A fleur de peau
Humeur capillaire: En bataille
A la télé: Des chieurs qui cherchent l’appartement de leur rêve à 50% des prix du marché
Je continue dans le lourd, le sujet de société, l’analyse sociologique profonde, l’article de fond. Après le string, il est temps de passer à la couche du dessous… La peau. Euh… Si tu crois que je vais parler de ce qu’il y a dans le string toi (oui, toi, qui fais l’innocent(e)) tu peux sortir de suite!
Parlons de tatouage
Dans le cadre de ma crise d’adolescence tardive, j’ai fait ma rebellion à 18 ans en me faisant piercer la langue. Six ans plus tard, j’ai toujours mon petit clou argenté à la langue. Les pierres qui brillent et rayent les dents, c’est joli-mimi, mais comme ma langue passe plus de temps cachée derrière mes dents que paradant fièrement, c’est totalement inutile. Je le garde aujourd’hui par habitude, et parce que je l’aime bien finalement. Ca me fait toujours rire de voir la tête des gens « Avec son look, elle est piercée? Etrange… »
A 24 ans, j’ai sauté le pas et fait piercer mon nombril. Geste symbolique pour m’opposer à Môman, mais qui s’est vite rebouché… Maintenant que j’ai un ventre montrable, il ne brille plus, mais peut-être qu’un jour… De toute façon, je ne montre pas mon ventre, donc ça restera un petit plaisir perso!
Depuis mes 16 ans, je crevais d’envie de faire un tatouage. Comme tous les ados semble-t-il. Moi qui pensais être unique… Devant le refus parental, je m’étais fixé deux conditions:
- Pouvoir me le payer moi-même.
- Avoir eu le coup de coeur pour un dessin.
Parce que rencontrer une autre nana avec le même tatouage que moi, non merci. Je déteste les catalogues de tatoueurs, ça devrait être quelque chose de vraiment personnel. Et les modes changent tellement souvent..
Je ne voulais pas non plus me retrouver à 60 ans avec un elfe tout mimi sur l’épaule (qui est loin d’être mimi au bout de quelque temps) ou un tribal (très à la mode il y a un temps et has been depuis peu) en bas du dos. Donc je ne précipitais rien.
Lors de mon séjour en Angleterre, je trouve aux détours du net une petite image. Pas du tout un tatoo à la base. mais c’est le coup de coeur. Ca sera lui. Et il trouve aussi sa localisation: en bas du ventre, près de la hanche.
Parce que la Vicky, en plus de vouloir un dessin rien qu’à elle, qui ait une signification et qui vieilisse bien, elle a aussi un sens pratique infaillible. Elle veut avoir des enfants un jour, et elle sait que le ventre va se détendre un peu beaucoup ce jour-là. Et qu’un tatouage vergeturé, c’est loin d’être joli (j’ai déjà les hanches zèbrées, ça me suffit merci!)
Restait le plus difficile: les aiguilles. parce que là, il faut préciser que je suis une chochotte. J’ai tendance à tourner de l’oeil à la vue d’une aiguille dans mon bras, et à me faire réveiller à grands coups de tartes dans la figure… Mais là, je vais être forte, je le peux.
A tous ceux qui disent que le tatouage ne fait pas mal, je réponds « Ouai, c’est ça!«
L’impression? Qu’on tire la peau au maximum et qu’on brûle ensuite. Rien de bien agréable, mais rien d’insurmontable. Prévoir aussi de ne pas pouvoir s’habiller comme on veut pendant quelques temps. Je me suis réveillée collée aux draps le premier matin (avec option décalcomanie) et j’ai ensuite porté des chemises longues pour cacher à mes élèves que mon pantalon n’était pas fermé, pour ne pas arracher la cicatrisation. Glamour toujours, tel est mon mot d’ordre.
Bilan un an plus tard: Je ne l’ai pas regretté une seule minute. Il est petit, il est là, il fait partie de moi.
Si c’était à refaire? Sans aucune hésitation. Mais en reprenant le même temps (5 ans entre l’idée et la réalisation, c’est loin d’être un coup de tête!)
La suite: Une suite justement, un autre dessin coup de coeur à placer ailleurs… L’idée générale est là, la réalisation quand j’aurais trouvé « mon » dessin!









