « Un look du Crazy Horse avec une frange droite, épaisse et absolument pas dégradée« , Coiffeur Chéri m’a demandé 3 fois confirmation. Maintenant il ne fait plus que ça à longueur de journée. C’est comme quand j’avais adopté la mèche asymétrique. C’était quelques mois avant que la planète capillaire ne se dise que c’était la coiffure de l’année.