Je n’aime pas être victime du coup de la panne (aussi appelé « syndrôme de l’écran blanc » ) Déjà parce que la sensation en elle-même est très désagréable: les idées sont là, mais ne donnent rien une fois écrites. Ca m’énerve profondément. Ensuite parce qu’en fait, les choses sur lesquelles je pourrais écrire, je n’ai pas envie d’en parler ici. Il fut un temps où je mélangeais anecdotes de boulot, vie privée et généralités en tout genre. Aujourd’hui je n’ai plus trop envie. Voire même plus du tout. Et comme je suis très égocentrée, si je ne parle pas de moi, j’ai un peu de mal à trouver d’autres sujets.
Sauf forcément quand je me lance (toute seule) sur un sujet que je maîtrise relativement, et sur lequel mon inspiration est sans bornes.
Au hasard, la musique de greluche (tu la sens la grosse transition entre l’intro dramatique « j’ai plus d’inspiration » et la suite clairement identifié comme « analyse de musique de pétasse inside » ? Si non, tu m’inquiètes lecteur, on ne se connait pas si bien que ça finalement.)
Il y a quelques temps, alors que je glandouillais activement sur Facebook tout en faisant du tri dans mes playlists afin de me refaire une bande son d’endormissement digne de ce nom (au final, si j’arrive à m’endormir en écoutant ça, je m’impressionnerai moi-même…) j’ai posté sur mon wall une vidéo des Sugababes en philosophant que les Anglais avait le talent rare de faire des clips de pouffiasses sur des chansons qui à la base étaient juste parfaites sans qu’on se demande si la chanteuse porte ou non une culotte sous sa doudoune. Je crois que j’ai le talent rare de faire des phrases à rallonge dans lesquelles je me perds toute seule. Pour le plaisir de tous (inutile de nier, tu es encore là, c’est que ça te fait plaisir, ou que tu es masochiste des oreilles) voilà la chose en question (enjoy, et toi aussi participe au débat « Jupe ou pas jupe? Culotte, string ou tanga? » en commentaire)
Comme une copine réagissait positivement à mes analyses de la présence (ou non) de sous-vêtements dans les video musicales d’outre-Manche, j’ai embrayé sur du lourdissime, à savoir Wake me up des Girls Aloud. Qui est un peu l’Everest du kitsch vidéo. Je ne sais par quoi commencer…
La moto sans casque? Ça te ruine un brushing poker straight, ce qui en Angleterre est un peu un crime contre la capillarité.
La prise pour sèche-cheveux? Les Girls Aloud ont toujours des chorégraphies incluant de grands moulinets de tête pour prouver que leur laque fixe sans effet casque (cf point 1)
La pose de vernis à ongle en conduisant? Mais qui n’a jamais fait ça de sa vie voyons???
Et de vidéos similaires en clics hasardeux, je suis tombée sur du Cheryl Cole en solo. Cheryl Cole, pour resituer un peu, est originaire de Newcastle (donc forcément quelqu’un de bien) fit partie des Girls Aloud, avant de se marier à Ashley Cole et de se lancer dans une carrière solo. Tout le monde n’arrête pas de chanter pour pondre des gosses en devenant femme de footballeur, hein Victoria (bon, ok, il n’a jamais vraiment été scientifiquement prouvé que Victoria Adams puis Beckham ait fait autre chose que le quota SM soft au sein des Spice Girls, mais force est de constater qu’on entend parler d’elle quand il lui tombe une côte, et non quand elle sort un nouveau single)
Pour la petite histoire, Cheryl devrait bientôt reprendre son nom de jeune fille étant donné qu’Ashley n’a pas couru que derrière la baballe (et accessoirement a réussi quelques tirs au but) (je n’assume absolument pas cette phrase, sachez-le)
Comme une vidéo vaut mieux qu’un long discours, voilà ce que donne Parachute, l’un de ses derniers singles:
Pour les 3 du fond qui viennent de se décrocher la mâchoire, elle a été élue deux fois de suite femme la plus sexy du Royaume-Uni par le FHM local, donc on ne va pas épiloguer, elle est bonne mais ce n’est pas le propos. Ici c’est un blog respectable, on va parler musique (ouai ouai ouai)
Il m’a fallu quelques écoutes pour mettre le doigt dessus. Parachute, c’est tout simplement le nouvel Umbrella (ella ella) D’un point de vu musical, @escrivaillon a très bien résumé la chose: « Chanson très con mais dont les paroles rentrent tellement bien et musique plus contagieuse que la gastro… » Mélodie entêtante, paroles calibrées… Là où Rihanna nous disait qu’en cas de grosse pluie on pourrait se mettre à l’abri sous son parapluie, Cheryl martèle qu’elle n’a pas besoin de parachute parce que tu es là pour la rattraper si elle tombe. Vu le quotient de bonnassitude de la demoiselle, on ne peut qu’être d’accord. Pour le commun de mortels, il est cependant recommandé de ne pas trop jouer à I believe I can fly sans protection (ceci était la minute de prévention aérienne, merci)
Comme dans toute musique pop digne de ce nom, le plus intéressant reste le clip. Et de ce côté-là, Cheryl, elle a grave assuré. En reprenant a peu près tout ce qui marche/a marché dernièrement, et en le compilant. Des looks et maquillages où on sent l’influence Lady Gaga (épaulettes biscornues et gants cloutés, même si c’est encore plus flagrant dans Fight for this love qui est du Beyonce feat. les danseuses du Ministry of Sound quasi assumé) Des robes dont il manque de grands morceaux, genre « Je m’étais habillée de manière très respectable mais en sortant j’ai marché sur ma robe et du coup tout le monde peut voir ma culotte, hi hi hi! » ou encore « Mais je ne comprends pas, il manque une jambe à mon pantalon! » très Kylie Minoguien. Quelques danseurs prêts à la rattraper si elle tombe, et l’argument marketing ultime, le moulinet de jambe croisé-décroisé, seconde marque de fabrique des Pussycat Dolls après le grand écart.
Alors je m’interroge: par quel miracle Cheryl Cole n’est-elle pas connue et reconnue en France à sa juste valeur? Et d’ailleurs, pourquoi les Girls Aloud n’ont-elles jamais franchi la manche? Peut-être à cause de cet aveu…
(Je ne suis pas douée pour les chutes et conclusions, mais je crois que celle-ci est la pire jamais écrite…)

