J’ai testé pour vous… le gynéco (2)

Déjà testé

Il y a des moments de la vie d’une femme que les hommes ne peuvent même pas imaginer. Même dans leurs rêves les plus fous. C’est pour ça que je me dévoue pour leur faire partager ce qu’ils ne pourront jamais vivre en live. Bande de veinards.

Parmi les trucs typiquement féminins, il en est un qui remporte la palme du glamour absolu: la visite chez le gynéco. C’est un peu le contrôle technique, le passage obligé, le mauvais moment à passer. Personnellement, je préfère le gynéco au dentiste, moins envie de vomir (je suis une petite nature qui a du mal à rester la bouche ouverte sans rien dire et sans avoir la nausée)

Comme ça fait un peu 2 ans que je n’ai pas eu de révision, je me dis qu’il est éventuellement temps d’aller faire une petite vérification des installations. Je suis grave motivée, mais on ne rigole pas avec la santé…

Dr K., mon bourreau habituel, est parti en retraite pour de bon. Dr K., il me connaissait depuis que j’étais toute petite, et il prenait des nouvelles de mon père tout en me palpant les ovaires (de l’intérieur. Oui, je suis gore, et j’assume) Je veux bien être très ouverte d’esprit. Mais qu’on me parle de mon père quand on est dans moi, c’est vraiment l’une de mes limites.

J’ai donc rendez-vous avec Dr R., qui me connait aussi depuis que je suis toute petite (tant qu’à faire) mais qui n’a jamais copiné avec mon père. Ça me rassure. J’avais juste oublié que sa fille était en cours avec Marmotte Narco…

La visite chez le gynéco, ça commence par un entretien glamourissime sur ta vie ovarienne et utérine, accessoirement sexuelle (ou comment mentir par omission, quand on me demande si j’ai un copain, je suis honnête, je réponds que non, personne en particulier. Pas de ma faute si on ne me demande pas « et de manière générale?« ) Je rappelle que la personne en face de moi me connait depuis l’époque où j’étais en jupette/chaussettes blanches, avec des couettes. Même si je n’ai pas totalement abandonné les jupes et les couettes, je ne porte plus de socquettes, je suis une grande fille, mais raconter ma vie privée devant quelqu’un qui m’a vu grandir, j’ai vraiment du mal. D’autant plus que cette personne travaille avec le Hobbit. « Ben dis donc, ta fille a une vie palpitante! » je doute que le hobbit apprécie… Ce qui est compréhensible.

Mais la discussion, c’est presque la partie agréable. Après, vient l’examen. Le moment où tu dois te mettre à poil. Mais tu peux garder ton soutien-gorge pour le début hein! Moui, enfin je me sens juste un peu ridicule fesses à l’air mais avec un soutien-gorge. En hiver, je fais de la résistance, je garde les chaussettes pour bien marquer mon refus de me mettre nue. Là, c’est l’été, je pense un moment garder les tongs, mais finalement, je me dis que non… Question d’hygiène et tout et tout…

Hop hop hop, les pattes sur les étriers, hop hop hop, on s’accroche à son soutien-gorge, hop hop hop, on souffle un coup… Je me sens un peu bête, le derrière dans le vide, accrochée à mes bretelles, mais ça va aller…

« Détends-toi! »

Oui oui, facile à dire, c’est pas lui qui se retrouve avec un speculum glacial à un endroit que seul un public choisi a d’ordinaire le loisir de visiter. Là, je me sens un peu coconne. Mais juste un peu. Surtout qu’il me laisse avec l’engin de torture dans moi, pour aller chercher le matériel à gratouillis. On respire, on regarde le plafond, on se détend… mais si je me détends trop, ça ne risque pas de se carapater ce truc? Ben oui, ya pas de crochets pour que ça tienne en place (heureusement, ceci dit en passant…) Bon, tant pis, on se détend…

« Et ton frère, il fait quoi cet été? »

Non mais je rêve! La dernière fois, on me parle de mon père, ce coup-ci, de Marmotte Narco! Je les aime de tout mon coeur, mais j’ai un peu de mal à parler d’eux avec du métal/une main gantée à l’intérieur de mon intimité…

En parlant de main gantée, je le vois attrapper une paire de gants. Les enfiler. Me poser une main sur le ventre. Je prends mon regard 43, celui de la vache qui se retrouve avec le bras du vétérinaire dans l’arrière-train. Mon regard vide et bovin. Heureusement pour moi, je ne suis pas une vache, ce n’est pas tout le bras… Mais ce n’est pas pour autant que c’est agréable…

Verdict: mon col est magnifique, mes ovaires fonctionnels. Ma beauté est très intérieure. J’en repars avec deux ordonnances, et l’occasion pour le Hobbit de me torturer en me vampirisant au réveil…

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2 Responses to “J’ai testé pour vous… le gynéco (2)”

  1. Sidji dit :

    T’aurais pu aller au bout du bout et raconter le gratouilli du col, les deux plaques mises dans l’enveloppe……..
    Quand tu dois le poster toi-même au cabinet d’analyse, c’est trop cool!
    Hum, hum, j’ai un échantillon de mon vagin dans mon sac à main! Suis trop trop glam’!
    Bises
    Sidji

  2. Vicky dit :

    @ Sidji: Je me promène jamais avec mes frottis, l’hôpital s’en occupe, faut pas déconner, ça serait comme se trimballer avec un tampon usagé… Beurk!

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